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Extraits de gosho sur

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Kokalika

Le Bouddha vécut très certainement à une époque impure, mais les cinq impuretés venaient tout juste d'apparaître, et, de plus, le Démon redoutait les pouvoirs du Bouddha. Cependant, même à une époque où l'avidité, l'arrogance l'ignorance et les vues erronées des hommes n'étaient pas encore répandues, un groupe de brahmanes de l'"Ecole de la tige de bambou" assassinèrent le vénérable Maudgalyayana, connu pour sa maîtrise des pouvoirs occultes ; et le roi Ajatashatru, en lâchant contre lui un éléphant furieux, menaça la vie du seul homme dans le monde des trois plans véritablement digne d'être honoré. Devadatta tua la nonne Utpalavarna qui était parvenue à l'état d'arhat ; et le vénérable Kokalika répandit de faux bruits sur Shariputra, connu pour sa sagesse sans pareille.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Si une pratiquante du Sutra du Lotus, en rétribution de sa jalousie, de son mauvais caractère ou de son avidité, tombait un jour dans les voies mauvaises, le Bouddha Shakyamuni, le bouddha Taho et les bouddhas des dix directions seraient instantanément coupables d'avoir brisé le serment, qu'ils respectent depuis d'innombrables kalpas majeurs, de ne jamais proférer un seul mensonge. Leur crime serait encore plus grand que les incroyables inventions et tromperies de Devadatta ou les mensonges éhontés de Kokalika. Comment chose pareille pourrait-elle se produire  ?
Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo (Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto)

Lorsque le prince héritier Ajatashatru eut bel et bien tué son père, Devadatta guetta les déplacements du Bouddha et avec une grosse pierre réussit à le blesser et à faire couler son sang. De plus, il battit à mort la nonne Utpalavarna qui était parvenue au stade d'arhat. Il commit ainsi trois des cinq forfaits. De plus, avec Kokalika comme disciple et le roi Ajatashatru comme protecteur, Devadatta commença à attirer des disciples de partout, jusqu'à ce que, des cinq régions de l'Inde, de ses seize grands royaumes et de ses cinq cents principautés de taille moyenne, toute personne coupable d'une, de deux, ou de trois des cinq forfaits, sans exception, soit venue rejoindre sa communauté. Tous accoururent auprès de lui comme de multiples rivières se jettent dans le vaste océan, ou comme quantité de plantes et d'arbres prolifèrent sur une grande montagne. De même que les sages se rassemblaient autour de Shariputra, et ceux qui recherchaient les pouvoirs occultes, autour de Maudgalyayana, les personnes aux tendances mauvaises s'allièrent avec Devadatta. Cela eut pour résultat que la terre immense, épaisse de 168.000 yojana et reposant sur un cercle de vent aussi dur qu'un diamant, s'ouvrit néanmoins, et que Devadatta tomba vivant dans la grande citadelle des souffrances incessantes. Son principal disciple, Kokalika, tomba également vivant en enfer, tout comme la femme brahmane Chinchamanavika, le roi Virudhaka et le moine Sunakshatra.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Pour avoir tué son père et manqué d'assassiner sa mère, le roi Ajatashatru fut acclamé par les six ministres royaux. Quand Devadatta tua un arhat et fit couler le sang du Bouddha, Kokalika et plusieurs autres en furent ravis. Nichiren est comme un père et une mère pour le clan gouvernant ; il est l'égal d'un bouddha ou d'un arhat pour cette époque. Le souverain et ses sujets qui se réjouissent de son exil sont véritablement les plus pitoyables des êtres. Ces maîtres opposés au Dharma correct, ulcérés de voir leurs erreurs dénoncées, doivent jubiler pour le moment, mais un jour leurs souffrances ne seront pas moindres que celles de Nichiren et de ses disciples. Leur joie est comparable à celle de Fujiwara Yasuhira lorsqu'il tua son frère et Minamoto no Yoshitune. Le démon qui détruira le clan des gouvernants est déjà entré dans ce pays. C'est ce que décrit le Sutra du Lotus par la phrase : "Le démon pénètre dans son corps."
La Lettre de Sado (Sado, 20 mars 1272, à Toki Jonin)

