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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Xuanzong ; Xuan-Zong
 

Pendant une période de 664 ans, depuis la dixième année de l'ère Yongping [67 de notre ère], signe cyclique hinoto-u sous le règne de l'empereur Mingdi, modèle de piété filiale, de la dynastie des Han postérieurs, jusqu'à la dix-huitième année de l'ère Kai-yuan, signe cyclique kanoe-uma [730], sous le règne de l'empereur Xuanzong, de la dynastie Tang, tous ces sutras ont été introduits [en Chine]. Le contenu de l'ensemble de ces sutras, préceptes et traités, se divise en différentes catégories qu'il faut soigneusement distinguer les unes des autres  : hinayana et mahayana, sutras provisoires* et définitifs*, enseignements exotérique et ésotérique. Ces appellations n'ont pas leur origine chez des maîtres ou lettrés bouddhistes [d'une époque ultérieure] mais dans l'enseignement du Bouddha lui-même. Par conséquent, tous les simples mortels du monde entier sans exception devraient les connaître et ceux qui n'en tiennent pas compte ne peuvent pas être considérés comme des bouddhistes.
L'enseignement, les capacités, le temps et le pays (Izu, 10 février 1262  ? )

Après quoi, pendant les mille ans de l'époque du Dharma correct, ces divers sutras se répandirent à travers les cinq régions de l'Inde mais ne parvinrent pas jusqu'en Chine. Ce fut seulement dans la quinzième année de l'époque du Dharma formel, seulement 1015 ans après la mort du Bouddha, que des statues et des sutras bouddhiques furent introduits en Chine. Ce fut en l'année marquée du signe cyclique hinoto-u [67 de notre ère], la dixième année de l'ère Yung-ping, sous le règne de l'empereur Ming, modèle de piété filiale, de la dynastie des Han postérieurs. De cette date jusqu'à l'année marquée du signe cyclique kanoe-uma [730] la dix-huitième année de l'ère Kai-yuan, sous le règne de l'empereur Xuanzong de la dynastie Tang, au total 176 traducteurs se rendirent en Chine, emmenant avec eux 1.076 sutras, recueils de préceptes et traités comprenant 5.048 rouleaux contenus dans 480 étuis. Ces écrits sacrés découlent tous du seul caractère Kyo du Sutra du Lotus.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Après le rêve que fit une nuit l'empereur Ming, de la dynastie des Han, d'un homme nimbé de lumière dorée [et après qu'il eut envoyé des émissaires dans la région occidentale], les deux sages Kashyapa Matanga et Zhu Falan, vinrent pour la première fois [en Chine] et arrivèrent aux portes de Changan. De ce jour jusqu'au règne de l'empereur Xuan-Zong, de la dynastie Tang, les enseignements bouddhiques venus d'Inde se répandirent à travers toute la Chine. A l'époque de la dynastie des Liang, le bouddhisme fut pour la première fois introduit au Japon par le roi Songmyong, du royaume coréen de Paekche.
Réponse à Hoshina Goro Taro (5 décembre 1267 à Hoshina)

Par bienveillance, Shubhakarasimha* décida de propager la connaissance de cet enseignement dans des contrées lointaines et se rendit en Chine où il exposa cet enseignement caché à l'empereur Xuan-Zong. En période de grande sécheresse, il fit des prières pour faire tomber la pluie et au bout de trois jours la pluie tomba du ciel. Ce Savant-maître* pouvait reconnaître sans la moindre hésitation les graines (note) représentant plus de mille deux cents Honorés, leurs nobles caractéristiques et leurs samaya. De nos jours, tous les adeptes de l'école Shingon rattachés au To-ji et à tous les temples Shingon du Japon sans aucune exception se considèrent comme les disciples du Savant-maître* Shubhakarasimha*.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

