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joyau qui exauce tous les voeux - cintamani
 

C’est comme si l’on possédait un remède composé de cent, de mille (ingrédients). Si on ne le boit pas, il ne peut soulager la maladie. Même en possédant un trésor dans son grenier, si on ne sait pas en ouvrir la porte, on meurt de faim. C’est comme si l’on possédait un remède dans sa poche mais que, faute de connaître son utilisation, on choisisse de ne pas le prendre et de mourir. Les vertus de ce sutra sont semblables au joyau appelé cintamani, évoqué au chapitre Cinq cents disciples reçoivent la prédiction (VIII) et deviennent naturelles, si on associe la contemplation du cœur (kanjin, introspction) à la lecture du sutra.
La doctrine d’Ichinen Sanzen (1258)

Le grand océan contient les nombreux fleuves qui se déversent en lui, la terre immense contient tous les êtres sensitifs et non sensitifs, le "joyau qui exauce les voeux" a le pouvoir de faire pleuvoir d'innombrables trésors et Bonten règne sur le monde des trois plans. Il en va de même pour les cinq caractères de Myo Ho Ren Ge Kyo. En plus de tous les êtres des neuf mondes-états, ils contiennent également ceux qui se trouvent dans l'état de bouddha. Et puisque tous les êtres des dix monde-états sont contenus en eux, les environnements des dix monde-états le sont également.
[...] Le seul caractère Kyo contient tous les sutras de l'univers. Il est comme le "joyau qui exauce les voeux" contenant en lui tous les trésors possibles ou comme l'immensité de l'espace contenant tous les phénomènes. Et parce que ce seul caractère Kyo de Myoho Renge Kyo est l'enseignement suprême parmi tous ceux que le Bouddha exposa de son vivant, les quatre autres caractères, Myo Ho Ren Ge, surpassent la totalité des quatre-vingt mille autres doctrines. [...] Myo se dit Sad en Inde et en Chine se prononce Miao. Myo signifie "incluant tout", ce qui a également le sens de "parfait". Chaque mot et chaque caractère du Sutra du Lotus contient en lui tous les 69 384 caractères qui composent le Sutra. De même, une seule goutte du grand océan comprend les mêmes éléments que l'eau de toutes les rivières qui se déversent dans l'océan, et le "joyau qui exauce les voeux", bien qu'à peine plus grand qu'une graine de pavot, a le pouvoir de prodiguer tous les trésors qu'une personne puisse désirer.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

C'est pourquoi le Sutra Kegon* dit : "C'est dans la plénitude de sa souveraineté qu'il exposa un sutra parfait..." L'ouvrage, composé de soixante volumes, est véritablement parfait, dans chacun de ses caractères et chacune de ses lignes. On peut le comparer au joyau qui exauce tous les voeux qui, à lui seul, a autant de valeur qu'une quantité innombrable de joyaux. Car ce seul joyau peut faire pleuvoir dix mille joyaux aussi précieux que dix mille trésors. De même, un seul mot du Sutra Kegon est aussi riche de sens que dix mille mots. Le passage qui proclame l'identité entre "l'esprit, le Bouddha et les simples mortels" (note), représente non seulement le coeur des enseignements Kegon, mais aussi celui des enseignements Hosso (note), Sanron, Shingon et Tendai.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Pour avoir pu entendre ces huit caractères, Sessen Doji fut transporté de joie mais il eut l'impression de n'avoir obtenu que la moitié du Joyau qui exauce tous les voeux. Ou de voir une plante qui fleurit mais ne donne pas de fruits. Quand il exprima son désir d'entendre les huit autres caractères, le démon lui répondit : "Je n'ai rien mangé depuis des jours, je n'ai plus toute ma tête. Je serais incapable d'enseigner ces huit caractères. Donne-moi d'abord à manger.
[...] Le Myohorengekyo se compose de huit volumes. Lire ces huit volumes équivaut en fait à en lire seize parce que le Sutra fut exposé par Shakyamuni et que Taho en confirma la véracité. Ces seize volumes, à leur tour, équivalent à un nombre infini de volumes, car ils ont été confirmés par tous les bouddhas des dix directions. De même, chaque caractère équivaut en fait à deux caractères car il a été prononcé par le Bouddha Shakyamuni et confirmé par le bouddha Taho. Un seul caractère équivaut à un nombre infini de caractères, car il appartient au Sutra dont la validité a été attestée par tous les bouddhas des dix directions. C'est comparable au joyau qui exauce tous les voeux, joyau unique mais qui a le pouvoir de faire pleuvoir autant de trésors que deux, ou d'innombrables joyaux. Chaque caractère du Sutra du Lotus est un trésor équivalant à une inestimable quantité de joyaux. Le caractère Myo [Myoho Renge Kyo] fut prononcé par deux langues, celles de Shakyamuni et de Taho. Les langues de ces deux bouddhas sont comparables aux huit pétales d'un lotus, un pétale reposant sur l'autre, sur lequel est posé, comme un joyau, le caractère Myo.
Lettre à Nichimyo Shonin (Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Ainsi, l'ensemble du texte constitue en réalité trois textes, chacune de ses phrases représente trois phrases, chacun de ses mots vaut trois mots, car le bienfait procuré par le Sutra du Lotus est tel qu'un seul de ses mots contient les triples bienfaits des bouddhas Shakyamuni, Taho et de tous les autres bouddhas des dix directions.
On pourrait comparer cela au joyau qui exauce tous les voeux. Un joyau de cette sorte est l'équivalent de cent joyaux de même nature. Un de ces joyaux a le pouvoir de procurer d'innombrables trésors, et cent joyaux peuvent également procurer des trésors inépuisables. C'est comme réduire en poudre cent plantes médicinales pour confectionner un médicament, ou pour en fabriquer cent. Qu'il n'y en ait qu'un ou qu'il y en ait cent, dans tous les cas, le remède aura le pouvoir de guérir la maladie. C'est comparable encore au grand océan  : chacune de ses gouttes est faite des divers cours d'eau qui se jettent dans l'océan, et l'océan lui-même contient la saveur de tous les cours d'eau qui se déversent en lui.