Maintenant, à l'époque des Derniers jours du Dharma, les seuls pratiquants de cette sorte sont Nichiren et ses disciples. Si nous ne pouvons être considérés comme des pratiquants fidèles aux enseignements du Bouddha, alors Shakyamuni, Zhiyi* et Saicho* ne peuvent pas l'être non plus. Pourrait-on appeler pratiquants du Sutra du Lotus Devadatta, Kokalika, Sunakshatra, Kukai*, Ennin*, Enchin, Shandao, Honen, Ryokan et leurs semblables  ? Le Bouddha Shakyamuni, Zhiyi*, Saicho, ou Nichiren et ses disciples pourraient-ils être des adeptes des écoles Nembutsu, Shingon, Zen, Ritsu ou autres  ? Pourrait-on appeler le Sutra du Lotus enseignement provisoire, et le Sutra Amida et d'autres pourraient-ils être le Sutra du Lotus  ?
La Pratique telle que le Bouddha l'Enseigne (mai 1273 à plusieurs de ses disciples)

Si ces Quatre grands bodhisattvas abandonnaient une femme qui récite Namu Myoho Renge Kyo, ils provoqueraient la colère des bouddhas Shakyamuni, Taho et de tous les autres bouddhas des dix directions. Soyez bien certaine que ce crime serait plus grave que celui de Devadatta, leur fourberie plus effroyable que celle de Kokalika.
Le don du mandala du Dharma merveilleux (Sado, 1273 à Sennichi-ama)

e peuple japonais dans sa prochaine existence va tomber dans l'enfer avici pour m'avoir persécuté. Et en tout état de cause les dirigeants du Japon vont perdre leur pays dès cette vie, tout comme les derniers empereurs des Song du Nord, Huizong et Qinzong. Ou bien ils seront détruits par des envahisseurs étrangers comme le roi Udayana qui ne crut pas le moine Pindolabharadvaja, ou encore le roi Krita qui persécuta les moines bouddhistes en Inde. En ce qui concerne les autres personnes, il n'y a aucune doute que pour leur dénigrement du Vrai Dharma elles vont souffrir de graves maladies, comme la lèpre blanche ou la lèpre noire. Si cette preuve concrète n'apparaît pas, alors je ne suis pas le pratiquant du Sutra du Lotus et c'est moi qui vais, dès cette vie, contracter ces maladies et tomber dans l'enfer avici, comme le firent Devadatta et Kokalika.
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

Les moines de ce pays sont tous possédés par l'esprit de Devadatta ou de Kokalika ; le gouvernant est une réincarnation des rois Ajatashatru ou Virudhaka. Quant aux ministres et aux gens du peuple, on pourrait croire que de mauvais ministres comme Varshakara et Chandraprabha se sont joints à des personnes mauvaises comme Sunakshatra et Girika pour constituer le peuple du Japon.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Finalement, j'ai été traîné dans les ruelles de Kamakura et je me suis écrié : "Divinités Nitten et Gatten, vous êtes bien là, dans le ciel mais vous laissez Nichiren subir de grandes persécutions. Serait-ce parce que je ne suis pas le Pratiquant du Sutra du Lotus  ? Si c'était le cas, j'abandonnerais immédiatement ma croyance erronée. Mais si je suis bien le Pratiquant du Sutra du Lotus, donnez-en immédiatement la preuve  ! Sinon, vous, Nitten, Gatten et toutes les autres divinités, n'êtes que de grands menteurs qui avez trompé Shakyamuni, Taho et tous les bouddhas des dix directions. Vos mensonges sont cent fois, mille fois, dix mille fois, cent millions de fois plus graves que ceux de Devadatta et de Kokalika (note)  ! "
[...] Dans ces deux passages, on retrouve deux fois les huit caractères qui signifient "ils recevront des bienfaits dans leur vie présente". Si ces seize caractères, au total, étaient faux et si, dans cette vie même, Nichiren ne recevait pas de grands bienfaits, les paroles d'or du Bouddha seraient comparables aux discours mensongers et creux de Devadatta et le témoignage du bouddha Taho, qui attesta de leur véracité, ne se distinguerait en rien des assertions frauduleuses de Kokalika. Dans ce cas, aucun de ceux qui s'opposent au Dharma correct ne tombera dans l'enfer avici et il n'y aura pas de bouddha dans les trois phases de la vie  !
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Mais vous avez prêté serment devant Shakyamuni, Taho et les bouddhas des dix directions. Si vous ne me protégez pas, si vous abandonnez Nichiren, ne faites-vous pas du Sutra du Lotus, dans lequel est dit qu'il faut "sincèrement rejeter les enseignements provisoires"(réf.), un épouvantable mensonge  ? Vous aurez trompé tous les bouddhas des dix directions et des trois phases de la vie, commis un crime encore plus grave que les mensonges éhontés de Devadatta et plus condamnable que les fourberies de Kokalika. Certes, vous êtes le grand Bonten, qui vit au sommet du monde de la forme, ou Taishaku appelé "Dieu aux mille regards" résidant au sommet du Mont Sumeru. Mais si vous abandonnez Nichiren, vous deviendrez des bûches qui s'en iront nourrir les flammes de l'enfer avici, et vous resterez à jamais prisonniers de la grande citadelle des souffrances incessantes.
Lettre à Konichi-bo (Minobu, mars 1276 à la veuve Konichi, mère de Yashiro)

