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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Mii-dera, Onjo-ji

Après avoir puni Mononobe no Moriya pour son opposition au bouddhisme, le prince Shotoku entreprit de construire des temples et des pagodes au Japon. Depuis cette époque, du souverain suprême aux masses innombrables, tous ont vénéré les statues du Bouddha et ont attentivement étudié les écrits bouddhiques. Il en a résulté que dans les monastères du Mont Hiei et de Nara, la capitale du Sud, dans les grands temples Onjo-ji et To-ji, dans tout le pays à l'intérieur des quatre mers, dans les cinq provinces autour de la capitale (note) et dans les sept régions périphériques, les écrits bouddhiques ont été classés, comme des étoiles dans le ciel, et le pays s'est couvert d'une nuée de temples.
Rissho Ankoku ron (
Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

Ces "moines qui se font passer pour des sages et utilisent leur position pour regrouper autour d'eux toutes les autres personnes mauvaises" où, dans le Japon d'aujourd'hui, faut-il les rechercher  ? Au Mont Hiei  ? Au temple Onjo-ji  ? Au temple To-ji de Kyoto  ? Dans les temples de Nara  ? Au temple Kennin-ji de Kyoto, ou aux temples Jufuku-ji et Kencho-ji de Kamakura  ? Il faut sérieusement se le demander. Ces mots se réfèrent-ils aux moines d'Enryaku-ji [du Mont Hiei] qui portent heaume et armure  ? Désignent-ils les moines du Onjo-ji qui ont consacré leur corps au Dharma et qui pourtant portent des cottes de mailles et des armes  ? Mais ces hommes ne ressemblent pas aux moines vivant dans la forêt "vêtus de haillons et vivant retirés" qui sont décrits dans le Sutra, pas plus qu'ils ne semblent appartenir à la catégorie de ceux qui sont "respectés et révérés par le monde comme des arhats dotés des six pouvoirs mystiques." Ils ne ressemblent pas aux hommes du troisième groupe qui, comme disait Zhanlan*, "sont, de tous, les plus difficile à démasquer". Il se pourrait donc que ces mots désignent des hommes tels que Shoichi de Kyoto et Ryokan de Kamakura. [Même s'ils sont ainsi dénoncés, ] il ne sert à rien de haïr les autres. Lorsque l'on a des yeux, il faut comparer sa propre conduite avec ce qui est écrit dans les sutras.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Les seizième et dix-septième jours du premier mois de cette année, des centaines de moines et de croyants du Nembutsu et d'autres écoles vinrent débattre avec Nichiren. Représentant l'école du Nembutsu, Insho-bo déclara : "Le saint Honen ne nous a pas dit de rejeter le Sutra du Lotus. Il a seulement écrit que chacun devrait réciter le Nembutsu et que ses grands bienfaits permettraient d'accéder à la Terre pure. Même les moines du Tendai exilés sur cette île, ceux des temples Onjo-ji et Enryaku-ji, révèrent Honen comme un saint et vantent l'excellence de son enseignement. Comment avez-vous l'audace d'essayer de les réfuter  ? " Les moines locaux sont encore plus ignorants que ceux de Kamakura. Ils sont absolument pitoyables.
La Lettre de Sado (Sado, 20 mars 1272, à Toki Jonin)

Comme je l'ai souvent déjà souligné par le passé, des maîtres comme Shubhakarasimha* et Vajrabodhi*, Bodhidharma, Huiko, Shandao et Honen, Kukai* du temple To-ji et Enchin du temple Onjo-ji, Ennin* du Mont Hiei ou Ryokan de la région de Kanto, ont probablement lu les paroles d'or, "Maintenant, ... en rejetant sincèrement les enseignements provisoires, [je n'enseignerai que la voie ultime]"(réf.) en les interprétant comme s'il avait été écrit "en rejetant sincèrement l'enseignement véridique, je n'exposerai que les enseignements provisoires." En lisant le passage  : "Parmi tous les sutras, ce Sutra [du lotus] doit être respecté comme le plus élevé."(réf.), ils l'interprètent comme s'il disait  : "Parmi tous les sutras, il tient la place la moins élevée." Et quand ils lisent " [j'ai enseigné de nombreux sutra et] parmi eux, ce Sutra du Lotus occupe la première place"(réf.), c'est comme s'ils lisaient  : "Le Sutra du Lotus occupe la deuxième place" ou "en ordre d'importance, ce Sutra est le troisième." Voilà pourquoi je considère ces moines comme des maîtres hérétiques et leurs enseignements comme erronés et nuisibles.

