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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Ananda
 

Dans le troisième rouleau du Sutra du Nirvana final, il est écrit : “Si je transmettais le trésor du Dharma à Ananda et aux nombreux moines, il ne persisterait pas longtemps. Pour quelle raison  ? Parce que tous les auditeurs-shravakas et Mahakashyapa sont impermanents. C’est comme un vieillard qui recevrait des dons.
[...] “Sachez-le, Manjushri doit véritablement prêcher largement le grand Dharma aux quatre congrégations. Je vais à présent effectuer la transmission de ce sutra. (…) Si Mahakashyapa et Ananda viennent, je leur ferai encore la transmission de ce bon Dharma de la même manière”.
Renjo sho (1255)

Mais soudain, lorsque le Sutra du Lotus fut exposé, il fut prédit que Shariputra deviendrait Tathagata Fleur-lumineuse, que Maudgalyayana deviendrait Tathagata Tamalapattra Parfum-de-santal, qu'Ananda deviendrait le bouddha Roi-tout-puissant, Montagne et Océan de sagesse, que Rahula deviendrait Tathagata Foulant-les fleurs-des-sept-trésors, que les cinq cents arhats deviendraient les Tathagatas Eclat-universel, et que les deux mille auditeurs-shravakas deviendraient les Tathagatas Forme-précieuse.
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265   ? à un samouraï   ? )

Devadatta était le fils aîné du roi Dronodana et le neveu du roi Shuddhodana. Il était ainsi le cousin du Bouddha Shakyamuni et également le frère aîné du vénérable Ananda. Sa position dans le Jambudvipa n'était donc en rien celle d'une personne de basse condition. Il devint disciple du moine Sudaya et entra dans la vie religieuse. Du vénérable Ananda il apprit la maîtrise des dix-huit pouvoirs surnaturels et il mémorisa les 60.000 enseignements non bouddhiques et les 80.000 enseignements bouddhiques.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme, à Amatsu)

En étudiant le Sutra du Lotus, on y lit diverses prédictions : Shariputra deviendra l'Ainsi-Venu "Fleur lumineuse" ; Mahakashyapa, l'Ainsi-Venu "Lumière éclatante" ; Subhuti, l'Ainsi-Venu "Forme merveilleuse" ; Katyayana, l'Ainsi-Venu "Lumière d'or de Jambunada" ; Maudgalyayana, le bouddha "Parfum de bois de santal de Tamalapattra" ; Purna, l'Ainsi-Venu "Dharma brillant" ; Ananda, le bouddha "Roi sage et tout-puissant des mers et des montagnes" ; Rahula, l'Ainsi-Venu "Qui foule les fleurs des sept trésors" ; les cinq cents et sept cents disciples, les Ainsi-Venus "Lumière universelle" ; [...] Ananda était le second fils du roi Dronodana et Rahula le petit-fils du roi Shuddhodana. Tous deux étaient issus de familles nobles mais, parce qu'ils étaient parvenus au stade d'arhat, il leur était interdit d'atteindre la bodhéité. Pourtant, au cours des huit années où devant la Grande assemblée du Pic du Vautour, le Sutra du Lotus fut enseigné, il fut révélé qu'Ananda deviendrait le bouddha "Sagesse de la montagne et de la mer" [roi à la puissance illimitée] et que Rahula deviendrait le bouddha qui "Foule les fleurs des sept trésors".
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Devadatta était le petit-fils du roi Simhahanu, le fils du roi Dronodana, oncle du Bouddha Shakyamuni, et le frère aîné du vénérable Ananda. Sa mère était une fille du riche Suprabuddha.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Car certains, après avoir entendu directement les enseignements de Shakyamuni, furent incapables d'atteindre la bodhéité, mais ils y parvinrent plus tard grâce aux enseignements d'Ananda et des autres disciples.
[...] Pendant les deux millénaires des Jours du Dharma correct et du Dharma formel, on fit des statues de Mahakashyapa et d'Ananda aux côtés du Bouddha Shakyamuni quand il prêchait le Hinayana, et de Manjushri et de Fugen tandis qu'il prêchait le Mahayana provisoire*, le Sutra du Nirvana et l'enseignement théorique* du Sutra du Lotus.

Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Les mille arhats pleurèrent en souvenir du Bouddha disparu, et c'est en larmes que le bodhisattva Manjushri récita Myoho Renge Kyo. Parmi les mille arhats, le vénérable Ananda lui répondit en larmes : "Ainsi ai-je entendu". Après quoi les larmes de tous les autres tombèrent sur leur ancre et ils écrivirent Myoho Renge Kyo suivi de "Ainsi ai-je entendu".
La véritable réalité de la vie (
Sado, mai 1273 à Sairen-bo)

De plus, les disciples Mahakashyapa et Ananda propagèrent les enseignements du Bouddha après sa disparition, le premier pendant vingt ans et le second pendant quarante ans. Pourtant, durant tout ce temps, les héritiers légitimes du Bouddha, ceux à qui il confia les enseignements de Myoho Renge Kyo, n'apparurent toujours pas.
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (
Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Le 1er jour du 1er mois de sa 80e année, le Bouddha, ayant achevé d'enseigner le Sutra du Lotus, déclara : "Ananda, Maitreya, Mahakashyapa, je suis venu en ce monde pour enseigner le Sutra du Lotus.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

L'époque du Dharma correct commença le seizième jour du deuxième mois [16 février], le lendemain de la disparition du Bouddha. Le vénérable Mahakashyapa reçut la transmission des enseignements du Bouddha et les propagea pendant les premiers vingt ans ; cette tâche échut à Ananda, pendant les vingt ans suivants, puis à Shanavasa, à Upagupta et à Dhritaka pendant vingt ans chacun.
[...] Il ressort clairement de ce que je disais plus tôt que ni Mahakashyapa ni Ananda ne propagèrent le Grand Dharma à l'étranger, alors que, le temps venu, Ashvaghosha, Nagarjuna, Aryadeva et Vasubandhu le firent.
[...] Dans le Sutra Rengemen, on lit : "Le Bouddha dit à Ananda : " C'est comparable au lion lorsqu'il est mort. Aucun animal vivant dans l'air, sous terre, dans l'eau, ou sur la terre n'osera manger le cadavre d'un lion. Seuls les parasites nés dans les entrailles mêmes du lion se nourriront de sa chair. Ananda, il en va de même pour le Dharma du Bouddha. Elle ne peut pas être détruite de l'extérieur.
Le choix en fonction du temps (
Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

C'est à une époque aussi reculée, dans le lointain passé de sanzen-jintengo, que les trois groupes de disciples de Shakyamuni, comprenant, Mahakashyapa, Ananda et Rahula, eurent connaissance du Sutra du Lotus par la bouche d'un bodhisattva, seizième fils du bouddha Daitsu. Pourtant, trompés par des personnes mauvaises, ils finirent par abandonner le Sutra du Lotus.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Parmi les enseignements sacrés dispensés de son vivant, il confia les sutras du Hinayana au vénérable Mahakashyapa, et les sutras du Mahayana, ainsi que le Sutra du Lotus et le Sutra du Nirvana au bodhisattva Manjushri. Mais le coeur des enseignements sacrés en quatre vingt-mille corbeilles, et l'oeil même du Sutra du Lotus, les cinq caractères de Myoho Renge Kyo, il ne les confia pas à Mahakashyapa ou à Ananda, et ne les transmit pas non plus aux grands bodhisattvas Manjushri, Fugen, Kannon, Maitreya, Jizo ou Nagarjuna. Ces grands bodhisattvas l'auraient souhaité et lui en firent la requête, mais le Bouddha n'y consentit pas.
[...] Mais de même qu'un médecin prescrit divers médicaments en fonction de la maladie qu'il traite, pour les cinq cents premières années qui suivraient sa mort, le Bouddha recommanda à Mahakashyapa, Ananda et à d'autres disciples d'offrir comme remède à tous les êtres vivants les sutras du Hinayana. [...] Mais à partir du début de l'époque des Derniers jours du Dharma, les sutras du Hinayana, les sutras du Mahayana et le Sutra du Lotus - confiés respectivement à Mahakashyapa, Ananda et à d'autres, aux bodhisattvas Manjushri, Maitreya et à d'autres, à Yakuo*, Kannon et à d'autres - seront certes toujours présents en tant que textes, mais aucun d'eux n'aura plus la capacité de guérir les maux des êtres vivants.
Réponse au nyudo Takahashi (
Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe)