Pourtant, des hommes réputés pour leur sagesse, considérés comme de Grands-maîtres, et des lettrés éminents tels que Cheng-guan, de l'école Kegon, ou Shubhakarasimha*, Vajrabodhi*, Amoghavajra*, Kukai*, Ennin* et Enchin, de l'école Shingon, proclament que les sutras Kegon* et Vairocana* sont supérieurs au Sutra du Lotus. Il ne m'appartient pas d'être juge en ce domaine mais, à la lumière des principes les plus élevés du bouddhisme, de tels hommes ne semblent-ils pas les ennemis jurés du Bouddha  ? Ils sont plus malfaisants encore que Devadatta et Kokalika. Leurs crimes sont encore plus graves que ceux de Mahadeva et du brahmane Grand-Arrogance. Et ceux qui ont foi dans les enseignements de ces maîtres fourbes sont eux aussi véritablement effrayants.
[...] Après la naissance du Bouddha, le démon fit pleuvoir des pierres sur lui et mit du poison dans son lait. Plus tard, lorsque le Bouddha Shakyamuni eut quitté le palais [pour mener la vie d'un religieux], le démon prit la forme d'un serpent noir et venimeux qui tenta de lui barrer la route. En d'autres occasions, il s'empara du corps de personnes mauvaises comme Devadatta, Kokalika, le roi Virudhaka et le roi Ajatashatru, les incitant à faire tomber un gros rocher sur le Bouddha qui le blessa et fit couler son sang, à tuer de nombreux membres du clan des Shakya, ou à assassiner ses disciples.
[...] Le défunt Dozen-bo me traita toujours comme l'un de ses disciples favoris, et je ne peux pas croire qu'il ait nourri la moindre haine à mon égard. Mais c'était un homme timoré, et il était attaché à sa position [de supérieur] au temple Seicho-ji. De plus, il redoutait la réaction de Tojo Kagenobu, l'administrateur de la région [s'il prêtait l'oreille à mes enseignements]. Et, au temple [Seicho-ji], vivaient des moines tels qu'Enchi et Jitsujo, aussi mauvais que Devadatta ou Kokalika, dont il craignait les menaces plus que tout. C'est pourquoi il fit la sourde oreille à l'enseignement de son disciple préféré, un disciple qui l'avait respecté pendant de nombreuses années. On peut se demander ce qu'il adviendra d'un tel homme dans sa prochaine vie.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Dans le Sutra du Lotus, le Bouddha promet que toute personne qui croira ne serait-ce qu'en une seule phrase ou une strophe de ce Sutra deviendra bouddha. Ainsi, cela ne fait aucun doute, j'ai suivi la voie correcte qui mène à la sagesse suprême et ultime du Bouddha. Le régent Hojo Tokimune a été mon ami le plus précieux. Hei no Saemon est pour moi ce que fut Devadatta pour Shakyamuni. Les adeptes du Nembutsu d'aujourd'hui sont comparables à Kokalika et les adeptes du Ritsu, à Sunakshatra. Shakyamuni vit aujourd'hui ; notre époque est celle du Bouddha.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Les moines du Japon d'aujourd'hui sont donc tous des personnes très mauvaises, pires même que Devadatta ou Kokalika. Et, parce que les croyants laïcs les respectent et leur font des dons, ce pays se transforme sous nos yeux en enfer des souffrances incessantes. La famine et les épidémies frappent quantité de personnes en cette vie même, leur faisant subir des souffrances horribles, telles qu'on n'en a jamais connues par le passé et, de surcroît, leur pays sera attaqué par un pays étranger. Ceci est uniquement dû à Bonten, à Taishaku, aux divinités Nitten et Gatten, et aux autres divinités.
Réponse à Yasaburo (Minobu, le 4 août 1277 à Saito Yasaburo )

 

 

 

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