Question : Les moines du Mont Hiei ont incendié les salles du temple Onjo-ji et les pagodes du Temple de la montagne, brûlant du même coup des milliers et des dizaines de milliers d'images et de sutra bouddhiques. Ils ont accompli là de terribles actions  ! Ils ont plongé les gens de leur époque dans la confusion et les ont détournés du Mont Hiei. Quelle est votre opinion à ce sujet  ?
[...] Réponse : Les principes profondément néfastes sous-tendant ces prières sont parvenus peu à peu jusque dans la région de Kanto, où ils se concrétisent par des rituels régulièrement conduits par les Supérieurs ou les assistants de divers temples. Ces derniers sont incapables de distinguer entre les principes corrects et erronés, entre les enseignements supérieurs et inférieurs, mais pensent qu'il suffit de révérer les Trois trésors. Ainsi [sans réfléchir], ils ont eu recours à ces prières. Et actuellement, non seulement ceux de la région de Kanto mais aussi les patriarches et moines supérieurs du Mont Hiei, de To-ji et de Onjo-ji, tous sont placés sous la juridiction du shogunat de Kanto, ce qui, par conséquent, a conduit les autorités de Kanto à soutenir ces cérémonies.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Il est d'usage dans tous les 171.037 temples bouddhistes du Japon, à commencer par le Mont Hiei, les sept grands temples à Nara, les temples de To-ji et Onjo-ji, de prier pour la paix dans le pays et la sécurité de l’empereur, même lorsqu’ils procèdent à des offices secondaires. De plus, le grand bodhisattva Hachiman fit la promesse de protéger tout spécialement l’empereur. Entré dans le corps impérial de Koken, 48e souverain du Japon, l’esprit de Hachiman déclara : "Depuis sa fondation, aucun sujet n’a jamais pris place sur le trône japonais. Les empereurs doivent d’être de sang impérial." En 859, 1ère année de l’ère de Jogan, Hachiman annonça également, par la bouche du prêtre Gyokyo (note) du temple de Daian-ji  : "J’ai fait le vœu de protéger cent dirigeants du Japon." Les cent dirigeants en question, dont le premier est Jimmu, devraient ainsi être en sécurité quoi qu’il arrive. Personne ne doit essayer de s’emparer du trône.
[...] Lors de l’incident de Jokyu, la Maison impériale convoqua à nouveau les Grands-prêtres, tels que l’administrateur général (sojo) des moines, Jien de l’école Tendai, le Prince Omuro du temple Ninna-ji et le Grand-prêtre d’Onjo-ji, afin qu’ils effectuent un rituel comprenant toutes les sortes de grands dharmas secrets connus au Japon. Tout cela afin d’obliger le bakufu de Kamakura à abdiquer. Le 19e jour du 4e mois, de la 3e année de Jokyn (1221), un rituel fut tenu au Palais Impérial où furent employés 15 autels, et où l’Administrateur général, Jien, mena le rituel du dharma d’ichiji konrin. Le 2e jour du 5e mois, le Grand-prêtre du temple de Ninna-ji présida le rituel du dharma nyoho Aizen (note) dans le Shishinden. Le 8e jour du 6e mois, il dirigea également le service du dharma du Sutra Shugo [Sutra de la protection du souverain de la nation]. Ainsi, ces 41 prêtres, un par un, accomplirent des rituels de prières, utilisant au total les 15 autels. C'était alors la seconde fois au Japon que des rituels d’une telle importance avaient lieu.
Souverains de notre pays
(Minobu, février 1275)

