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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
les Trois Corps du Bouddha
 

De plus, pour ce qui est de l'identité du bouddha Vairocana*, quand le Bouddha Shakyamuni, Seigneur du Dharma, Eveillé depuis le passé illimité, pendant quarante-deux ans atténua sa lumière et se mêla à la poussière du monde, se mettant à la portée des capacités des hommes de son temps, en tant que bouddha qui réunit les trois Corps en un, il adopta temporairement la forme du bouddha Vairocana*. Par conséquent, lorsque le Bouddha Shakyamuni révéla le véritable aspect de tous les phénomènes, il devint clair que Vairocana était une forme temporaire empruntée par Shakyamuni pour répondre aux capacités des gens. Voilà pourquoi il est dit dans le Sutra Fugen que le Bouddha Shakyamuni est appelé "Vairocana* partout présent", et que le lieu où vit ce bouddha est dit "de la lumière éternellement paisible ".
[...] l'état de bouddha que possèdent tous les êtres vivants du domaine où il n'y a plus ni pensée ni absence de pensée, au-delà des nuages, et jusqu'aux régions les plus profondes de l'enfer -, l'état de bouddha que tous ces êtres possèdent a pour nom Myoho Renge Kyo. Par conséquent, si vous prononcez ces mots du Titre une seule fois, appelant ainsi par son nom l'état de bouddha de tous les êtres vivants, leur état de bouddha répondra à votre appel et viendra à vos côtés. A ce moment-là, les trois propriétés du Dharma en vous - les propriétés du Dharma, de la sagesse et de l'action - jailliront et deviendront manifestes.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265  ? à un samouraï  ? )

Quant aux Neuf Honorés sur les huit pétales du lotus et aux Trente-Sept Honorés, décrits dans le Sutra Vairocana* et le Sutra du Diamant, même si on les présente comme des incarnations du bouddha Vairocana*, ils n'ont pas les caractéristiques d'un véritable bouddha intégralement doté des trois propriétés.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272)

Le Sutra Fugen dit : "Ce Sutra du Mahayana est le trésor de tous les bouddhas ; il est l'oeil, le trésor et la graine de vie de tous les bouddhas de l'univers à travers passé, présent et avenir... Persévérez dans la pratique et ne laissez jamais se dessécher la graine de la bodhéité." Il dit encore : "Ce Sutra qui contient tout est l'oeil de tous les bouddhas parce qu'il leur permet d'acquérir les cinq sortes de vision. Puisque les trois Corps du Bouddha naissent de ce Sutra, c'est le sceau de la vérité ultime qui permet d'entrer dans l'océan du nirvana. Les Trois qualités pures d'un bouddha viennent de ce vaste océan et fertilisent le champ de la bonne fortune pour tous les êtres humains et célestes."
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

"N'ayant à l'esprit qu'un seul désir, celui de voir le Bouddha" implique aussi voir le Bouddha dans son propre coeur, penser uniquement à voir le Bouddha, et réaliser que voir son propre coeur équivaut à voir le Bouddha. J'ai atteint la bodhéité, les trois Corps en vivant cette phrase.
Lettre à Gijo-bo (Sado, mai 1273, à Gijo-bo)

Zhiyi* définit ainsi l'Ainsi-Venu  : "Tatagatha est le titre que l'on donne aux bouddhas des dix directions et des trois phases de la vie, aux deux bouddhas (note), aux trois bouddhas (note) et à tous les bouddhas, fondamental et transitoires."(réf.) Ici, ce que l'on appelle "bouddha fondamental" est un simple mortel tandis que le terme de "bouddha transitoires" s'applique au Bouddha. Il y a pourtant une différence très nette entre un bouddha et un simple mortel car un simple mortel est dans l'illusion alors qu'un bouddha est éveillé. Un simple mortel ne parvient pas à saisir qu'il possède lui-même à la fois la réalité et la fonction des trois Corps du Bouddha.
[...] Les deux bouddhas Shakyamuni et Taho ne sont que des fonctions du bouddha fondamental, tandis que Myoho Rengue Kyo est le bouddha fondamental. C'est ce que le sutra appelle "le secret de l'Ainsi-Venu et son mystérieux pouvoir". (réf.) "Le secret" désigne l'ainsité des trois Corps du Bouddha et "son mystérieux pouvoir", leurs fonctions.
La véritable réalité de la vie (Sado - Ichinosawa, mai 1273 à Sairen-bo)