L'école Shingon s'appuie sur les sutras Vairocana*, Kongocho et Soshitsuji. On les appelle les trois sutras de Vairocana. Ils furent introduits par les Savants-maîtres* Shubhakarasimha* et Vajrabodhi* sous le règne de l'empereur Xuan-Zong. Ce dernier éprouvait le plus grand respect pour ces sutras, et les considérait comme supérieurs aux enseignements des écoles Tendai et Kegon. A ses yeux, ils dépassaient aussi les enseignements Hosso et Sanron. Si bien que chacun, en Chine, en vint à croire le Sutra Vairocana* supérieur au Sutra du Lotus. Et au Japon aussi, jusqu'à notre époque, les gens ont cru l'école Tendai inférieure à l'école Shingon. Les moines éminents (note) du To-ji et de l'école Tendai qui pratiquent les enseignements Shingon, sont coupables d'une extrême arrogance ; c'est le comble de la présomption que d'agir comme ils le font !
La voix pure et portant loin (Sado, septembre 1272, à Shijo Kingo)

Il est clairement énoncé dans ceux enseignés durant la vie du Bouddha que le noircissement du corps au moment de la mort prédit que le défunt tombera dans l’enfer des souffrances incessantes. L’apparence de Shubhakarasimha* à sa mort était exactement conforme aux paroles du sutra. Nous pouvons donc préjuger du sort de ses deux successeurs, les Maîtres-du-tripitaka Vajrabodhi* et Amoghavajra*, après leur mort. Ils ont eu l’air de se repentir dans les dernières années de leur existence, mais ne s’étant pas excusés du plus profond de leur cœur, ils n’ont pas été à même d’éviter de tomber en enfer. Aujourd’hui, les moines shingon ignorent ce qui s’est réellement passé. Quand ils apprendrons l’énorme mensonge de Shubhakarasimha*, ils comprendront immédiatement pourquoi l’empereur Xuanzong perdit son trône à l’ère Tang dans une Chine qui avait foi en les Maîtres-du-tripitaka.
Souverains de notre pays (Minobu, février, 1275)

Sous les règnes du fils héritier de Tang Taizhong, l'empereur Tang Gaozhong, et de sa belle-mère, l'impératrice Wu, vécut un moine du nom de Fa-zang. Voyant l'Ecole Tian-tai attaquée par l'école Hosso, il se fit le champion du Sutra Kegon* que Zhiyi* avait précédemment réfuté et relégué à une place inférieure, et déclara que, parmi les enseignements exposés par Shakyamuni de son vivant, la première place revenait au Sutra Kegon*, la deuxième, au Sutra du Lotus, et la troisième au Sutra du Nirvana. Sous le règne de Xuanzhong, le quatrième successeur de Tang Taizhong, dans la quatrième année de l'ère Kai-yuan (716), le Savant-maître* Shubhakarasimha* arriva en Chine venant d'un pays de l'ouest, l'Inde, et dans la huitième année de la même ère (720), les Savants-maîtres* Vajrabodhi* et Amoghavajra* vinrent eux aussi d'Inde en Chine.
[...] Ceux qui croient dans le Sutra Vairocana*, de l'école Kegon, sont les bodhisattvas Kongosatta, Nagarjuna, Nagabodhi, le roi Satavahana, les Savant-maître* Shubhakarasimha* (Shan-wu-wei), Vajrabodhi* et Amoghavajra*, les empereurs Xuanzong et Taizong, le moine Huiguo et les Grands-maîtres Kukai* et Ennin*. Et ceux qui révèrent le Sutra du Nirvana sont le bodhisattva Kasho Doji, les cinquante-deux sortes d'êtres, le Savant-maître* Dharmakshema, Fa-yun du temple Guangzhe-si et les dix moines éminents (note) des trois écoles de la Chine du Sud et des sept écoles de la Chine du Nord, ont eux aussi suivi d'autres sutras que le Sutra du Lotus.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Le Maître du tripitaka Shubhakarasimha* se rendit d'Inde en Chine sous le règne de l'empereur des Tang, Xuan-Zong. Il régnait alors une grande sécheresse et Shubhakarasimha* reçut l'ordre de conduire des prières pour la pluie. Il réussit à provoquer une forte pluie et, par conséquent, tout le monde, de l'empereur aux gens du peuple, se réjouit grandement. Peu après cependant, un grand vent commença à souffler, causant des ravages dans tout le pays, et l'enthousiasme fut de courte durée.
La prière pour la pluie des trois maîtres du Tripitaka (Minobu, 22 juin 1275 au nyudo Nishiyama)