En Chine non plus, rien de tel ne se produisit quand l'empereur de l'ère Huichang [Wu-zong] détruisit les 4600 temples et monastères et contraignit 260 500 moines et nonnes à revenir à la vie séculière. Dans notre propre pays, quand le bouddhisme fut introduit sous le règne de l'empereur Kimmei, Moriya s'opposa à cet enseignement. Par la suite, Kiyomori fit incendier les sept principaux temples de Nara, et les moines du Mont Hiei réduisirent en cendres le temple Onjo-ji, mais à aucun moment une comète d'une telle envergure n'apparut.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Par conséquent, Honen déclara que ceux qui se préoccupent de leur bonheur dans la vie prochaine devraient retirer leur soutien aux temples du Mont Hiei, aux temples To-ji et Onjo-ji ainsi qu'aux sept grands temples principaux de Nara, à tous les temples et monastères de l'archipel du Japon, et qu'ils devraient s'emparer des rizières et des champs appartenant à ces temples afin de les offrir aux temples où se pratique le Nembutsu. Il affirmait que ceux qui le feraient pourraient immanquablement atteindre l'Eveil. C'est ainsi qu'il exhortait chacun à réciter Namu Amida Butsu.
[...] Par conséquent si nous voulons comparer leurs mérites, nous pouvons dire que le Grand-maître* Saicho*, par l'ampleur de la tâche qu'il accomplit, surpassa Nagarjuna et Vasubandhu, et fut plus sage encore que Zhiyi* et Zhanlan*. S'il en est ainsi, comment, à notre époque au Japon, les moines des temples To-ji, Onjo-ji ou des sept grands temples et les adeptes des huit écoles et du Shingon, Zen ou Ritsu, peuvent-ils transgresser les préceptes parfaits du Grand-maître* Saicho*  ? Les moines des neuf régions de Chine devinrent les disciples de Zhiyi*, et adoptèrent les principes de méditation parfaite et de sagesse parfaite qu'il enseignait. Mais puisque aucun sanctuaire pour conférer universellement l'ordination qui mène à l'Eveil parfait et immédiat n'avait été construit en Chine, certains auraient pu ne pas le suivre dans ce domaine des préceptes. Par contre, au Japon, puisque Saicho* établit un tel sanctuaire, ceux qui ne suivent pas le Grand-maître* Saicho* ne peuvent être considérés que comme des non bouddhistes et des personnes mauvaises.
[...] Le Grand-maître* [Saicho*] savait parfaitement laquelle des deux écoles nouvellement introduites de Chine au Japon, Tendai ou Shingon, était supérieure à l'autre. Mais il ne le démontra pas au cours d'un débat public comme il l'avait fait pour établir la supériorité du Tendai sur les six écoles plus anciennes. Pour cette raison peut-être, après la disparition du Grand-maître* Saicho*, les moines du To-ji, des sept temples de Nara, du Onjo-ji aussi bien que des autres temples du Japon tout entier proclamèrent l'école Shingon supérieure à l'école Tendai, et tous, des personnes du plus haut rang jusqu'à celles dont la condition était la plus modeste, en furent persuadés.
