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Extraits de gosho sur

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stupa
 

Dans le Fuhozo Den, il est écrit : "Il y aura un moine du nom d'Aryasimha, vivant dans le royaume de Cachemire, qui s'efforcera avec vigueur d'accomplir l'oeuvre du Bouddha. A cette époque, le roi de ce royaume s'appellera Mirakutsui, un homme qui sera totalement gagné aux idées erronées, et n'aura dans le coeur ni respect ni foi : Dans tout le royaume de Cachemire, il détruira les temples bouddhiques et les stupas, et fera assassiner les moines. Il prendra une épée acérée et s'en servira pour décapiter Aryasimha. Mais, aucun sang ne s'écoulera ; il n'en jaillira que du lait.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

Le Savant-maître* Shubhakarasimha* fut le fondateur de l'école Shingon en Chine. Il était le fils du roi Busshu monarque du royaume d'Udyana. Le vénérable Bouddha Shakyamuni quitta le palais de son père à l'âge de dix-neuf ans pour entrer dans la vie religieuse. Mais ce Savant-maître* Shubhakarasimha* renonça au trône à l'âge de treize ans, après quoi il voyagea à travers plus de soixante-dix royaumes de l'Inde, parcourant à pieds quatre-vingt-dix mille ri, et étudiant les multiples sutras et commentaires des diverses écoles. Dans un royaume du Nord de l'Inde, il se tint au pied du stupa élevé par le roi Konzoku (note), contempla le ciel et formula des prières, après quoi le mandala du Monde de la matrice lui apparut suspendu dans les airs avec, assis au centre, le bouddha Vairocana*.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Vous posez, dans votre lettre, la question : "Que représente la Tour aux Trésors, sortant de terre, dans laquelle est assis le bouddha Taho  ? " L'apparition de ce stupa orné de joyaux, est de grande importance. Dans le huitième volume du Hokke Mongu*, le Grand-maître* Zhiyi* expliqua l'apparition de la Tour aux Trésors. Il établit qu'elle avait deux fonctions distinctes : confirmer les chapitres précédents et préparer la révélation qui suit. Ainsi, la Tour aux Trésors apparut afin d'authentifier l'enseignement théorique* et d'annoncer l'enseignement essentiel*. Autrement dit, la tour fermée symbolise l'enseignement théorique* et la tour ouverte, l'enseignement essentiel*. Cela représente les deux principes d'objectivité (kyo) et de subjectivité (chi) ou de réalité et de sagesse.
La Tour aux Trésors (Sado, mars 1272 à Abutsu-bo)

Nous pourrions bien le hisser à bout de bras au-dessus de nos têtes, le porter sur nos propres épaules, pendant autant de kalpa qu'il y a de grains de sable dans le Gange, le vénérer de tout notre coeur, lui offrir les mets les plus raffinés, et quantité de vêtements en étoffes précieuses, toutes sortes de lits et de linges de literie, des potions et médicaments variés ; du bois de santal du Mont Gozu, et toutes sortes de joyaux rares ; nous pourrions bien ériger des stupas à sa mémoire et recouvrir le sol de vêtements brodés de pierres précieuses, même en lui présentant tout cela en offrande pendant des kalpas aussi nombreux que les grains de sable du Gange, nous ne pourrions toujours pas nous acquitter de notre dette envers lui."
[...] Ainsi, dans le Sutra du Lotus, le Bouddha met en garde  : "Il n'est aucun besoin d'enchâsser là les reliques du Bouddha". (réf.) Et dans le Sutra du Nirvana il est dit  : "Le maître des bouddhas, c'est le Dharma. Voilà pourquoi les bouddhas l'honorent, le respectent et lui font des offrandes." Dans le passage du Sutra du Lotus, le Bouddha déclare qu'il n'est pas nécessaire de placer ses reliques dans des stupas élevés en hommage au Sutra du Lotus.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Le Japon regorge de personnes dont le crime est pire que d'avoir tué père ou mère, fomenté une rébellion ou fait couler le sang du Bouddha. Leur crime est plus grave que si elles avaient crevé, à elles seules, les yeux de tous les êtres humains, il dépasse celui que constituerait le fait d'incendier tous les temples et tous les stupas des mondes des dix directions.
Le don du mandala du Dharma merveilleux (Sado, 1273 à Sennichi-ama)

Actuellement les mauvais moines détruisent le Dharma; avec le Hinayana ils frappent le Mahayana (note), avec la doctrine provisoire (gonkyo) ils perdent la doctrine définitive (jikkyo) (note) ; ils ne portent pas atteinte au corps mais ils amoindrissent l'esprit; ils ne brûlent ni n'anéantissent les temples et les stupas mais ils les font tomber d'eux-mêmes en ruines; leurs fautes dépassent celles qui furent commises jadis. Vous, mes disciples, voyez tout cela et mettez votre foi dans le Sutra du Lotus.
Traité sur l'essentiel du Lotus (Minobu, le 29 juin 1274, à Toki Jonin)