La voix pure et portant loin (Sado, septembre 1272, à Shijo Kingo)

Aux personnes des deux véhicules à qui [pensait-on jusqu'alors] la bodhéité était inaccessible, il fut prédit qu'elles deviendraient en fait bouddha. (note) C'était aussi surprenant que d'entendre affirmer que des graines brûlées produiraient fleurs et fruits. Et la révélation, par Shakyamuni, qu'il avait atteint l'Eveil dans un passé atemporel était aussi stupéfiante que s'il avait prétendu qu'un vieillard de cent ans était le fils d'un jeune homme de vingt-cinq ans (note). Il révéla aussi le principe d'ichinen sanzen qui indique que les neuf mondes-états incluent l'état de bouddha et que l'état de bouddha inclut les autres états. Par conséquent un seul mot de ce Sutra est aussi précieux que le joyau qui exauce tous les voeux, et un seul passage de ce Sutra est la graine de tous les bouddhas
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui) .

Le Maka Shikan, chef-d'oeuvre du Grand-maître* Zhiyi*, contient l'essence de tous les sutras bouddhiques. Dans les cinq cents ans qui suivirent l'introduction du bouddhisme en Chine, il y eut sept grands maîtres au nord du fleuve Yangzi, et trois au sud. Leur sagesse était aussi resplendissante que le soleil et la lune, et leur vertu était vantée en tous lieux. Ils étaient cependant incapables de discerner quels sutras étaient profonds ou superficiels, inférieurs ou supérieurs, et l'ordre dans lequel ils avaient été enseignés. Ce fut le Grand-maître* Zhiyi* qui non seulement clarifia les enseignements du Bouddha mais aussi découvrit ichinen sanzen, le joyau qui exauce les voeux, dans les profondeurs de Myoho Renge Kyo, et en fit don à tous les hommes des Trois Pays [l'Inde, la Chine et le Japon]. Cet enseignement prit sa source en Chine. Même les grands érudits de l'Inde ne purent formuler un tel concept.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Le Bouddha Shakyamuni naquit en Inde et exposa divers enseignements sacrés tout au long de sa vie. Il enseignait depuis quarante-trois ans lorsqu'il exposa pour la première fois le Sutra du Lotus. Dès lors, pendant les huit années qui suivirent, tous ses disciples adoptèrent la croyance du Sutra du Lotus, comparable au joyau qui exauce tous les vœux. Toutefois, le Japon est séparé de l'Inde par une distance de deux cent mille ri de montagnes et de mer, si bien que ses habitants ne purent même pas entendre le nom du Sutra du Lotus.
La tortue borgne et le bois de santal flottant (Minobu le 26 mars 1279 à la femme de Matsuno)

 

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