[...] 2 Les trois difficultés importantes dont je parlais plus tôt consistent en l'école Nembutsu, l'école Zen et l'école Shingon. L'école Nembutsu, pour commencer, a envahi le Japon tout entier et l'invocation du bouddha Amida se retrouve comme une chanson sur les lèvres des quatre congrégations. Deuxièmement, l'école Zen a produit des moines arrogants qui parlent de leur "triple robe et un bol à aumônes", et couvrent la terre, entre les quatre mers, en se prétendant les guides éclairés du monde entier. Troisièmement, l'école Shingon forme une catégorie à part. Elle bénéficie du soutien des temples du Mont Hiei, des sept temples de Nara, du To-ji, du Onjo-ji et de leurs patriarches, y compris le supérieur du Mont Hiei, omuro, le supérieur du Onjo-ji et les administrateurs des divers temples et sanctuaires.(note) Depuis que le miroir sacré (note) conservé au palais impérial a été détruit par le feu, on a considéré que le précieux mudra du bouddha Vairocana*, miroir du Bouddha, devait le remplacer pour l'empereur ; et puisque le sabre précieux avait sombré dans la mer de l'ouest, (note) on a cru que les cinq grands Honorés avaient le pouvoir de vaincre les ennemis du Japon.
[...] 2 Ces déclarations de Honen suscitèrent d'abord des polémiques avec les moines du Mont Hiei, du To-ji, du Onjo-ji et des sept temples principaux de Nara. Mais la préface du Ojo yoshu parut si convaincante que Kenshin, patriarche du temple du Mont Hiei, fut finalement conquis par la doctrine du Nembutsu et devint un disciple de Honen.
[...] 2 Finalement, il semblerait que Honen, par esprit de vengeance pour avoir été condamné à l'exil, se soit changé en un mauvais esprit qui s'empara des gouvernants, posséda les moines du Mont Hiei et du Onjo-ji qui l'avaient auparavant persécuté, lui et ses disciples ; il poussa certains moines à fomenter une rébellion, d'autres à commettre diverses mauvaises actions. Cela eut pour résultat qu'ils furent presque tous éliminés par Minamoto no Yoritomo.
[...] 2 Aujourd'hui, le shogunat de Kamakura est au sommet de sa prospérité. Les moines Shingon du To-ji, ceux du Mont Hiei, du Onjo-ji et des sept temples principaux de Nara, ainsi que les moines de l'école Hokke qui ont oublié les principes de leur propre école et s'opposent au Dharma, tous s'en vont vers l'est, dans la région de Kanto (note), où ils inclinent la tête, plient les genoux et s'efforcent de diverses manières de gagner les faveurs des samouraïs. En retour, ils obtiennent des positions de supérieur ou d'administrateur des divers temples et monastères de montagne. Et ils continuent à prier pour la paix du pays avec le même enseignement maléfique qui a détruit l'autorité de l'empereur !
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

