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Extraits de gosho sur

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santal
 

Il fut prédit que Shariputra deviendrait Tathagata Fleur-lumineuse, que Maudgalyayana deviendrait Tathagata Tamalapattra Parfum-de-santal,
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265 ? à un samouraï ? )

Certains disent que si l'on entre dans l'eau en portant sur soi la corne prise à un rhinocéros vivant, l'eau ne s'approche pas à plus de cinq pieds. Une seule feuille de santal, en s'ouvrant, parvient à dissiper l'odeur putride des arbres eranda sur une distance de quarante yojana. Dans ce cas, notre mauvais karma peut être comparé aux arbres eranda ou à l'eau, et le Sutra du Lotus à la corne du rhinocéros ou à la feuille du santal.
[...] Ainsi la rencontre avec ce Sutra est-elle aussi rare que l'éclosion de l'udumbara, une fleur qui ne fleurit qu'une fois tous les 3000 ans, ou que la découverte, par une tortue borgne, d'un morceau de bois de santal flottant, ce qui ne se produit qu'une fois en d'innombrables kalpas.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Le grand roi Udayana, lorsqu'il fit sculpter l'image du Bouddha dans du bois de santal rouge n'en voulut aucune autre que celle du Bouddha Shakyamuni. Et la peinture offerte au roi Sento représentait également le Bouddha Shakyamuni.
[...] Même parmi ceux qui récitent exclusivement le Nembutsu, certains ont commencé à éprouver des doutes, à croire dans leur coeur au Sutra du Lotus et à peindre ou sculpter des représentations du Bouddha Shakyamuni. Tout cela s'est également produit parce que j'ai parlé de manière sévère. C'est comme si l'on voyait pousser des santals, arbres dont le bois est parfumé, au beau milieu d'une forêt d'eranda, arbres à l'odeur fétide, comme si l'on assistait à l'éclosion de lotus sortant d'une eau boueuse.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

S'il existe un Pratiquant du Sutra du Lotus, les trois grands ennemis existent aussi, immanquablement. Les trois grands ennemis sont déjà apparus. Qui, alors, est le Pratiquant du Sutra du Lotus  ? Recherchons-le pour en faire notre maître. [Comme le dit le Sutra du Lotus], trouver une telle personne est extrêmement rare, aussi rare que la chance, pour une tortue borgne, de découvrir un morceau de bois santal flottant creusé d'un trou à la taille exacte de son ventre.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Ceux qui croient en ce Sutra doivent par conséquent avoir l'esprit aussi droit qu'un arc bien tendu ou que le cordeau d'un menuisier. On peut toujours donner à de la fiente le nom de santal, cela ne lui donnera jamais le parfum du santal. On peut toujours qualifier d'honnête un menteur, cela ne le rendra pas pour autant digne de confiance.
Lettre à Nichimyo Shonin (Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Nous pourrions bien le hisser à bout de bras au-dessus de nos têtes, le porter sur nos propres épaules, pendant autant de kalpa qu'il y a de grains de sable dans le Gange, le vénérer de tout notre coeur, lui offrir les mets les plus raffinés, et quantité de vêtements en étoffes précieuses, toutes sortes de lits et de linges de literie, des potions et médicaments variés ; du bois de santal du Mont Gozu, et toutes sortes de joyaux rares ; nous pourrions bien ériger des stupas à sa mémoire et recouvrir le sol de vêtements brodés de pierres précieuses, même en lui présentant tout cela en offrande pendant des kalpas aussi nombreux que les grains de sable du Gange, nous ne pourrions toujours pas nous acquitter de notre dette envers lui."
[...] On ne jette pas de l'or parce que le sac qui le contient est sale ; on n'ignore pas le santal à cause de l'odeur nauséabonde des arbres eranda qui poussent à proximité, et l'on ne refuse pas de cueillir des lotus sous prétexte que, dans la vallée, l'étang sur lequel ils poussent est fangeux.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

On pourrait les comparer à des gens parvenus au Mont Kunlun qui s'en retourneraient dans leur pays pauvre sans avoir ramassé un seul joyau. Ou qui, après avoir pénétré dans une forêt de santals, repartiraient vers les débris de tuiles et les cailloux de leur propre domaine sans même ramasser les fleurs parfumées de champaka.
Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274 ? à Sammi-bo)

