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Extraits de gosho sur

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recevoir et garder
 

Le vrai Dharma dans leur vie équivaut à "ils en éprouveront la rétribution au cours de cette existence". Cela est indiqué dans le Sutra du Lotus, chapitre XXVIII, Exhortation du bodhisattva Fugen : "Celui qui, par ailleurs, en voyant quelqu'un recevoir et garder ce Sutra, met l'accent sur ses fautes et ses défauts, qu'ils soient réels ou non, contractera la lèpre blanche dès la présente existence" ; et dans le Ninno kyo : "Toute personne qui détruit les graines de la bodhéité aura à souffrir du manque de piété filiale de ses enfants et ne connaîtra pas la paix parmi ses proches ;
Sainan Koki Yurai - La cause des désastres (
Kamakura, février 1260)

On lit, dans le chapitre Hoben* (II) : "L'Honoré du monde a longtemps exposé ses doctrines et doit maintenant révéler la vérité."(réf) Il y est dit aussi : "[Dans les terres des bouddhas des dix directions, ] il y a le Dharma d'un Véhicule unique. Il n'y en a pas deux, il n'y en a pas trois." Ces passages signifient que seul le Sutra du Lotus exprime la vérité. De nouveau, dans le deuxième volume, on lit : "Je [Shakyamuni] suis le seul à pouvoir les sauver."(réf.) Et il y est question de "désirer uniquement recevoir et garder l'écrit du Mahayana, sans accepter même un seul vers des autres sutras."(réf.) Il y est dit aussi : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce Sutra et au contraire s'y oppose détruit instantanément les graines qui permettent de devenir bouddha en ce monde (...) Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.)
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (Kamakura ? mars 1263 ? à Nichiji ?)

Au chapitre Hoben* (II), dans le premier volume du Sutra du Lotus, le Bouddha déclare : "En rejetant sincèrement les enseignements provisoires, j'enseignerai exclusivement la Voie suprême."(réf.) Ce passage indique qu'il faut honnêtement rejeter les principes exposés par le Bouddha dans les divers sutras enseignés au cours des quarante-deux années précédentes, nommément les doctrines du Nembutsu, du Shingon, du Zen et du Ritsu, auxquelles vous avez fait allusion. Le sens de ce passage est parfaitement clair. Et, de plus, nous avons l'avertissement donné au chapitre Hiyu* (III)  dans le deuxième volume, "l'unique désir de recevoir et de garder l'écrit du Mahayana, sans accepter un seul vers d'aucun autre sutra." Ce passage indique que, quelle que soit l'année de la vie du Bouddha où un sutra a été enseigné, il ne faut pas accepter un seul vers d'un sutra autre que le Sutra du Lotus.
[...] 2 Dans le huitième volume du Sutra du Lotus, au chapitre Darani* (XXVI), le Bouddha déclare : "Le seul fait de protéger les personnes qui reçoivent et récitent le nom du Sutra du Lotus vous procurera une bonne fortune incommensurable."
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