L'empereur retiré d'Oki [Go-Toba] était le 82e souverain du Japon sous forme humaine. Régnant plus de deux mille ans après l'époque de l'empereur Jimmu, il était la manifestation humaine de la déesse Amaterasu. Qui aurait eu l'audace de s'opposer à un souverain tel que lui  ? En outre, de l'époque de l'empereur Kimmei (509-571) à celle de l'empereur retiré d'Oki, les divers grands principes et enseignements ésotériques du bouddhisme, en provenance de Chine, de Paekche, de Silla et de Koguryo, ont été respectés et pratiqués au Mont Hiei, dans les temples To-ji, Onjo-ji, dans les sept temples majeurs de Nara et partout ailleurs au Japon. Cela dans le but d'assurer la protection du pays et d'assurer la sécurité de son souverain.
Réponse au nyudo Takahashi (Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe)

Les théories d'Ennin* et de Enchin sont aussi difficiles à distinguer de la vérité qu'un moine d'une nonne, ou un objet noir d'un objet bleu foncé. Ainsi, même les sages s'y trompent, et les ignorants font cette confusion. [De cet état de fait il résulte que] durant plus de quatre siècles, sur le Mont Hiei, dans les temples Onjo-ji et To-ji, à Nara, dans les cinq provinces entourant la capitale, dans les sept marches, comme, à vrai dire, dans le Japon tout entier, tous s'opposent au Dharma.
[...] Le temple Onjo-ji, représentant les disciples d'Enchin (Chisho) dans l'école Tendai, se battait sans arrêt avec le temple Enryaku-ji du Mont Hiei qui représentait les disciples d'Ennin* à l'intérieur de la même école (note) et ils s'affrontaient avec autant de violence que des asuras et des dragons malfaisants. D'abord, Onjo-ji fut incendié, puis ce furent les bâtiments du Mont Hiei. Si bien que la représentation du bodhisattva Maitreya à laquelle Enchin avait adressé ses prières fut brûlée, de même que l'objet de culte d'Ennin* qui fut détruit dans un incendie en même temps que la grande salle d'étude du Mont Hiei. Les moines de ces deux temples ont dû avoir l'impression de tomber vivants dans l'enfer avici. Seule la grande salle de pratique du Mont Hiei [construite par Saicho*] fut épargnée.
[...] Il y avait sur le Mont Koya deux temples principaux : le temple d'origine (note) et le Dembo-in. Le temple d'origine, qui comprend la grande pagode, fut fondé par Kukai* et il est consacré au bouddha Dainichi du Monde de la Matrice. Le Dembo-in fut fondé par Shokaku-bo et il est consacré au bouddha Dainichi du Monde de Diamant. Ces deux temples, Onjo-ji [au pied du Mont Hiei] et Enrakyu-ji [au sommet du Mont Hiei] se battaient jour et nuit. Est-ce l'accumulation des mensonges qui provoqua l'apparition au Japon de ces deux calamités [ces temples ennemis du Mont Koya et du Mont Hiei]  ?
[...]  Ainsi, les doctrines des écoles Shingon, Zen et Nembutsu se propagèrent et prospérèrent au Japon. Pour finir, Takanari, l'empereur retiré d'Oki [Go-Toba] s'efforça de renverser Gon no Tayu. Puisqu'il était le souverain, autorité suprême du pays, on pensait que, même sans aucune aide, cela lui serait aussi facile que pour un lion de dévorer un lapin, ou pour un aigle d'attraper un faisan. De plus, depuis plusieurs années, il avait été demandé aux temples du Mont Hiei, au To-ji, au Onjo-ji et aux Sept principaux temples de Nara, aussi bien qu'aux sanctuaires de Tensho Daijin*, du Grand bodhisattva Hachiman, de Sanno, Kamo et Kasuga d'offrir des prières pour la défaite des ennemis de l'empereur et pour la protection divine. Pourtant [lorsque la guerre éclata], les forces impériales furent incapables de résister plus de deux ou trois jours. Finalement, les trois empereurs retirés furent exilés respectivement sur les îles de Sado [exil de Juntoku] et d'Oki [exil de Go-Toba], et dans la province d'Awa (note) et c'est là qu'ils moururent.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Le bodhisattva Hachiman accepterait-il d'aider un vassal qui se rebellerait contre son souverain  ? Pourtant, comme nous le savons, l'empereur et les nobles de son parti furent vaincus par Hojo Yoshitoki. Cette défaite ne fut pas un simple accident. Elle eut lieu parce que les nobles courtisans avaient foi dans les enseignements erronés de Kukai*, dans les doctrines fallacieuses de Ennin* et de Enchin et parce que les moines des monastères du Mont Hiei, To-ji et Onjo-ji s'allièrent aux nobles en faisant des prières contre le shogunat de Kamakura. Ainsi, "les malédictions revinrent frapper ceux qui les avaient formulées"(réf.), comme cela est dit dans le Sutra du Lotus, et par conséquent l'empereur et ses courtisans furent vaincus. Les chefs militaires de Kamakura ne connaissaient aucun rituel et n'offrirent ni prières ni conjurations pour la victoire. Mais s'ils en offrent maintenant, ils connaîtront le même sort que les courtisans.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Les doctrines erronées propagées par ces trois maîtres sont généralement disséminées à partir de trois lieux : To-ji, Soji-in sur le Mont Hiei, et Onjo-ji. Si des mesures ne sont pas prises pour interdire les activités de ces trois temples, le pays sera inévitablement détruit et ses habitants tomberont dans les mauvaises voies. Comprenant bien toute la situation, j'en ai informé le souverain. Mais personne n'a tenu le moindre compte de mes conseils. Que c'est triste  ! Comme c'est regrettable !
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