A la lumière de ces divers passages, nous comprenons que pas un seul de tous les simples mortels et des sages des trois véhicules, pas plus que les tenants des cinq véhicules, des sept moyens provisoires, des neuf états ou des quatre saveurs et trois enseignements, aucun d'eux ne peut être considéré comme un adepte du Mahayana, essence réelle de Myoho Renge Kyo. Bien qu'ils soient des bouddhas selon ces enseignements, ils sont des bouddhas des enseignements provisoires et ne méritent pas le titre de bouddha au sens strict. Car les trois Corps des bouddhas des enseignements provisoires ne se sont pas encore libérés de l'impermanence.
[...] Fondamentalement, l'essence réelle de Myoho Renge Kyo désigne le corps physique que les disciples et adeptes de Nichiren, qui croient dans le Sutra du Lotus, ont reçu de leurs père et mère à la naissance. Ces personnes, qui, en rejetant sincèrement les moyens provisoires, ont uniquement foi dans le Sutra du Lotus et récitent Namu Myoho Renge Kyo, transformeront les Trois Voies - désirs terrestres, karma et souffrance - en trois Corps (sanjin) - Corps du Dharma*, Corps de sagesse* et Corps de manifestation*. La triple contemplation de l'unité (isshin sangan) et la triple vérité (santai) deviendront immédiatement manifestes dans leur esprit [kyochi myogo], et le lieu où elles résident se changera en Terre de la lumière éternellement paisible. Le Bouddha - essence de Myoho Renge Kyo du chapitre Juryo* (XVI) de l'enseignement essentiel*, à la fois sujet habitant et domaine habité, vie et environnement, corps et esprit, ainsité et fonction, le Bouddha éternellement doté des trois Corps - désigne les disciples et les adeptes de Nichiren. Ils incarnent la véritable ainsité de Myoho Renge Kyo ; tel est le bienfait du Sutra du Lotus, libérant l'intégralité des pouvoirs transcendantaux que ces disciples possèdent de manière inhérente.
L'ainsité du Dharma merveilleux (Sado, 1273 ? à Sairen-bo)

"Nous, simples mortels, immergés de toute éternité dans l'océan des souffrances de la vie et de la mort, n'imaginions pas pouvoir un jour atteindre l'autre rive et parvenir à la bodhéité. Mais le Sutra du Lotus enseigne que nous sommes en réalité des bouddhas dotés des trois propriétés illuminées. Autrement dit, il enseigne le principe suprême d'ichinen sanzen.
Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274 ? à Sammi-bo)

Il existe par ailleurs deux formes d’Eveil dès ce corps dans le Sutra du Lotus : la doctrine éphémère enseigne l’Eveil dès ce corps principiel et la doctrine primordiale l’Eveil dès ce corps factuel. Concluant que l’Eveil dès ce corps de la doctrine primordiale (honmon) est l’identité du degré actuel (note) et de la merveille, sans modifier ce qui est à l’origine, on peut dès lors appeler Ainsi-venu aux trois Corps sans artifice (musa), présent à l’origine, le corps de chair tel qu’il est. Cette doctrine est absente des sutras enseignés par le Bouddha au cours de sa vie. Dans le Hokke Mongu* il est dit  : “Au sein de tous les sutras, ceci est tenu secret, sans être divulgué”.
Réponse à Dame Myoichi (Minobu, mai 1275 à Myoichi)

