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Extraits de gosho sur

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Yixing
 

Demandez-leur d'abord sur quels textes leur Grand-maître* Kukai* s'est appuyé pour qualifier le Sutra du Lotus de "théorie puérile", et pour dire que le Bouddha Shakyamuni était "encore au stade de l'obscurité". S'ils vous répondent en citant un sutra ou un autre, posez-leur la question : "Parmi tous les bouddhas des trois phases de la vie, lequel représente le bouddha Vairocana*  ? " Et poursuivez en leur demandant : "Connaissez-vous la supercherie utilisée par Shubhakarasimha* et Vajrabodhi*? " Expliquez-leur ensuite de quelle manière Shubhakarasimha* trompa le moine Yixing et lui fit écrire un commentaire du Sutra Vairocana* (note). Bien qu'il n'y ait pas, dans le Sutra Vairocana*, la plus petite allusion au principe d'ichinen sanzen, lorsque Shubhakarasimha* introduisit ce sutra en Chine, il prétendit mensongèrement qu'il s'y trouvait.
[...] Rien n'est plus concluant que la preuve factuelle. Voyez l'horrible mort de Shubhakarasimha* et de Yixing, et les conditions dans lesquelles sont morts Kukai* et Ennin*. Auraient-ils pu mourir ainsi s'ils avaient été des pratiquants du Dharma correct  ? Comment comprenez-vous le Sutra Kambutsu Sokai et d'autres sutras, ou le traité de Nagarjuna  ? (note) Yixing a écrit un commentaire absurde du Sutra Vairocana*], Shubhakarasimha* en répétant les mensonges de Kukai* a qualifié le Sutra du Lotus de théorie puérile.
Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274 ? à Sammi-bo)

A cette époque, il y avait, dans l'Ecole Tian-tai, un Maître de méditation du nom de Yixing, un homme sans droiture. Shubhakarasimha* alla le trouver et lui demanda des explications sur les principes bouddhiques enseignés en Chine. L'acarya Yixing, se trompant sur ses véritables motifs, non seulement révéla à Shubhakarasimha* les principes de base des écoles Sanron, Hosso et Kegon, mais lui expliqua aussi ceux de l'Ecole Tian-tai. Shubhakarasimha* comprit que l'enseignement du Tian-tai était encore supérieur à la description qu'on lui en avait faite en Inde et qu'il serait très difficile avec les trois sutras qu'il avait apportés de le dépasser. Aussi, afin de tromper Yixing, il lui dit : "Mon bon moine, vous êtes l'un des hommes les plus intelligents de Chine et l'Ecole Tian-tai possède un enseignement véritablement profond et mystique. Mais l'école Shingon dont j'ai apporté les sutras en Chine est supérieure à l'Ecole Tian-tai sur un point : elle utilise les mudra et les mantra dharani*." Yixing pensa que ce n'était peut-être pas impossible. Shubhakarasimha* dit alors à Yixing : "De la même manière que le Grand-maître* Zhiyi* écrivit des commentaires sur le Sutra du Lotus, j'aimerais concevoir des commentaires sur le Sutra Vairocana* pour propager l'enseignement de l'école Shingon. Pourriez-vous les écrire pour moi  ? " Yixing répondit que c'était chose facile.
[...] Dans le passage du chapitre chapitre Hosshi* (X) où le Sutra du Lotus est comparé à d'autres sutras exposés à la même époque, la supériorité du Sutra du Lotus est aussi établie. Yixing demanda donc à Shubhakarasimha* dans quelle catégorie il fallait placer le Sutra Vairocana* : dans celle des sutras enseignés avant le Sutra du Lotus, à la même époque ou après ? Shubhakarasimha* eut alors une idée extrêmement rusée. "Le Sutra Vairocana*, expliqua-t-il à Yixing, commence par un chapitre appelé Jushin. De même que le Sutra Muryogi réfute tous les sutras enseignés pendant les quarante et quelques années précédentes, ce chapitre Jushin rend périmés tous les autres sutras.
[...] L'acarya Yixing écrivit tout cela fidèlement, comme Shubhakarasimha* le lui avait dicté. L'enseignement théorique* du Sutra du Lotus fut adressé à Shariputra et l'enseignement essentiel*, à Maitreya. Dans les 360 provinces de Chine, personne ne découvrit ce subterfuge.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Le Grand-maître* Saicho* reçut également, du moine Shunxiao, l’initiation ésotérique de l’école Shingon. Après être retourné au Japon, le Grand-maître* Saicho* ne propagea pas les enseignements de l’école Shingon. A la place, il rechercha les enseignements du Sutra Vairocana* et du Sutra du Lotus pour déterminer quel sutra était supérieur. Il s’était aperçu, en effet, que les lettrés chinois ne lui fourniraient pas la réponse. Le Grand-maître* Saicho* en vint à la conclusion que le Sutra Vairocana* de l’école Shingon était inférieur au Sutra du Lotus, et aussi que certaines idées de l’école Tendai étaient incorporées dans le Commentaire sur le Sutra Vairocana*, en particulier, par Yixing.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

 

 

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