Les 82e, 83e et 84e souverains sous forme humaine, nommément l'empereur retiré d'Oki [Go-Toba], qui avait pris la tonsure, l'empereur retiré d'Awa [Tsuchimikado] et l'empereur retiré de Sado [Juntoku], ainsi que l'empereur régnant [Chukyo] - demandèrent tous quatre au patriarche et administrateur des moines de l'école Tendai, Jien, ainsi qu'à plus de quarante autres moines éminents, parmi lesquels l'omuro et les moines du Mii-dera, d'offrir des prières pour vaincre Yoshitoki, le "Général Taira". Mais, cette fois encore, le principe de la flèche "se retournant contre celui qui l'a lancée" fut vérifié, et ces quatre souverains furent bannis sur les îles lointaines dont je viens de citer le nom.
La conversion d'un père (Minobu en 1277 à Ikegami Hyoe-no-sakan Munenaga
)

Pendant le cinquième, sixième et septième mois de la troisième année de Jokyu (1221), la cour impériale de Kyoto mena la guerre contre le régime de Kamakura. A ce moment-là, les temples Enrakyu-ji, To-ji, Onjo-ji et les sept grands temples de Nara utilisèrent les rites les plus ésotériques du Shingon dans leurs prières aux divinités Tensho Daijin*, Hachiman et Sanno. Quarante et un moines, parmi les plus renommés, y compris l'ancien supérieur Jien de l'école Tendai, les révérends du To-ji et du Ninna-ji, ainsi que Jojuin du temple Onjo-ji, prièrent sans cesse pour la défaite de Hojo Yoshitoki. Le deuxième fils de l'empereur Go-Toba entama aussi des prières dans la salle des cérémonies d'Etat, le huitième jour du sixième mois. La cour impériale annonça qu'elle serait victorieuse avant huit jours. Mais le septième jour et le quatorzième jour du sixième mois, la bataille se solda par une défaite, et le deuxième fils mourut de chagrin parce que son page bien-aimé, Setaka, avait été décapité. Et pourtant, malgré tout cela, personne ne s'est jamais demandé ce qu'il y avait de faux dans les doctrines Shingon. Les deux cérémonies religieuses qui comprenaient tous les rites ésotériques du Shingon - la première conduite par Myoun, la seconde par Jien - entraînèrent la ruine complète de la Cour impériale japonaise. Et voilà que, pour la troisième fois, on prévoit une cérémonie religieuse de ce type pour repousser l'invasion mongole. Le régime actuel subira certainement le même sort, mais vous devez garder ceci strictement pour vous.
Les Huit Vents (Minobu, 1277 à Shijo Kingo)