On lit dans le huitième volume du Myoho Renge Kyo : "La bonne fortune de ceux qui reçoivent et gardent le nom du Sutra du Lotus est impossible à évaluer." Il est dit dans le Sho Hokke Kyo : "Si quelqu'un entend parler de ce Sutra, proclame et garde respectueusement son Titre, il connaîtra des bienfaits incommensurables." Et dans le Tembon Hoke Kyo, on lit : "Celui qui reçoit et garde le nom du Sutra du Lotus connaîtra une bonne fortune inappréciable." Ces passages indiquent que la bonne fortune obtenue simplement en récitant le Titre est inestimable. Recevoir, garder, lire, réciter, apprécier et protéger les huit volumes et les vingt-huit chapitres du Sutra du Lotus est ce que l'on appelle la pratique complète. Recevoir et garder les chapitres Hoben* (II) et Juryo* (XVI) est ce que l'on appelle la pratique abrégée. Et simplement réciter quatre phrases versifiées ou le Titre est ce que l'on appelle la pratique essentielle. Par conséquent, parmi les trois sortes de pratique, complète, abrégée et essentielle, le daimoku constitue la pratique essentielle.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Il est dit dans le Sutra Shuryogon* : "Si une personne qui a commis les cinq forfaits entend parler de cette puissante méditation (note) et que naît en elle le désir de parvenir à l'Eveil suprême, alors, contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle sera en mesure d'atteindre la bodhéité. Mais, Honoré du monde, un arhat qui a anéanti tous les désirs est comme un vase brisé. Il ne sera jamais capable de recevoir et retenir en lui cette concentration."
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Imaginez plutôt ces mille bouddhas tendant la main à tous les disciples de Nichiren, moines et laïcs, qui récitent Namu Myoho Renge Kyo, comme autant de melons ou de plantes étendant leurs fins rameaux. Si mes disciples ont pu recevoir et garder le Sutra du Lotus, c'est en vertu des liens solides qu'ils ont créés avec cet enseignement dans leurs existences passées. Il est alors certain qu'à l'avenir, ils atteindront la bodhéité. L'héritage du Sutra du Lotus coule dans la vie de ceux qui ne le trahissent dans aucune existence, passée, présente ou future. Mais ceux qui doutent du Sutra du Lotus et s'y opposent "détruisent immédiatement la graine de la bodhéité en ce monde."(réf.) Parce qu'ils se privent de la possibilité d'atteindre la bodhéité, ils ne partagent pas l'héritage ultime de la foi.
L'héritage du Dharma ultime de la vie (février 1272, à Sairen-bo Nichiji)

C'est alors que le Bouddha posa à trois reprises une question : «Je m'adresse donc à la grande assemblée : lorsque je serai dans l'état d'extinction,/ qui pourra recevoir et garder,/ lire et réciter ce sutra  ? Maintenant, en présence du Bouddha, que celui-là avance/ et exprime son vœu  ! "(réf.)
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

On lit dans le Sutra Muryoju : "[Croire en ce sutra] est la plus grande de toutes les difficultés. Rien n'est plus difficile que cela." Et le Sutra Amida se présente comme une doctrine "difficile à croire". Ces passages signifient que recevoir et garder ces sutras est la plus grande de toutes les difficultés, que rien n'est en réalité plus difficile, et que ce sont des doctrines difficiles à croire.
[...] Il est dit dans le Sutra : "Le Bouddha s'adressa aux Filles-démones en leur disant : "Excellent  ! Excellent  ! Si vous protégez ceux qui reçoivent et gardent le nom du Sutra du Lotus vos mérites seront incommensurables."(réf.) Ce passage signifie que, lorsque les dix Filles-démones firent serment de protéger ceux qui garderaient le Titre du Sutra du Lotus, l'Honoré du monde fit leur éloge en ces termes  : "Magnifique  ! Magnifique  ! En protégeant ceux qui reçoivent et gardent Namu Myoho Renge Kyo vous goûterez des bienfaits inestimables  ! Splendides  ! Véritablement extraordinaires  ! " Cela indique que nous, simples mortels, en marchant aussi bien que debout, assis ou allongés, nous devrions réciter Namu Myoho Renge Kyo.
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (Minobu, mars 1277 ? à Myoho-ama)