Une douce pluie d'ambroisie tomba du ciel pour désaltérer les prisonniers. Ceux-ci demandèrent quelle était la raison de tant de bienfaits. Les soixante-quatre bouddha répondirent : "Nos corps nimbés d'or ne sont pas faits en bois de santal ; ils ne proviennent pas non plus d'une montagne aux trésors.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Le Sutra du Lotus lui-même ne change pas, mais au fur et à mesure que votre croyance dans le Dharma qu'il enseigne deviendra plus forte, vous gagnerez en vitalité et les bienfaits que vous recevrez se multiplieront. Le bois ordinaire est vulnérable au feu mais le bois de santal n'est pas facilement combustible. Le feu est éteint par l'eau, mais le nirvana du Bouddha brille d'un feu que rien ne peut éteindre. Les fleurs s'éparpillent au vent, mais celles qui fleurissent dans les Cinq ciels de pureté ne se fanent jamais.
La suprématie du Dharma (
Minobu, 4 août 1275, à Oto, fille de Nichimyo)

De plus, il est extrêmement rare de rencontrer une personne capable d'enseigner fidèlement ce Sutra. C'est encore plus difficile que pour une tortue borgne de trouver un morceau de bois de santal flottant à la dérive ou que de suspendre le Mont Sumeru à la voûute céleste avec la fibre d'une tige de lotus.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

L'arbre appelé santal résiste aux flammes et dans les Ciels de pureté  ; l'eau ne peut pas éteindre le feu. Le corps du Bouddha Shakyamuni ne se consuma pas, même lorsque trente-deux hommes robustes s'efforcèrent de le brûler avec leurs torches (réf.)  ; et quand le feu jaillit du corps du Bouddha, toute la pluie que les divinités-dragons du monde des trois plans firent tomber pour tenter de l'étouffer ne parvint pas à l'éteindre.
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

Vous pouvez entasser de la fiente séchée et l'appeler bois de santal, mais, si vous la brûlez, elle ne répandra jamais qu'une odeur de fiente. Vous pouvez accumuler quantité de mensonges et les appeler enseignements du Bouddha, mais ils ne conduiront jamais que vers la grande citadelle de l'enfer avici.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Si des personnes de haut rang vous reprochent votre foi, considérez-les comme les grands ennemis du Sutra du Lotus et pensez que c'est une grande chance de les rencontrer, un événement aussi rare que la floraison de l'udumbara ou que le fait, pour la tortue borgne de trouver un morceau de bois de santal flottant.
La protection de Bonten et de Taishaku (Minobu, 15 mai 1277 à Nanjo Tokimitsu)

A la lecture de la lettre de votre seigneur [exigeant que vous vous engagiez par écrit à renier votre foi dans le Sutra du Lotus] et de celle dans laquelle vous faites serment de ne jamais écrire une telle renonciation, j'ai l'impression qu'il est aussi rare de rencontrer une détermination comme la vôtre que d'assister à l'éclosion d'une fleur udumbara ou de respirer le parfum d'un bourgeon de santal rouge.
Mise en garde contre l'attachement à son domaine (Minobu, juillet 1277, à Shijo Kingo)

L'apparition d'un animal légendaire appelé kirin fit comprendre à ses contemporains que Confucius était un sage et il ne fait aucun doute qu'un écho résonnant dans le sanctuaire d'un village est l'annonce de la venue d'un sage. Quand le Bouddha apparut en ce monde, la croissance du santal fut le signe, pour les hommes de son temps, qu'il était un sage.
Plus la source est lointaine, plus le courant est long (Minobu, le 15 septembre 1278, à Shijo Kingo)