Si les Grands-maîtres Ennin* et Enchin n’avaient pas donné beaucoup d’importance aux enseignements des sutras Shingon, et si le Grand-maître* Kukai* s’était abstenu de les diffuser au Mont Hiei et au temple Onjo-ji, on aurait pu éviter que son jugement erroné se répande dans tout le Japon. Les Grands maîtres Ennin* et Enchin ne reconnaissaient pas les sutras de l’école Kegon comme supérieurs au Sutra du Lotus. Cependant, ils apportèrent leur soutien à l’affirmation du Grand-maître* Kukai* selon laquelle le Sutra Vairocana* de l’école Shingon était supérieur au Sutra du Lotus, bien qu’ils appartinssent à l’école Tendai. Ainsi, sans le savoir, ils devinrent l’ennemi du Grand-maître* Saicho* qui avait fondé l’école Tendai au Japon.
[...] Dans l’espoir de prendre une revanche sur le gouvernement shogunal de Kamakura, le camp de la cour impériale s’était concentré sur un rite de prière conduit par Jien, moine supérieur de l’école Tendai, par un moine supérieur de l’école Shingon, par le supérieur du temple Ninna-ji (note) et par le supérieur du temple Onjo-ji, avec une grande assistance de moines de grande vertu venus des 15 grands temples de Nara. Ce rite, basé sur les quinze méthodes ou pratiques ésotériques, instaurées comme la Grande Loi du Shingon par les Grands-maîtres Kukai*, Ennin* et Enchin, fut accompli du 15 mai au 14 juin. En plus de ce rite, une autre session de prières, basée sur la grande prière ésotérique de l’école Shingon, qui n’avait été exécutée qu’en trois occasions au Japon, fut conduite par le prince impérial (dajo) (note), le supérieur du temple Ninna-ji, à partir du 8 juin, dans le Hall des Cérémonies d’Etat (Shishinden). En dépit de la tenue de telles sessions de prières, les forces du bakufu de Kamakura attaquèrent Kyoto le 14 juin et capturèrent les trois ex-empereurs, qui furent exilés dans différentes îles, et décapitèrent les sept subordonnés.
[...]  11) Sonjoo ho (Rituel dédié à l’Auguste-Etoile-du-Ciel) (note). Ce rite ésotérique, traditionnellement exécuté au temple Onjo-ji, est dédié à Myoken, déification de la Grande Ourse (hokuto shichisei) – comme prière pour la longévité et l’élimination des catastrophes.
[...]  Comme le temps passait, la région de Kamakura fut à nouveau sur le point d’être envahie par une puissance étrangère à cause des enseignements erronés de l’école Shingon. Le gouvernement shogunal de Kamakura exerçait sa juridiction, non seulement sur l’ensemble des régions de Kanto, mais il avait aussi pris le cotrôlle du temple Enryaku-ji au Mont Hiei, du temple To-ji à Kyoto, du temple Onjo-ji dans la préfecture de Shiga, et des sept temples principaux de Nara. En conséquence, le dirigeant du gouvernement shogunal de Kamakura, avec sa famille et tous les dignitaires et moines supérieurs de ces temples, sont devenus des fidèles de l’école Shingon, tout juste comme l’ex-empereurGo-Toba, qui était exilé dans l’île d’Oki, avait été un fidèle de l’école Shingon.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

A Ennin* succéda un autre Grand-maître* , du nom d'Enchin, qui propagea cet enseignement depuis le temple Onjo-ji. De tous les temples, c'est selon moi celui qui est à l'origine des désastres qui frappent le pays. Sans Ennin* et Enchin, certains peut-être, parmi les trois mille moines du Mont Hiei, n'auraient jamais admis la supériorité du Shingon. Mais Ennin*, connu également sous le nom de Grand-maître* Jikaku, les fit tous taire, égara leur esprit, et personne n'osa le contredire.
Le roi Rinda (Minobu, le 17 août 1279 à Soya Doso, fils de Soya Kyoshin)

Toutefois aucun de ces traîtres n'a suscité chez le peuple autant de haine que moi, Nichiren. Si vous me demandez pourquoi, je vous répondrai ceci  : il est dit dans le Sutra du Lotus que ce sutra est "le plus élevé de tous les sutras". (réf.) Mais le Grand-maître* Kukai* n'accorde au Sutra du Lotus que la troisième place, tandis que le Grand-maître* Ennin* le classe au deuxième rang, et le Grand-maître* Enchin* suit sur ce point Ennin*. C'est pourquoi, à présent, quand les moines du Mont Hiei, ceux des temples To-ji et Onjo-ji, ont sous les yeux le Sutra du Lotus, ils lisent bien le passage affirmant qu'il est de tous les sutras le plus élevé, mais, même en lisant cela, ils pensent, en réalité, que le Sutra du Lotus n'occupe que le deuxième ou troisième rang.
[...] Maintenant, moi, Nichiren, j'ai révélé que les trois Grands-maîtres Kukai*, Ennin* et Enchin* affirment effrontément dans leurs écrits que le Sutra du Lotus émane du monde de l'obscurité, qu'il est une doctrine erronée et fallacieuse. Si ce que dit le Sutra du Lotus est véridique, qu'adviendra-t-il alors, à votre avis, de tous les moines du Mont Hiei, de To-ji, de Onjo-ji, des sept temples majeurs de Nara et des autres 11 037 temples à travers tout le Japon   ? Si l'on s'en tient aux exemples que je viens de citer, il ne fait aucun doute qu'ils tomberont dans la grande citadelle de l'enfer avici.
Lettre à Akimoto (Minobu, le 27 janvier 1280, à Akimo to)

 

 

 

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