Se pourrait-il que, au Pic du Vautour, le Bouddha ait qualifié le Sutra du Lotus de "théorie puérile", et affirmé que le Sutra Vairocana* représentait la vérité, ou qu'Ananda et Manjushri se soient trompés en affirmant au contraire que c'est dans le Sutra du Lotus que se trouve la vérité  ? [...] Réponse : Namu Myoho Renge Kyo est le coeur du Sutra.
Question : Quelle preuve en donnez-vous  ? Réponse : Ananda, Manjushri et les autres ont écrit "Ainsi ai-je entendu".
Question : Quel est le sens de ces mots  ? Réponse : Pendant huit ans, Ananda, Manjushri, et les autres ont écouté les innombrables principes du Sutra du Lotus, sans omettre une seule phrase, un seul vers, un seul mot. Pourtant, après la mort du Bouddha, au moment de la compilation de ses enseignements, lorsque les 999 arhats prirent leur pinceau et le trempèrent dans l'encre, ils écrivirent tout d'abord les mots Myoho-Renge-Kyo, après quoi, ils ont récité les mots "Ainsi ai-je entendu". N'est-ce pas la preuve que ces cinq caractères, Myoho-ren-ge-kyo, sont le coeur des huit volumes et des vingt-huit chapitres qui composent l'ouvrage  ? [...] Les bodhisattvas Ashvaghosha et Nagarjuna furent des grands maîtres qui vécurent, respectivement, six cents et sept cents ans après la disparition du Bouddha. Quand ces hommes apparurent dans le monde et commencèrent à propager les principes des sutras du Mahayana, les divers adeptes du Hinayana élevèrent des objections : "Mahakashyapa et Ananda, dirent-ils, vécurent encore vingt ou quarante ans après la disparition du Bouddha, en enseignant le Dharma correct. On pourrait penser qu'ils communiquèrent le cœur de tous les sutras enseignés par Shakyamuni de son vivant. Or, nous voyons que les principes sur lesquels tous deux insistèrent furent seulement ceux de la souffrance, du vide, de l'impermanence et du non-soi. Ashvaghosha et Nagarjuna furent peut-être d'une grande sagesse, mais doit-on les croire supérieurs à Mahakashyapa et à Ananda  ?
[...] Le Grand-maître Zhiyi* affirma que, parmi les enseignements sacrés exposés par le Bouddha, on trouvait des enseignements du Mahayana et du Hinayana, des enseignements exotériques et ésotériques, des enseignements provisoires et définitifs. Il expliqua que Mahakashyapa et Ananda avaient propagé exclusivement les enseignements du Hinayana ;
[...] Si [la prophétie du Bouddha exprimée dans] ce passage du Sutra du Lotus n'était pas véridique, alors Shariputra ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Fleur de Lumière" ; le vénérable Mahakashyapa ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Lumière étincelante" ; Maudgalyayana ne deviendrait jamais le bouddha "Tamalapattra au Parfum de santal" ; Ananda ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Roi tout puissant et montagne d'immense sagesse" ;
Traité sur la dette de reconnaissance (
Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

C'est pourquoi, après avoir exposé tous les sutras, Shakyamuni confia les enseignements du Hinayana à Ananda et les enseignements du Mahayana à Manjushri, mais refusa de transmettre le principe ultime du Sutra du Lotus à aucun de ses proches disciples. Au lieu de cela, Shakyamuni fit appel à Jogyo, son disciple depuis un passé infini, et lui confia la propagation.
La Propagation par le Sage (
Minobu, septembre 1276, à Shijo Kingo)

Quand le bodhisattva Manjushri et le vénérable Ananda entreprirent la compilation de tous les enseignements dispensés oralement par le Bouddha aux trois assemblées pendant huit années [durant lesquelles le Sutra du Lotus fut enseigné], ils écrivirent le titre Myoho Renge Kyo, et pour indiquer qu'ils avaient bien compris [que le Sutra tout entier est contenu dans ces cinq caractères], ils le firent précéder des mots : "Ainsi ai-je entendu".
Les Quatre Etapes de la foi (
Minobu ; 10 avril 1277à Toki Jonin).