Le moine Shubhakarasimha* fut pendant un certain temps roi d'Udyana en Inde. Il renonça à son trône, devint moine, et au cours de sa pratique bouddhique visita plus de cinquante régions de l'Inde, jusqu'à maîtriser tous les enseignements ésotériques et exotériques du bouddhisme. Plus tard il s'en alla en Chine, et devint le précepteur de l'empereur Xuan-Zong. Tous les moines du Shingon, tant en Chine qu'au Japon, sont depuis devenus ses disciples. En dépit d'une vie si noble, il mourut subitement, tourmenté par Yama, le roi des enfers, sans que personne ne sache pourquoi.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Puis, sous le règne de l'empereur Xuan-Zong, le Savant-maître* Shubhakarasimha* voyagea jusqu'en Inde et rapporta les sutras Vairocana* et Soshitsuji. Plus tard, le Savant-maître* Vajrabodhi* introduisit le Sutra Kongocho.
[...] Shubhakarasimha*, dans sa jeunesse, fut le roi d'un pays du centre de l'Inde. Il renonça au trône et parcourut d'autres pays où il rencontra deux hommes, Shusho et Shodai, qui lui enseignèrent le Sutra du Lotus (note). Il fit construire cent mille stupa de pierre, et semblait être un adepte de ce sutra. Mais par la suite, après avoir rencontré le Sutra Vairocana*, il a peut-être pensé que le Sutra du Lotus lui était inférieur. Il n'insista pas sur ce point tout d'abord, mais seulement par la suite, lorsqu'il s'installa en Chine et devint le maître de l'empereur Xuan-Zong. Probablement en rétribution de la jalousie dévorante qu'il éprouvait à l'égard de l'Ecole Tian-tai, il mourut subitement et fut traîné, ligoté par sept chaînes de fer, par deux gardiens de l'enfer, au tribunal du roi Yama [souverain des enfers]. Là, on lui dit que sa vie n'était pas encore arrivée à son terme, et il fut renvoyé dans le monde des vivants.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Nichiren, après réflexion, voudrait dire ceci  : le Sutra Vairocana* fait partie des traductions les plus récentes (note) et fut transmis en Chine par le Savant-maître* Shubhakarasimha* d'Inde, sous le règne de l'empereur Xuanzong de la dynastie des Tang, dans la quatrième année de l'ère Kai-yuan (716). Le Sutra du Lotus est l'une des traductions les plus anciennes, transmises en Chine par le Savant-maître* Kumarajiva, à l'époque des Jin postérieurs (384-417). Un intervalle de plus de trois cents ans sépare ces deux traductions.
Lettre à Shomitsu-bo (Minobu, 1277 à Shomitsu-bo)

Il y a d'autres exemples d'une conduite similaire. En Chine, parmi les concubines de l'empereur Xuan-Zong, il y eut une femme d'une grande beauté que l'on appelait la Dame du Palais de Shang-yang. C'était la femme la plus belle de tout l'empire. L'épouse de l'empereur, Yang Kuei-fei, en la voyant, pensa : "Si elle est autorisée à servir près de l'empereur, il est certain qu'elle me volera ses faveurs." Elle contrefit donc un édit impérial et fit exécuter ou exiler les parents et les frères de la dame. La belle dame elle-même fut emprisonnée et torturée pendant pas moins de quarante ans.
Lettre au nyudo Nakaoki (Minobu, le 30 novembre 1279 au nyudo Nakaoki et à son épouse)

Par la suite, sous le règne de l'empereur Xuanzong, les trois maîtres du Tripitaka Shubhakarasimha*, Vajrabodhi* et Amoghavajra* vinrent d'Inde en Chine, apportant avec eux les sutras Vairocana*, Kongocho et Soshitsuji. Par leur personnalité aussi bien que par leurs théories, ces trois hommes étaient très loin de soutenir la comparaison avec les maîtres bouddhistes qui les avaient précédé en Chine. De plus, parce qu'ils introduisaient la pratique de mudra et de mantra dharani* jusqu'alors inconnus, on pensa que le véritable bouddhisme était resté ignoré en Chine avant leur arrivée. Ces trois maîtres déclarèrent que l'Ecole Tian-tai était supérieure aux écoles Kegon, Hosso et Sanron, mais que ses principes étaient incomparablement moins élevés que ceux des sutras du Shingon.
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

 

 

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