A propos des trois Corps du Bouddha, il est dit dans le Sutra Fugen  : "Les trois propriétés illuminées de la vie du Bouddha découlent des sutras du Mahayana [hodo]. Ce sceau du Dharma permet de pénétrer dans l'océan du nirvana. C'est de ce vaste océan que naissent les trois sortes de Corps purs d'un bouddha. Ces trois propriétés sont le champ fertile de la bonne fortune pour tous les êtres, humains aussi bien que célestes, et représentent ce qui est le plus digne de recevoir des offrandes." Les trois Corps sont  : un, le Corps du Dharma* de l'Ainsi-venu ; deux, le Corps de sagesse* de l'Ainsi venu  ; et trois, le Corps manifesté de l'Ainsi-venu. Tous les bouddhas possèdent naturellement ces trois sortes de Corps de l'Ainsi-venu. Prenons la lune, par exemple : on pourrait comparer la lune elle-même au Corps du Dharma*, sa lumière, au Corps de sagesse*, et son reflet au Corps manifesté. De même qu'une seule lune comporte ces trois aspects, un seul bouddha est doté de ces trois Corps différents. Ces principes, les Cinq sortes de vision et les trois Corps, ne sont exposés nulle part en dehors du Sutra du Lotus. C'est pourquoi le Grand-maître* Zhiyi* écrivit : "Le Bouddha, à travers les trois phases de la vie, est doté des trois Corps. Mais dans les divers sutras, cela reste secret et n'est pas transmis."(réf.) Dans ce commentaire, les mots "les divers sutras" ne désignent pas seulement les sutras Kegon*, Hodo* et Hannya* mais la totalité des sutras à l'exception du Sutra du Lotus.
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

Puisque le Sutra du Lotus définit notre vie comme la vie du Bouddha, notre esprit comme la sagesse du Bouddha, et nos actions comme le comportement du Bouddha, tous ceux qui reçoivent et gardent, ne serait-ce qu'une phrase ou un vers de ce sutra, seront dotés de ces trois propriétés. Namu Myoho Renge Kyo n'est qu'une simple phrase, mais qui contient l'essence du Sutra tout entier.
[...] La vie des êtres humains est enchaînée par le mauvais karma, les désirs terrestres et les souffrances inhérentes à la vie et à la mort. Mais, grâce aux trois potentialités de la nature de bouddha - la bodhéité innée, la sagesse permettant de s'y éveiller, et l'action qui la rend manifeste - notre vie peut sans aucun doute parvenir à révéler ces trois propriétés (sanjin) du Bouddha. Le Grand-maître* Saicho* a déclaré que le pouvoir du Sutra du Lotus permet à tous les êtres humains de manifester la bodhéité. Il affirma cela parce que même la fille du Roi-dragon réussit à atteindre la bodhéité grâce au pouvoir du Sutra du Lotus.
La phrase unique et essentielle (Minobu, le 3 juillet 1278, à Myoho-ama)

Le Sutra Fugen, sutra qui conclut le Sutra du Lotus, énonce : "Ces sutras du Mahayana sont le trésor du Dharma des bouddhas, les yeux du Bouddha de toutes les directions, dans le passé, le présent et le futur, et aussi le germe qui produit les Ainsi-venus dans le passé, le présent et le futur", et "ces sutras de Grande Portée sont les yeux du Bouddha. Au moyen des sutras les bouddhas ont parfait les cinq sortes de vision. Les trois Corps (sanjin) du Bouddha sont nés des sutras de Grande Portée. Ceci est le sceau du Grand Dharma avec lequel l’océan de nirvana est scellé. D’un tel océan sont nés les trois Corps purs des bouddhas. Ces trois Corps de bouddhas sont le terrain de bénédiction pour les dieux et les hommes, et l’objet suprême de vénération."
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

Quand le Bouddha manifeste ses trois propriétés mystérieuses et que nous répondons par les trois propriétés mystérieuses - de la pensée, de la parole et de l'action - inhérentes en chacun de nous, notre bodhéité devient immédiatement manifeste.
Le principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence (Minobu, 1280   ? , à Myoichinyo)

L’Objet véritable de dévotion (Gohonzon) qui est inclu implicitement dans le chapitre sur la Longévité de la Vie est le Bouddha Atemporel des trois Corps non-soumis à la production conditionnée* (musa sanjin), le Maître et Seigneur Bouddha qui a atteint l’Eveil depuis l’éternité, et qui a une relation si profonde et si bienveillante avec notre monde. Dans le chapitre sur la Longévité de la Vie, ceci est traduit par les mots : "Les Pouvoirs supranaturels secrets et immanents de l’Ainsi-Venu".
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27  ? avril 1281 à Ota Kingo)

 
voir également : Bouddha Atemporel (ou Originel ou Primordial)

 

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