Quel que soit le sutra, l’Éveillé désigna par son titre le principe qu’il prêchait. Lorsque, après l’extinction du Bouddha, Ananda, Manjushri, Vajrasattva (note), se réunirent en concile, ils prononcèrent  : “ainsi ai-je entendu” après avoir révélé le nom du sutra. L’essentiel d’un sutra est contenu dans son titre.
Réponse à Messire Soya entré dans la voie (Le 28 du mois du givre 1277)

Quand le Bouddha exposait un sutra, il en formulait le principe essentiel dans le titre. Après sa disparition, lorsque ses auditeurs, parmi lesquels Ananda, Manjushiri et Kongosatta, se rassemblèrent [pour compiler par écrit les enseignements du Bouddha], ils énoncèrent d'abord le titre [d'un sutra] et écrivirent ensuite : "Ainsi ai-je entendu."
Ainsi ai-je entendu (
Minobu, 28 novembre 1277, à Soya Kyoshin)

Il y eut de nombreux moines parmi les disciples du Bouddha Shakyamuni, mais Mahakashyapa et Ananda l'accompagnaient, à sa droite et à sa gauche, comme les ministres de la Droite et de la Gauche au service du souverain. A cette époque, le Bouddha exposait les sutras du Hinayana.
Grandes lignes du chapitre Zokurui et d'autres (
Minobu, juin 1278, à Dame Nichinyo)

Un souverain inique, le roi Virudhaka, tua plus de cinq cents femmes appartenant au clan du Bouddha. Alors, le Bouddha envoya son disciple Ananda au Pic du Vautour pour y cueillir une fleur de lotus bleu. Lorsque le Bouddha toucha le corps de ces femmes avec cette fleur, elles revinrent à la vie, et, une semaine plus tard, elle renaquirent dans le Ciel Trayastrimsha.
Un remède bénéfique pour tous les maux (
Minobu, 1278 à Myoshin-ama)

Le mot Namu exprime un sentiment de respect et de vénération. C'est pourquoi le vénérable Ananda plaça namu au-dessus des deux caractères de nyoze [dans la phrase nyoze gamon, "Ainsi ai-je entendu"] qu'il écrivit au début de tous les sutras.
D'un commun accord, ils invitèrent le vénérable Ananda à prendre place sur le siège le plus élevé. [...] Ils levèrent les yeux vers lui avec autant de respect qu'ils en avaient manifesté au Bouddha, et prirent place eux-mêmes sur des sièges un peu plus bas. Puis, le bodhisattva Manjushri récita Namu Myoho Renge Kyo, et le vénérable Ananda répondit : Nyoze gamon, "Ainsi ai-je entendu".
La totalité des bienfaits représentés par les huit volumes et les vingt-huit chapitres du Sutra du Lotus sont contenus dans ces cinq caractères. C'est précisément pour cela que le bodhisattva Manjushri, les récita. Et le vénérable Ananda lui répondit en disant : "Oui, en vérité ! "
Chevaux blancs et cygnes blancs (Minobu le 14 août 1280, à la dame d'Utsubusa )

Au cours de sa dernière période de dénuement, les habitants de la ville avaient tous fui ou péri, et ne demeuraient plus que sa femme et lui. Il ne leur restait plus que cinq mesures de riz, assez pour leur permettre de survivre pendant cinq jours. A ce moment-là, cinq hommes - Mahakashyapa, Shariputra, Ananda, Rahula et le Bouddha Shakyamuni - vinrent l'un après l'autre demander l'aumône, et les cinq mesures de riz leur furent données. A dater de ce jour, Sudatta devint l'homme le plus riche de toute l'Inde, et il fit construire le monastère Jetavana.
Le riche Sudatta (
Minobu, hiver 1280 à Nanjo Tokimitsu )

On appelle les mille ans qui suivirent, à dater du jour de sa mort, l'époque du Dharma correct. Ces mille ans de l'époque du Dharma correct se divisent en deux périodes. Au cours des premiers cinq cents ans, les sutras du Hinayana furent propagés. Ceux qui les enseignèrent furent Mahakashyapa, Ananda et quelques autres.
Le corps et l'esprit des simples mortels (
Minobu, à un disciple. Fraguement)

 

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