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Extraits de gosho sur

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Shudama - Fumyo
 

Le démon qui apparut devant Sessen Doji était une métamorphose de Taishaku. La colombe qui implora la protection du roi Shibi était le dieu Visvakarman (Bishukatsuma). Le roi Shudama (Fumyo), emprisonné dans le château du roi Hanzoku, était le vénérable Shakyamuni lui-même. Les yeux des hommes ne leur permettent pas de percevoir leur véritable identité, mais les yeux du Bouddha y parviennent. Comme le dit un sutra, [même si nous ne pouvons pas les voir], il existe des repères dans le ciel pour les oiseaux et dans la mer pour les poissons.
L'Exil d'Izu (juin 1261 à Funamori Yasaburo)

Il est donc impératif de s'acquitter de sa dette de gratitude envers les Trois trésors. Autrefois, il y eut des sages tels que Sessen Doji, les bodhisattvas Jotai et Yakuo, et le roi Fumyo [qui tous offrirent leur vie pour exprimer leur reconnaissance]. Le premier se livra en pâture au démon, le deuxième vendit son sang et sa moelle, le troisième se brûla les bras, et le quatrième était prêt à se faire décapiter. Les simples mortels, à l'époque des Derniers jours du Dharma, tout en recevant les bienfaits des Trois trésors, négligent complètement la reconnaissance. Comment, dans ces conditions, pourraient-ils atteindre la bodhéité  ? Les sutras Shinjikan, Bommo et d'autres encore affirment que ceux qui étudient le bouddhisme et reçoivent les préceptes menant à l'Eveil parfait et immédiat doivent nécessairement s'acquitter de leur dette de reconnaissance.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Ce joyau qu'est le caractère Myo contient toutes les rétributions reçues par le Bouddha en pratiquant les six paramitas dans ses existences passées : les bienfaits obtenus par Shakyamuni lorsqu'il fit don de son corps à une tigresse affamée (note) ou lorsqu'il offrit sa propre chair pour sauver une colombe (note)  ; ceux qu'il obtint sous la forme du roi Shudama, lorsque, pour rester fidèle à sa parole, il refusa de transgresser les préceptes ; les bienfaits obtenus sous la forme de l'ascète Ninniku lorsqu'il endura la punition infligée par le roi Kari ; ou sous la forme du prince Nose et sous celle de l'ascète Shojari. Le seul caractère Myo contient tous les bienfaits accumulés au cours de ces six vies, aussi bien que tous les autres bienfaits possibles.
Lettre à Nichimyo Shonin (Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Il serait totalement impossible, j'en suis persuadé, que de grands auditeurs-shravakas, tels que Shariputra et Maudgalyayana, abandonnent jamais une personne, quelle qu'elle soit, qui a respecté l'un des enseignements sacrés exposés de son vivant par le Bouddha. Mais ils éprouvent sans doute une certaine rancune envers les divers sutras enseignés avant le Sutra du Lotus, car on y trouve à leur encontre quelques remontrances sévères : "Au coeur de l'enseignement du Bouddha... ils sont comme des graines qui ne pourront plus germer."(réf.) Or, désormais, ces auditeurs-shravakas sont devenus des bouddhas du nom de Keko, Myoso, Fumyo, par une bonne fortune totalement inattendue. Ce fut sans doute pour eux comme si le Mont Kunlun s'effondrait soudain sous leurs yeux pour leur livrer ses trésors.

Un dirigeant sage ne ment jamais, même si dire vrai doit provoquer sa perte. A plus forte raison le Bouddha Shakyamuni ne parlerait-il jamais de manière trompeuse  ! Lorsqu'il était le roi Fumyo, il revint au palais du roi Hanzoku parce qu'il observait le précepte interdisant le mensonge. Lorsqu'il rencontra le roi Kali, il déclara que ceux qui ne disent qu'une petite partie de la vérité ou qui disent de grands mensonges tomberont en enfer. De plus, le Sutra du Lotus est celui dans lequel le Bouddha lui-même déclare : "L'Honoré du monde a longtemps exposé ses doctrines et maintenant doit révéler la vérité"(réf.)  ; de plus, il fut enseigné à l'Assemblée où le bouddha Taho et tous les autres bouddhas des dix directions étaient réunis, comme Nitten, Gatten et les Etoiles innombrables, tous en rangs côte à côte. Si le Sutra du Lotus comportait le moindre mensonge, en quoi d'autre les gens pourraient-ils avoir confiance ?
La bonne fortune en cette vie (Minobu, le 19 janvier 1276, à Nanjo Tokimitsu)

Avant de quitter la vie séculière, Aniruddha était un descendant d'un roi-faisant-tourner-la-roue, véritable souverain de l'Inde, le petit-fils du roi Simahahanu et le neveu du roi Shuddhodana, héritier du roi Dronodana. Il appartenait à une famille dont la terre entière connaissait la noblesse. Chaque jour, 12 000 personnes entraient et sortaient de sa demeure : 6 000 venaient emprunter des richesses à sa famille, et 6 000 autres venaient rembourser leur dette. Non content d'être un homme très riche, lorsqu'il devint par la suite disciple du Bouddha, il parvint au plus haut degré de clairvoyance divine. Et le Bouddha fit cette prédiction (réf.), dans le Sutra du Lotus, qu'Aniruddha deviendrait un bouddha du nom de Fumyo.
Réponse à Tokimitsu (Minobu, le 8 juillet 1278, à Nanjo Tokimitsu)

Le Bouddha Shakyamuni avait un oncle, le roi Dronodana, et ce roi eut un fils appelé Aniruddha. Ce prince était né avec dans la main un bol empli de riz. À peine ce riz mangé, une nouvelle portion de riz venait remplir le bol, et cela sans interruption, si bien que pas un instant le bol ne restait vide. C'est pourquoi on donna au prince enfant le surnom de Nyoi (A-volonté) et, par la grâce du Sutra du Lotus, il devint un bouddha du nom de Fumyo [Clarté universelle]. Si nous nous interrogeons sur la cause créée par lui dans une vie antérieure, nous voyons qu'en période de famine, il avait offert un plat de millet à un moine pratyekabuddha.
Enseignement correspondant à l'esprit du Bouddha (Minobu, le 2 mai 1279, à Niike Saemon-no-jo)

 

 

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