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Extraits de gosho sur

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unicité de la personne et du Dharma


Le moine Sammi-bo est peut-être de position modeste mais, s'il est capable d'enseigner, si peu que ce soit, le Sutra du Lotus, il faut le respecter comme on respecterait un bouddha et l'interroger sur le bouddhisme. C'est la signification du principe "suivre le Dharma et non la personne."
(réf.)
[...]
Si le sutra auquel elle adhère est supérieur à tous les autres sutras, la personne qui le pratique est nécessairement la plus respectable.
[...] Si nous examinons attentivement le monde d'aujourd'hui, nous voyons que, tout en proclamant leur respect pour le Dharma, les gens manifestent tous de la haine à l'encontre de la personne [qui la défend]. Vous-même semblez ne pas du tout savoir de quelle source jaillit le Dharma. De même que toutes les variétés de plantes et d'arbres sortent de la terre, les divers enseignements du Bouddha ont été propagés par des personnes. Comme l'a dit le Grand-maître Zhiyi, "Même du vivant du Bouddha, le Dharma fut révélé par des personnes. Comment, par conséquent, à l'époque des Derniers Jours, pourrait-on affirmer que le Dharma est digne de respect mais que la personne [qui s'y consacre] est méprisable  ? "(réf.)
Si le Dharma est suprême, la personne qui y adhère est nécessairement la plus respectable de toutes. Et, ainsi, dire du mal de cette personne, c'est dire du mal du Dharma, de même que, afficher du mépris pour le fils, c'est mépriser le père qui lui a donné la vie.

Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (Kamakura  ? mars 1263   ? à Nichiji  ? )

A propos du respect que vous éprouvez pour ceux qui observent ces pratiques, sachez qu'un enseignement n'est pas digne d'être suivi pour la seule raison que ceux qui le pratiquent sont respectés. A cet égard, le Bouddha a formulé le principe : "Fiez-vous au Dharma et non à la Personne." [...] Mais si nous regardons le comportement des moines qui, des nos jours, sont censés observer les préceptes, nous voyons qu'ils amassent de la soie, de l'argent, des bijoux, et ne dédaignent pas de prêter de l'argent avec intérêt. Si leurs principes et leur pratique diffèrent à ce point, qui pourrait leur accorder la moindre confiance  ?
Conversation entre un sage et un ignorant
1265 (  ? ) à un samouraï (  ? )

le Bouddha Shakyamuni, dans le bosquet shala, nous laissa ces derniers mots comme un testament  : "Suivez le Dharma et non la personne."(réf.) "Ne pas suivre la personne" signifie que, lorsque des personnes du premier, second, troisième et quatrième rangs (note) enseignent, même s'il s'agit de bodhisattva tels que Fugen ou Manjushri dont l'Eveil est presque équivalent à celui du Bouddha, s'ils ne le font pas avec les sutras à la main, en suivant fidèlement son enseignement, il ne faut pas les croire.
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Sachez que le temps viendra où l'on comprendra cette vérité : La personne et le Dharma ne peuvent vieillir et sont éternelles. Il ne peut y avoir le plus petit doute concernant la promesse solennelle, faite dans le Sutra, d'une vie paisible en ce monde. (réf.)
La Pratique telle que le Bouddha l'enseigne (
mai 1273 à plusieurs de ses disciples)

Le Bouddha Shakyamuni a énoncé une règle valable pour l'avenir en disant : "Il faut suivre le Dharma et non la personne."(réf.) Le bodhisattva Nagarjuna a dit : "Fiez-vous aux commentaires qui s'appuient sur les sutras mais pas sur ceux qui les dénaturent."(réf.) Le Grand-maître Zhiyi a dit : "Ce qui est en accord avec les sutras, il faut le croire et le mettre en pratique, mais n'accordez aucune foi à ce qui n'offre ni preuve littérale ni preuve théorique."(réf.) Le Grand-maître* Saicho* a dit : "Il faut s'appuyer sur les enseignements du Bouddha et ne pas prêter foi aux traditions transmises de manière orale."(réf.)
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Alors, Sammi-bo lui dit : "De tels propos ne me semblent pas ceux d'un sage. Chacun croit en ces maîtres bouddhistes qui furent révérés en leur temps. Mais le Bouddha, dans le Sutra du Nirvana qui est l'expression de ses dernières volontés, nous a conseillé de "suivre le Dharma et non la personne". (réf.) Le Bouddha nous a enseigné qu'il fallait nous fonder sur les sutras si les maîtres bouddhistes étaient dans l'erreur. Vous affirmez qu'il est impossible que ces maîtres soient dans l'erreur, mais entre les paroles d'or du Bouddha et vos opinions personnelles, mon devoir est de suivre les premières."
Lettre de pétition de Yorimoto (
Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

On lit, dans le 10e volume du Hokke Mongu* : "L'affirmation que le don des Sept sortes de trésors aux personnes des quatre nobles états n'égale pas la pratique d'une seule strophe du Sutra du Lotus, s'explique par le fait que le Dharma est le Maître de ces sages. Rien n'est supérieur au Dharma pour la capacité de faire naître, de nourrir, d'amener à maturité et de faire prospérer. Par conséquent, la personne est moins importante que le Dharma qui est suprême." [...] La personne, dans l'expression "la personne est de moindre importance", est le Bouddha ; et "le Dharma qui est suprême"» est le Sutra du Lotus.
La bonne fortune inégalée (Minobu, 1le jour du 5e mois 1280, au seigneur Nishiyama)

Il est dit dans un sutra : "Il faut suivre le Dharma et non la personne. Il faut s'appuyer sur l'enseignement du Bouddha et non sur les paroles des maîtres. Il faut se servir de la sagesse et non des connaissances."(réf.)
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (
Minobu, le 3e mois (1277   ? ; à Myoho-ama)

Mais, bien que je vive dans une masure abandonnée, au plus profond de ma chair de simple mortel, je conserve le Dharma secret et ultime, hérité du Bouddha Shakyamuni au Pic du Vautour. Mon coeur est là où tous les bouddhas entrent dans le nirvana ; ma langue, là où ils font tourner la roue du Dharma, là où ils naissent en ce monde ; et ma bouche, là où ils atteignent l'Eveil. Puisque cette montagne abrite le merveilleux Pratiquant du Sutra du Lotus, comment pourrait-elle être moins sacrée que la Terre pure du Pic du Vautour  ? Parce que le Dharma est suprême, la personne est digne de respect ; parce que la personne est digne de respect, la terre est sacrée.
La personne et le Dharma (Minobu, 11 septembre 1281 à Nanjo Tokimitsu )

 

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