Le Bouddha fit une autre prédiction, en disant : "Cent ans après ma disparition, un grand roi du nom d'Ashoka apparaîtra. Il règnera sur un tiers du continent Jambudvipa et fera ériger 84000 stupas pour honorer mes reliques." Cette affirmation suscita également des doutes mais elle se révéla exacte ; et dès lors, les gens se mirent à avoir foi.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Dans le Sutra Daijuku, le Bouddha Shakyamuni, l'Honoré du monde, s'adresse au bodhisattva Gatsuzo et lui prédit ce qui se passera à l'avenir. Ainsi, il déclare que la première période de cinq cents ans après sa disparition sera l'ère de l'Éveil. La deuxième période de cinq cents ans sera l'ère de la méditation, ce qui fait mille ans. La troisième période de cinq cents ans sera l'ère de la lecture, de la récitation et de l'écoute (note) et la quatrième période de cinq cents ans, l'ère de la construction des temples et des stupas, ce qui fait deux mille ans. A propos de la cinquième période de cinq cents ans, il dit : "Des querelles et des conflits s'élèveront parmi les adeptes de mes enseignements et le Dharma pur sera obscurci et perdu."
[...] Dans la seconde période de cinq cents ans de l'époque du Dharma formel, sous le règne de l'empereur Taizong, au commencement de la dynastie Tang, le Savant-maître* Xuanzang se rendit en Inde, et, pendant dix-neuf ans, visita les temples et alla voir les stupas de près de cent trente royaumes. Il rencontra de nombreux maîtres bouddhistes et étudia tous les profonds principes contenus dans les douze catégories de sutras et les 80000 enseignements sacrés. Il rencontra ainsi deux écoles, Hosso et Sanron.
[...] Ainsi le véritable esprit de l'école Tendai-Hokke ne fleurit véritablement que du vivant du Grand-maître* Saicho*. Saicho* vécut à la fin de l'époque du Dharma formel, dans la période qui correspond à ce que le Sutra Daijuku appelle l'ère de la construction des temples et des stupas. Le temps n'était pas encore arrivé où "parmi les adeptes de mes enseignements, il y aura des conflits et des disputes et le Dharma pur sera obscurci et perdu".
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Pushyamitra, le roi de l’Inde, a fait brûler 84000 temples et stupas et décapiter un nombre incalculable de prêtres bouddhistes, tandis que l’empereur Wu-zong de la dynastie Tang détruisait plus de 4600 temples bouddhistes, ordonnant aux moines et aux nonnes de retourner à la vie séculière. Néanmoins, quels qu’aient été leurs méfaits, ils ne peuvent être comparés aux calomniateurs du Vrai Dharma au Japon. Aussi, les dieux lancent-ils de leurs cieux des regards courroucés sur le pays et les divinités de la terre tremblent de rage, causant par là même d’étranges phénomènes dans le ciel et des catastrophes naturelles sur terre.
Réponse à Gonin (Minobu, le 26 décembre 1275)

Le stupa construit par le maître non bouddhiste Nigantha Nataputta* procura de grands bienfaits aux êtres vivants pendant des années, mais, lorsque le bodhisattva Ashvaghosha (note) s'inclina devant, ce stupa s'écroula soudainement. (réf.) Le brahmane Démon de l'éloquence dispensait son enseignement caché derrière un rideau, et réussit ainsi à tromper les autres pendant des années, mais le bodhisattva Ashvaghosha le réfuta et dévoila ses mensonges. (réf.)
[...] Shubhakarasimha*, dans sa jeunesse, fut le roi d'un pays du centre de l'Inde. Il renonça au trône et parcourut d'autres pays où il rencontra deux hommes, Shusho et Shodai, qui lui enseignèrent le Sutra du Lotus (note). Il fit construire cent mille stupa de pierre, et semblait être un adepte de ce sutra. Mais par la suite, après avoir rencontré le Sutra Vairocana*, il a peut-être pensé que le Sutra du Lotus lui était inférieur.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Yuiamidabutsu, qui dirigeait les moines du Nembutsu, ainsi que Dokan, un disciple de Ryokan et Shoyu-bo, dirigeants du Ritsu, se rendirent en toute hâte à Kamakura ; arrivés là, ils se rendirent à la résidence de Hojo Nobutoki, seigneur de la province de Musashi. Ils lui dirent : "Si vous autorisez ce moine à rester sur notre île, il n'y aura bientôt plus un seul temple ou stupa debout, pas un seul moine ne sera épargné. Il prend les statues du bouddha Amida et les jette au feu ou dans la rivière. De jour comme de nuit, il grimpe au sommet des collines, fulmine contre le Soleil et la Lune, et maudit le Régent. Sa voix retentit jusque dans les moindres recoins de la province."
[...] Un autre exemple est celui d'Ando Goro, chef de guerre dans le Japon du Nord. Le peuple d'Eso [qui s'opposa à lui] ne connaissait pas la loi du karma. Alors qu'Ando Goro, lui, connaissait parfaitement la loi de causalité. C'était un homme de grande foi qui avait fait construire de nombreux temples et stupas. Pourquoi, alors, fut-il décapité par les guerriers d'Eso  ? En m'appuyant sur ce précédent, je suis convaincu que, si vous demandez à ces moines de continuer à prier pour la victoire, Votre Seigneurie également court au devant de catastrophes.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Il est dit dans le Sutra : "De telles personnes n'ont pas besoin d'élever pour moi des stupas et des temples, de construire des monastères ni de faire les quatre sortes d'offrandes au Sangha" (réf.). Ce passage du Sutra rend tout à fait clair que les pratiquants qui éprouvent pour la première fois le désir d'atteindre l'Éveil sont dispensés du don d'aumônes, de l'observance des préceptes et du reste des cinq paramitas.
[...] Question : Le passage que vous citez dispense seulement d'ériger des stupas ou des temples, ou de subvenir aux besoins des moines. Il ne dit rien de l'observance des divers préceptes. Réponse : Le passage ne mentionne que la première des cinq paramitas, le don d'aumônes, et sous-entend les quatre autres.
[...] Zhanlan* souligne encore ce point en écrivant : "Question - S'il en est ainsi, à quoi bon ériger concrètement des stupas pour abriter les reliques du Bouddha  ? Pourquoi observer formellement les préceptes  ? Et pourquoi faire des dons à des moines effectuant les pratiques spécifiques [des six paramitas]  ? "(réf.)
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

