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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Tang Taizong
 

Le moine chinois, Maître du tripitaka Xuanzang voyagea jusqu'en Inde, passant dix-sept années à visiter au moins cent trente royaumes indiens. Il rejeta tous les autres enseignements du bouddhisme mais rapporta en Chine la doctrine de l'école Hosso qu'il exposa à un sage souverain, l'empereur Taizong, de la dynastie Tang. Xuanzang eut parmi ses disciples des hommes tels que Shen-tai, Jiaxiang, Puguang et Kui-ji. Il enseigna dans le grand temple Cien-si de Changan et répandit ses enseignements dans plus de trois cent soixante provinces de Chine.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

L'empereur Taizong fut un dirigeant de grande valeur. Prenant pour guide le Savant-maître* Xuanzang, il adhéra aux enseignements de l'école Hosso, et aucun de ses sujets ne prit le risque de faire autrement. L'école Hosso est une branche du Mahayana, mais elle enseigne un principe, celui des cinq natures distinctes, qui est un grand fléau du bouddhisme. C'est un principe pernicieux, pire que le plus fallacieux des principes enseignés par des religions non bouddhiques, et il n'aurait jamais dû être accepté par quiconque, dans aucun des trois pays, Inde, Chine et Japon. Pour finir, il fut réfuté au Japon par le Grand-maître* Saicho*. Et pourtant, malgré la gravité des erreurs de l'école Hosso, l'empereur Taizong eut foi en sa doctrine, et tous suivirent cet exemple, sans le contester.
La voix pure et portant loin (Sado, septembre 1272, à Shijo Kingo)

Entre la fin du quatrième centenaire et le début du cinquième centenaire après l'introduction, sous la dynastie des Han postérieurs, du bouddhisme en Chine, sous les dynasties Chen et Shui, vécut un jeune moine modeste du nom de Zhiyi* qui fut connu par la suite sous le nom de Grand-maître* Sage du Tian-tai. Il réfuta les enseignements erronés des écoles du Sud et du Nord, et établit clairement que, parmi les enseignements sacrés exposés par Shakyamuni de son vivant, le Sutra du Lotus est le plus élevé, que le Sutra du Nirvana occupe la deuxième place et le Sutra Kegon*, la troisième. Voilà ce qui se produisit au cours de la première période de cinq cents ans de l'époque du Dharma formel, celle que le Sutra Daijuku appelle l'ère de la lecture, de la récitation et de l'écoute. Dans la seconde période de cinq cents ans de l'époque du Dharma formel, sous le règne de l'empereur Taizong, au commencement de la dynastie Tang, le Savant-maître* Xuanzang se rendit en Inde, et, pendant dix-neuf ans, visita les temples et alla voir les stupa de près de cent trente royaumes. Il rencontra de nombreux maîtres bouddhistes et étudia tous les profonds principes contenus dans les douze catégories de sutras et les 80000 enseignements sacrés. Il rencontra ainsi deux écoles, Hosso et Sanron.
[...] Examinons le sens de ce passage du Sutra. Les autres sutras ont leurs adeptes. Ainsi, le Sutra Kegon* est révéré par les bodhisattvas Fugen, Gedatsugatsu, Nagarjuna et Ashvaghosha, par le Grand-maître* Fa-zang, le maître Qingliang, l'impératrice Ze-tian (Tse-t'ien), le Précepteur Shinjo, l'administrateur de moines, Ryoben et l'empereur Shomu. Les sutras Jimmitsu* et Hannya* ont pour adeptes le bodhisattva Shogisho, le vénérable Subhuti, le Grand-maître* Jizang, l'éminent lettré Xuanzang, les empereurs Taizong et Gaozong, les moines Kanroku et Dosho et l'empereur Kotoku. Ceux qui croient dans le Sutra Vairocana*, de l'école Kegon, sont les bodhisattvas Kongosatta, Nagarjuna, Nagabodhi, le roi Satavahana, les Savant-maître* Shubhakarasimha* (Shan-wu-wei), Vajrabodhi* et Amoghavajra*, les empereurs Xuanzong et Taizong, le moine Huiguo et les Grands-maîtres Kukai* et Ennin*. Et ceux qui révèrent le Sutra du Nirvana sont le bodhisattva Kasho Doji, les cinquante-deux sortes d'êtres, le Savant-maître* Dharmakshema, Fa-yun du temple Guangzhe-si et les dix moines éminents (note) des trois écoles de la Chine du Sud et des sept écoles de la Chine du Nord, ont eux aussi suivi d'autres sutras que le Sutra du Lotus.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Le Grand-maître* Ci-en fut le disciple du moine Xuan-zang et le précepteur de l'empereur Taizong. Ce fut un saint, non seulement familier des textes sanscrits et chinois, mais qui avait également appris par coeur l'intégralité des sutras du Bouddha. On dit que les cendres du Bouddha tombaient de son pinceau et que des rayons de lumière filtraient entre ses dents. Ses contemporains le respectaient comme le soleil ou la lune, et les hommes des époques suivantes recherchèrent avec ferveur ses enseignements pour guider leur vie. Et pourtant, le Grand-maître* Saicho* le critiqua, en écrivant : "Tout en faisant l'éloge du Sutra du Lotus, il en détruit le coeur." Cette citation indique que, tout en voulant honorer le Sutra du Lotus, en fait, il le détruisait.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Plus tard, sous le règne de l'empereur Taizong, apparut un moine que l'on appela le Savant-maître* Xuanzang. Il se rendit en Inde dans la troisième année de l'ère Zhenguan (629) et rentra dans la dix-neuvième année de la même ère (645). Au cours de son voyage, il étudia le bouddhisme de manière approfondie en Inde, et à son retour il introduisit en Chine l'école connue sous le nom de Hosso.
[...] L'empereur Taizong était un souverain d'une grande sagesse, mais il accordait la plus totale confiance aux enseignements de Xuanzang. Par conséquent, même si certains avaient eu envie de le contredire, comme trop souvent en pareil cas, intimidés par l'autorité impériale, ils n'osèrent pas le faire.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Ensuite, au cours des cinq cents dernières années de l'époque du Dharma formel les nouvelles traductions des sutras et des traités apparurent sucessivement. Dans la 3e année de l'ère Chenguan [629] sous le règne de l'empereur Taizong, un moine du nom de Xuanzang se rendit en Inde. Pendant dix-sept ans, il étudia en détail les divers enseignements bouddhiques des cinq régions et revint en Chine dans la 19e année de la même ère [645], introduisant le Sutra Jimmitsu*, le Yuga Ron, le Yuishiki Ron, et d'autres enseignements, tels que le principe du Rien-que-conscience de l'école Hosso. Xuanzang déclara : "Il existe de nombreuses écoles en Inde, mais celle-ci est la plus élevée." L'empereur Tai-zong, l'un des souverains les plus sages que la Chine ait jamais connus, prit alors Xuanzang pour maître.
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

 

 

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