Qui est qui sur le Shutei Gohonzon


Ryuei Michael McCormick

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Ceci résume les explications données sur ce qui est inscrit sur le Gohonzon dans
Lotus Seeds: The Essence of Nichiren Shu Buddhism (Graines de Lotus. Essence du Bouddhisme de la Nichiren Shu) par Ryuei McCormick. Edité par Nichiren Buddhist Temple of San Jose en 2005.

Contenu :

1 - Namu Myoho Renge Kyo
2 - Les bouddhas
3 - Les bodhisattvas Surgis de Terre
4 - Les bodhisattvas Provisoires
5 - Les Vidya-rajas
6 - Les Grands disciples shravakas
7 - Les devas – Divinités védiques
8 - Quatre rois célestes
9 - Sous les Ciels
10 - Kami - Les divinités shintoïstes
11 - La succession
12 - Nichiren

 

1 - Namu Myoho Renge Kyo
Adhésion au Dharma Merveilleux du Sutra du Lotus

En sino-japonais, Sutra du Lotus se dit « Myo Ho Ren Ge Kyo ». Ces cinq caractères expriment le cœur de l’enseignement de Shakyamuni, car ce mantra résume l’essence de ce sutra. Les cinq caractères  Myo-Ho-Ren-Ge-Kyo sont la clé pour réactiver la nature de bouddha (budha dathu) qui existe en toute vie. Lorsque Namu, qui signifie ‘se consacrer’, est ajouté au titre, le mantra signifie  “Je me consacre au Dharma Merveilleux du Sutra du Lotus.” Selon Nichiren, par le simple fait de réciter Namu Myoho Renge Kyo nous exprimons notre confiance dans le Bouddha Atemporel et ouvrons nos vies aux qualités et aux bienfaits de la bodhéité

Pour mieux appréhender tout ce qu’exprime Namu Myoho Renge Kyo, revoyons la signification profonde de chacun des termes qui le composent.

Namu provient du sanskrit ‘‘namas’’ qui signifie ‘‘je me consacre à” ou “je prends refuge dans”. C’est la confirmation que lorsque toutes nos tentatives personnelles pour atteindre le bonheur ont échoué, la seule façon d’y parvenir est uniquement le Dharma. Myoho signifie “Vrai Dharma” ou “Dharma Merveilleux”.  Cela se réfère au dynamisme d’interdépendance de la vraie nature de la vie dans laquelle toute chose existe uniquement  dans l’interaction  et dans la transformation permanente.  En fait, buddha dhatu (nature de bouddha) est une façon de nommer le potentiel inhérent à la vie en mettant l’accent sur sa véritable nature.

Renge veut dire fleur du lotus.  Produisant simultanément ses fleurs et ses graines, le lotus illustre le fonctionnement du Dharma Merveilleux, en symbolisant la simultanéité de la cause et de l’effet – dans le cas présent, l’aspiration et la réalisation. Il symbolise également l’éclosion de la pureté de la bodhéité  au milieu de la vase de la vie quotidienne, tout comme la fleur blanche du lotus s’épanouit au milieu de marécages.

Kyo veut dire ‘‘sutra’’ comme on appelle les écritures bouddhistes.  Sutra désigne la trame d’un discours. Dans ce contexte,  on se réfère à tous les enseignements du Bouddha qui trouvent leur apogée dans le Sutra du Lotus. Au sens large, étant donné que tous les phénomènes expriment les enseignements du bouddha, on peut les considérer comme des manifestations de la vérité du Sutra du Lotus. La récitation de  Namu Myoho Renge Kyo est donc l’expression verbale de notre désir de bodhéité. C’est également l’affirmation de notre conviction que la bodhéité est la nature intrinsèque de notre vie pouvant être réalisée à tout moment. Par cette récitation nous plantons la graine de l’Eveil dans nos vies et dans celles des autres. Plus nous cultiverons ces graines par notre pratique, plus nous incarnerons notre idéal.

Senchu Murano (note) dit :

« “ Myoho Renge Kyo’’ n’est pas seulement le titre du Sutra du Lotus mais il représente le Dharma même. C’est le cœur du Sutra du Lotus, symbole du bouddhisme nichirenien, la graine de bodhéité qui doit être semée dans les esprits de ceux qui aspirent à l’Eveil. Pour conclure, on peut dire que le monde Saha purifié est le palais du Bouddha Shakyamuni, le Roi du Dharma et que Namu Myoho Renge Kyo est l’étendard hissé sur le toit du palais du Grand Roi du Dharma.»réf.)

Senchu Murano poursuit :

« Le daimoku symbolise  le monde Saha purifié du Bouddha Shakyamuni originel, il est l’étendard du palais du Grand Roi du Dharma. Là où règne daimoku règne aussi le Bouddha. Même si l’Empereur est dans ses terres, l’existence de l’étendard impérial le rend présent partout. Même quand le Grand Mandala n’est pas calligraphié en entier, voire pas du tout inscrit, le Bouddha est néanmoins représenté par le daimoku. C’est pourquoi l’Ippen Shudai (Gohonzon du Daimoku) peut être considéré comme légitime.» (réf.)  


SUITE : les bouddhas

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