Quatre batailles eurent lieu, au cours des cinquième, sixième et septième mois. Par trois fois, le camp du prince Shotoku fut vaincu. Avant la quatrième bataille, le prince Shotoku fit le voeu d'élever un stupa pour y conserver les reliques du Bouddha Shakyamuni, et de construire le temple Shitenno-ji. Soga no Umako fit un voeu lui aussi, celui de construire un temple pour y enchâsser la statue du Bouddha Shakyamuni envoyée de Paekche.
Le guide suprême du monde (Minobu, le 25 juin 1277, à Shijo Kingo)

Il y eu autrefois en Inde un roi du nom d'Ashoka le Grand. Il régnait sur un quart du monde et, secondé par les rois-dragons, faisait pleuvoir à sa guise (note). Il utilisait même des démons pour exécuter ses ordres. Il fut d'abord un mauvais roi, mais par la suite, il se convertit au bouddhisme. Il fit chaque jour des offrandes à soixante mille moines et fit ériger quatre-vingt-quatre mille stupas.
Les deux sortes de croyance (Minobu, 25 février 1278 à Nanjo Tokimitsu)

Le chapitre X du Sutra du Lotus énonce : "Yakuo  ! Erigez une Tour des sept trésors partout où ce sutra est exposé, lu, récité ou copié, ou partout où une copie de ce sutra existe  ! Cette Tour devra être haute, spacieuse et ornée. Vous n’aurez pas besoin d’enchâsser mes cendres dans un stupa. Pourquoi  ? C’est parce que la Tour contiendra mon corps parfait."
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

Un père, inquiet pour l'avenir de son fils, battit le garçonnet avec un arc en buis parce qu'il refusait d'étudier. Sur le moment le fils haït son père pour ce qu'il faisait et détesta l'arc en buis. Mais il continua ses études et progressa  ; il parvint finalement à un grand Eveil personnel, et devint capable d'aider les autres. Rétrospectivement, [il comprit que] c'était grâce à la correction [administrée par son père] avec l'arc en buis. On dit que, par gratitude, il fit ériger un stupa en buis pour honorer la mémoire de son père.
La persécution par le sabre et le bâton (Minobu, 20 avril 1279 à Nanjo Tokimitsu)

Cent ans après la mort du Bouddha, vécut en Inde un roi connu sous le nom d'Ashoka. Son autorité s'étendait sur un quart des 84000 états qui composent le continent Jambudvipa. Il avait le soutien des rois-dragons et le pouvoir de convoquer les esprits pour les mettre à son service. Avec soixante mille arhats pour maîtres, il fit vœu d'ériger 84000 stupa de pierre, et s'engagea à faire don de dix milliards de pièces d'or au Bouddha. Telle était la grandeur de ce roi.
Enseignement correspondant à l'esprit du Bouddha (Minobu, le 2 mai 1279, à Niike Saemon-no-jo)

Il était une fois, deux garçons nommés Invaincu et Victoire Vertueuse* [qui avaient rencontré le Bouddha, mais n'avaient rien de valeur à lui offrir] alors ils lui donnèrent un gâteau de boue et par cet acte vertueux, l'un d'eux* renaquit en tant que roi Asoka le seigneur du Jambudvipa. Après avoir fait construire 84.000 stupas et les avoir envoyés dans différents pays, il put réaliser le souhait qu’il murissait de longue date et atteint l'illumination.
La lettre du Mont Minobu (21aout 1281)

 

 

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