La pure fleur de lotus s'épanouit sur un étang boueux. Le santal parfumé a besoin de la terre pour pousser ; la gracieuse fleur de cerisier sort du bois de l'arbre ; la belle Yang Kuei Fei était la fille d'une servante et la lune s'élève de derrière les montagnes pour l'éclairer. Le malheur sort de la bouche d'une personne et la détruit, mais la bonne fortune vient de son esprit et la rend digne de respect. La sincérité des offrandes que l'on fait au Sutra du Lotus au commencement de la nouvelle année est semblable aux fleurs qui s'épanouissent sur les arbres, au lotus qui s'ouvre sur un étang, au santal qui fleurit dans les Montagnes neigeuses, ou à la lune qui se lève. [...] L'ombre est produite par le corps. Et, comme l'ombre suit le corps, le malheur s'abattra sur le pays de ceux qui sont hostiles au Sutra du Lotus. Mais ceux qui croient au Sutra du Lotus sont semblables au santal et à son doux parfum.
Gosho du Nouvel an (5 janvier 1279, à la femme du Seigneur Omosu)

La tortue borgne et le bois de santal flottant (Minobu le 26 mars 1279 à la femme de Matsuno)

Mais, alors qu'un arbre, l'eranda, dégage une odeur nauséabonde, le bois de santal est délicatement parfumé. L'existence de Devadatta [qui s'opposa à lui] est directement liée à celle de Shakyamuni. Ainsi, en même temps que le Grand-maître* Saicho* apparut un sage désigné sous le nom de Grand-maître* Kukai*.
Le roi Rinda (Minobu, le 17 août 1279 à Soya Doso, fils de Soya Kyoshin)

Il est impossible d’exprimer par les mots à quel point une telle affaire est déplorable. Cette perte est même pire que celle qui arriverait si le sol de la montagne Marisan n’était plus bon qu’à faire des briques, et si les bosquets d’arbres de santal qui poussent là se transformaient en buissons épineux. Même s’il y avait des moines instruits qui pourraient encore percevoir les différences entre ce qui est correct et ce qui est erroné, et distinguer ce qui est objectif de ce qui est déformé, comme notre Maître le Bouddha nous l’a enseigné, comment pourraient-ils mettre le pied dans le Enrakyu-ji d’aujourd’hui  ?
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27 ? avril 1281 à Ota Kingo)

Pourtant, parce que les gens en sont venus, pour une raison ou pour une autre, à donner la primauté aux enseignements de Kukai*, de Ennin* et de Enchin, au Japon, depuis déjà plus de quatre cents ans, la supériorité du Sutra du Lotus a été obscurcie. C'est comme si l'on avait échangé un joyau contre un caillou, du bois de santal contre du bois ordinaire. Parce que, finalement, la confusion s'est installée dans le monde du bouddhisme, le monde profane a sombré dans la corruption et le chaos.
Comparaison du Sutra du Lotus avec les autres sutras (Minobu, le 26 mai 1280 à Toki Jonin)

Là où il y a de l'eau vivent les poissons. Là où il y a des bois, les oiseaux s'assemblent. Les pierres précieuses abondent dans les montagnes de l'île Peng-lai (note) et les santals poussent sur le Mont Malaya. On trouve de l'or dans la montagne où la rivière Li-shui prend sa source. Il en va exactement de même pour cet endroit-ci. C'est le lieu du "monceau de bienfaits" (note) et c'est là où résident les bouddhas et les bodhisattvas.
Réponse au seigneur Shijo Kingo (Minobu, le 8 octobre 1280 à Shijo Kingo)

A cette époque le grand roi Udayâna fit mander Viśvakarman, le charpentier du ciel Trayastrimsa, ciel qui avait une statue sculptée dans le bois de santal rouge. Cette statue put rencontrer le Bouddha originel dans le ciel Trayastrimsa, de par la foi profonde du roi Udayâna. Ce fut la première statue du Bouddha sculpté dans Jambudvipa.
La lettre du Mont Minobu (21aout 1281)

Si, par exemple, ayant fait sécher de la bouse, on la réduisait en poudre, on la tamisait et la façonnait pour lui donner l'apparence d'un arbre santal, d'une femme, d'une divinité céleste ou d'un bouddha, en la brûlant, on n'obtiendrait jamais qu'une mauvaise odeur. De même, si l'on tue ou vole les autres et leur dérobe les premiers fruits de leur récolte, on aura beau faire don de ses gains dans l'espoir d'obtenir des bienfaits ou de créer de bonnes causes, ce don ne créera en définitive qu'une mauvaise cause.
Les racines de la bonne fortune (Minobu, décembre 1281, à Kubo-no ama Gozen)

 

 

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