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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
trois enseignements ou trois façons d'exposer ou trois cycles d'enseignement
 

Quoi qu'il en soit, affirmer que la phrase "je n'ai pas encore révélé la vérité"(réf.) s'adressait aux personnes des deux véhicules est en soi tout à fait logique. La raison en est que, depuis le début, le but fondamental de l'enseignement de l'Ainsi-Venu était d'ouvrir aux personnes de ces deux mondes-états la voie qui mène à l'Eveil. Et les méthodes qu'il utilisa pour enseigner tout au long de sa vie, aussi bien que les moyens habiles utilisés dans ses trois façons d'exposer, leur étaient principalement destinés.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (Kamakura ? mars 1263 ? à Nichiji ?)

Ce sont les paroles mêmes du Bouddha  ; le maître correct et bienveillant est celui qui rejette sincèrement les principes des quatre saveurs et des trois enseignements, ainsi que les sutras du Hinayana et du Mahayana provisoire* exposés seulement comme des moyens ; c'est le maître qui rejette également les écoles Nembutsu, Shingon, Zen et Ritsu, ainsi que les sutras sur lesquels elles s'appuient, afin d'enseigner Myoho Renge Kyo, "l'unique grande raison pour laquelle les bouddhas apparaissent en ce monde."(réf.)
Réponse à Sairen-bo (Sado, le 13 avril 1272, à Sairenbo Nichijo)

A la lumière de ces divers passages, nous comprenons que pas un seul de tous les simples mortels et des sages des trois véhicules, pas plus que les tenants des cinq véhicules, des sept moyens provisoires, des neuf états ou des quatre saveurs et trois enseignements, aucun d'eux ne peut être considéré comme un adepte du Mahayana, essence réelle de Myoho Renge Kyo. Bien qu'ils soient des bouddhas selon ces enseignements, ils sont des bouddhas des enseignements provisoires et ne méritent pas le titre de bouddha au sens strict. Car les trois Corps des bouddhas des enseignements provisoires ne se sont pas encore libérés de l'impermanence. Comment, alors, des êtres dans les neuf mondes-états pourraient-ils être appelés ainsi  ? C'est pourquoi il est dit qu'une personne de position modeste née à l'époque des Derniers jours du Dharma est encore plus respectable que les rois et les grands ministres ayant vécu pendant les deux mille ans des époques du Dharma correct et du Dharma formel.
[...] Mais quand il enseigna le Sutra du Lotus, il rejeta les diverses plantes et fleurs qu'étaient les principes du Hinayana et les enseignements provisoires, les moyens opportuns des quatre saveurs et des trois enseignements, et il énonça le principe unique de Myoho Renge. En dépassant les trois images de lotus pour révéler le lotus unique de Myoho Renge, il permit, aux personnes des enseignements provisoires dotés des quatre saveurs et trois enseignements, de parvenir au lotus de la première* des dix étapes de sécurité*. Ce n'est que lorsqu'il exposa le lotus "dépassant le proche pour révéler le lointain" qu'il devint possible à ces personnes de parvenir au lotus le plus élevé, progressant de la deuxième étape de sécurité, jusqu'à la troisième, la dixième, l'étape de l'Eveil presque parfait [togaku], et finalement jusqu'au niveau le plus élevé de tous, celui de l'Eveil parfait [myogaku].
[...] Pendant la période des quatre saveurs et trois enseignements précédant le Sutra du Lotus, il y eut, certes, des personnes des trois véhicules, des cinq véhicules, des sept moyens provisoires et des neuf états, les bodhisattvas des enseignements provisoires et parfaits, ainsi que le bouddha de ces enseignements. Mais, hormis le bouddha du chapitre Juryo* (XVI) de l'enseignement essentiel*, aucune de ces personnes, pas plus que le bouddha des enseignements théoriques*, n'avait ne serait-ce qu'entendu le nom du lotus de l'essence réelle, révélé dans l'enseignement essentiel*. Ils pouvaient donc d'autant moins s'y éveiller.
L'ainsité du Dharma Merveilleux (Sado, 1273 ? à Sairen-bo)

Cette dernière interprétation s'appuie sur le principe "Plus un enseignement est élevé, plus bas est le niveau [des personnes qu'il peut conduire à l'Eveil ]."(réf.) Ainsi, par exemple, l'enseignement parfait* a le pouvoir de sauver des personnes de plus faible capacité que les doctrines des quatre saveurs et des trois enseignements. De même, le Sutra du Lotus a le pouvoir de sauver des personnes de plus faible capacité que l'enseignement global exposé avant le Sutra du Lotus ; et l'enseignement essentiel* du Sutra du Lotus a le pouvoir de sauver un plus grand nombre d'êtres humains que l'enseignement théorique* - en fait, tous les êtres humains, quelles que soient leurs capacités. Il faut bien réfléchir à ce principe qui se formule en six caractères : "Plus un enseignement est élevé, plus bas est le niveau" [des personnes qu'il peut conduire à l'Eveil ] (note) .
[...] Question : Quand vos disciples récitent simplement Namu Myoho Renge Kyo sans rien comprendre aux mots que leur bouche prononce, à quel niveau d'accomplissement se trouvent-ils ? Réponse : Non seulement ils dépassent le plus haut niveau des quatre saveurs ou des trois enseignements, et l'étape à laquelle on pouvait parvenir par la pratique de l'enseignement parfait* exposé dans les sutras antérieurs au Sutra du Lotus, mais ils surpassent des millions et des milliards de fois les fondateurs du Shingon et des diverses autres écoles du bouddhisme - Shubhakarasimha*, Zhiyan, Ci-en, Jizang, Daoxuan, Bodhidharma et Shandao.
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

Le Vénéré du monde n'a pas dévoilé cette doctrine au moment où il a commencé à exposer son enseignement juste après son Eveil, et même plus tard quand il a exposé les quatre premières saveurs et les trois enseignements, jusqu’au moment où il a explicité la doctrine de kokai-san-ken-ichi (3 véhicules en un). Il l’a gardée secrète jusqu’au moment où il a commencé à enseigner la doctrine du Bouddha Sans commencement et à exposer ryaku gon-ken-on (clore le proche et révéler le lointain) contenu dans le chapitre des bodhisattvas Surgis de Terre, puis explicité plus tard dans le chapitre Longévité de la Vie de l'Ainsi-venu. Il y est expliqué que le Bouddha a en réalité atteint la bodhéité depuis l'éternité (gohyaku jintengo*). Telle est la doctrine du Véritable objet de dévotion (gohonzon), du Lieu d'ordination (kaidan) et du Titre sacré (daimoku) exprimé par les cinq caractères Myo Ho Ren Ge Kyo.
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27 ? avril 1281 à Ota Kingo)

 

 

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