Puisque le Sutra du Lotus définit notre vie comme la vie du Bouddha, notre esprit comme la sagesse du Bouddha, et nos actions comme le comportement du Bouddha, tous ceux qui reçoivent et gardent, ne serait-ce qu'une phrase ou un vers de ce sutra, seront dotés de ces trois propriétés. Namu Myoho Renge Kyo n'est qu'une simple phrase, mais qui contient l'essence du Sutra tout entier. Vous demandez si l'on peut atteindre la bodhéité rien qu'en récitant Namu Myoho Renge Kyo et c'est la question primordiale. Namu Myoho Renge Kyo est le cœur-même de l'ensemble du Sutra et la substance de ses huit volumes.
[...] En cette époque des Derniers jours du Dharma, ceux qui s'enquièrent du sens, ne serait-ce que d'une phrase ou d'un vers du Sutra du Lotus, sont encore moins nombreux que ceux qui pourraient lancer le grand Mont Sumeru sur une autre planète comme un simple caillou ; ou qui, d'un coup de pied, pourraient envoyer au loin la galaxie entière comme un ballon. Ils sont encore moins nombreux que ceux qui peuvent recevoir et enseigner la multitude des autres sutras, permettant ainsi à leurs auditeurs, moines et laïcs d'acquérir les six pouvoirs mystiques.
[...] Réciter deux fois daimoku revient à lire deux fois le Sutra tout entier ; réciter cent fois daimoku équivaut à lire cent fois le Sutra  ; et réciter mille fois daimoku équivaut à lire mille fois le Sutra. Donc, réciter continuellement daimoku revient à lire continuellement le Sutra du Lotus. Les soixante volumes (note) de Zhiyi* offrent exactement la même interprétation. Ce Dharma si facile à recevoir et si facile à pratiquer a été enseigné pour le bien de toute l'humanité à l'époque mauvaise des Derniers jours du Dharma.
[...] Tous ces enseignements ont pour but d'exhorter à recevoir et à garder le Sutra du Lotus à l'époque des Derniers jours du Dharma. Les moines hérétiques du Japon, de la Chine et de l'Inde se sont tous révélés incapables de saisir cette évidence. Les écoles Nembutsu, Shingon, Zen et Ritsu suivent soit les enseignements du Hinayana, soit ceux du Mahayana provisoire*, mais ont rejeté le Sutra du Lotus. Leurs moines ont une mauvaise compréhension du bouddhisme, sans toutefois prendre conscience de leurs erreurs.
La phrase unique et essentielle (Minobu, le 3 juillet 1278, à Myoho-ama)

Il est dit dans le 7e volume du Sutra du Lotus : "Même si une personne remplissait un système majeur de mondes des Sept sortes de trésors pour en faire don au Bouddha, aux grands bodhisattvas, aux pratyekabuddhas ou aux arhats, les bienfaits que cette personne obtiendrait ne pourraient pas égaler ceux que procurent l'acceptation et la pratique de ce Sutra du Lotus, ne serait-ce que d'une strophe de quatre lignes  ! Cette dernière attitude est, de toutes, celle qui apporte le plus grand nombre de bienfaits."(réf.) À propos de ce passage, on lit, dans le 10e volume du Hokke Mongu* : "L'affirmation que le don des Sept sortes de trésors aux personnes des quatre nobles états n'égale pas la pratique d'une seule strophe du Sutra du Lotus, s'explique par le fait que le Dharma est le Maître de ces sages. Rien n'est supérieur au Dharma pour la capacité de faire naître, de nourrir, d'amener à maturité et de faire prospérer. Par conséquent, la personne est moins importante que le Dharma qui est suprême." Dans le 10e volume du Hokke Mongu Ki*, ce passage est commenté de la manière suivante : "On peut comparer cela à des parents qui accordent immanquablement à leurs enfants quatre formes de protection. "Faire naître", c'est faire apparaître le désir de rechercher la voie par le pouvoir du Dharma. "Nourrir", c'est inciter à pratiquer le Dharma du début jusqu'à la fin. "Amener à maturité", c'est permettre de récolter le fruit suprême de la bodhéité. "Faire prospérer", c'est apparaître sous diverses formes dans le monde des phénomènes pour sauver les autres. Même si ces quatre étapes sont distinctes, toutes découlent du Dharma."(réf.) Voilà le sens de ce passage du Sutra du Lotus et des commentaires de Zhiyi* et de Zhanlan* : recevoir et garder, protéger et croire, ne serait-ce qu'une strophe du Sutra du Lotus, est encore plus bénéfique que de faire des dons à tous les êtres vivants, des offrandes aux arhats, ou même d'offrir à tous les bouddhas assez des Sept sortes de trésors pour emplir la totalité d'un système majeur de mondes.
La bonne fortune inégalée (Minobu, 1l mai 1280, au seigneur Nishiyama)

 

 

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