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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Hojo Tokimune
 

Cette joie est si intense que je veux maintenant vous faire une promesse. Si, une fois votre peine d'exil levée, vous pouvez rapidement rentrer dans la capitale, le seigneur de Kamakura [Hojo Tokimune] aura beau s'obstiner à refuser le pardon de Nichiren, je ferai appel aux divinités célestes. Je rentrerai à Kamakura et vous écrirai à Kyoto. Et si c'est moi qui suis gracié avant vous, de retour à Kamakura, je demanderai aux divinités célestes de vous permettre de retrouver votre ville natale, l'ancienne capitale [Kyoto].
Réponse à Sairen-bo (Sado, le 13 avril 1272, à Sairenbo Nichijo)

Dans sa pétition à Hojo Tokimune, Ryokan, de l'école Ritsu, a écrit  : "Je dois me plaindre de ce fait  : Il y a un moine, du nom de Nichiren, qui prétend que ceux qui observent les préceptes tomberont en enfer. Dans quel sutra ou traité trouve-t-on une telle affirmation  ? [C'est la première question que je pose.] De plus, alors que, de nos jours, on ne trouve presque personne, des milieux les plus haut placés aux plus modestes, qui ne récite le Nembutsu, il prétend que le Nembutsu crée une cause karmique qui fait tomber dans l'enfer avici.
Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274 ? à Sammi-bo)

La province de Suruga est le domaine du seigneur de Sagami [Hojo Tokimune] et dans la région de Fuji en particulier résident plusieurs veuves de hauts dignitaires [du clan Hojo] et leur entourage. Ces personnes me détestent parce qu'elles me considèrent comme l'ennemi des défunts nyudo [Hojo Tokiyori et Hojo Shigetoki] des temples Saimyo-ji et Gokuraku-ji. J'ai craint, si elles apprenaient que je vous ai rendu visite, qu'elles ne vous causent à tous de graves ennuis.
Réponse au nyudo Takahashi (
Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe

Les habitants du Japon me haïssent, moi Nichiren. Et ce, uniquement parce que le seigneur de Sagami [Hojo Tokimune] éprouve envers moi de la haine. Certes, le gouvernement n'avait absolument aucune raison d'agir à mon égard comme il l'a fait, mais même avant de rencontrer ces difficultés je savais qu'elles se produiraient. J'avais donc décidé, quoi qu'il m'arrive, de ne jamais conserver de rancune contre personne. Cette détermination a peut-être agi comme une sorte de prière car maintenant je suis sain et sauf, et j'ai survécu aux diverses persécutions.
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

Chaque fois que je rencontre un pratiquant du Nembutsu, je lui dis que le Nembutsu conduit à l'enfer avici. Chaque fois que je rencontre un pratiquant du Shingon, je lui dis que le Shingon est une doctrine nuisible qui causera la ruine du pays. Et au souverain du pays [Hojo Tokimune] qui vénère le Zen, moi, Nichiren, je déclare que le Zen est l'enseignement des démons.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Dans le Sutra du Lotus, le Bouddha promet que toute personne qui croira ne serait-ce qu'en une seule phrase ou une strophe de ce Sutra deviendra bouddha. Ainsi, cela ne fait aucun doute, j'ai suivi la voie correcte qui mène à la sagesse suprême et ultime du Bouddha. Le régent Hojo Tokimune a été mon ami le plus précieux. Hei no Saemon est pour moi ce que fut Devadatta pour Shakyamuni. Les adeptes du Nembutsu d'aujourd'hui sont comparables à Kokalika et les adeptes du Ritsu, à Sunakshatra. Shakyamuni vit aujourd'hui ; notre époque est celle du Bouddha. C'est ce que le Sutra du Lotus définit comme shoho jisso (véritable aspect de la vie) ou plus précisément la cohérence du commencement jusqu'à la fin.
[...] Comment le gouvernement de Kamakura aurait-il pu prospérer et établir sa domination sur tout le Japon si Wada Yoshimori et l'ex-empereur Go-Toba ne s'étaient opposés à lui  ? En ce sens, ses opposants furent les meilleurs amis (zenchishiki) de ce gouvernement. Pour moi, mes meilleurs amis, ceux qui m'aident à devenir bouddha, sont Hei no Saemon et le régent Hojo Tokimune, aussi bien que Tojo Kagenobu et les moines Ryokan, Doryu et Doamidabutsu. Je leur suis reconnaissant quand je pense que, sans eux, je n'aurais pu prouver que je suis le Pratiquant du Sutra du Lotus.
[...] A cela je répondis : "Quoi que vous fassiez, tant que le régent Hojo Tokimune ne croira pas dans le Dharma correct, les Japonais n'y croiront pas non plus, et le pays courra à sa perte. Je suis peut-être bien insignifiant, mais je propage le Sutra du Lotus et je suis donc l'Envoyé du Bouddha Shakyamuni.
[...] Hoin se mit à prier le 10 avril, et, le lendemain même, il tomba une averse. Une pluie fine, sans vent, persista pendant un jour et une nuit. Le régent Hojo Tokimune, fut tellement impressionné par ce résultat qu'il offrit au moine trente ryo d'or et un cheval, entre autres cadeaux. C'est ce qu'on me rapporta.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Vous pensez peut-être que ceux qui croient en Ryoka-bo sont prospères, mais voyez plutôt ce qu'il est advenu au clan Nagoe, qui finança la construction des temples Zenko-ji, Choraku-ji, et d'un temple destiné à abriter une immense statue du Bouddha  ! De plus, Hojo Tokimune est le souverain du Japon, [mais par sa conduite] il a fait apparaître un ennemi [les Mongols] aussi redoutable que [si le Japon avait contre lui] le monde entier.
Les Trois Obstacles et les Quatre Démons (
Minobu, le 20 novembre 1277 à Hyoe no Sakan Munenaga)

Quand le monde est en paix, on ne distingue pas les personnes vertueuses, mais lorsque l'époque est troublée, on distingue très clairement le sage de l'ignorant. Comme c'est regrettable  ! Si Hei no Saemon et le seigneur de Sagami [Hojo Tokimune] avaient tenu compte de mes avertissements ils n'auraient sûrement pas fait décapiter les émissaires mongols [arrivés avant l'année dernière]. Ils le regrettent sans doute maintenant.
La conversion d'un père (Minobu en 1277 à Ikegami Hyoe-no-sakan Munenaga)

Chacun de vous doit faire preuve du courage d'un lion et ne jamais céder aux menaces de qui que ce soit. Le lion n'a peur d'aucune autre bête sauvage, pas plus que ses lionceaux. Les calomniateurs sont comme des chacals hurlants mais les disciples de Nichiren sont comparables au lion qui rugit. Hojo Tokiyori et Hojo Tokimune, l'ancien et l'actuel régents, m'ont pardonné lorsqu'ils ont découvert que j'étais innocent des accusations portées contre moi. Le Régent ne punira jamais plus sans avoir vérifié la validité d'une accusation, quelle qu'elle soit. Soyez certains que rien, pas même une personne possédée par un puissant démon, ne peut vaincre Nichiren parce que Bonten, Taishaku, Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel, Tensho Daijin* et Hachiman le protègent.
Sur les persécutions subies par le Bouddha (Minobu, le 1 février ou 1er octobre 1279 Shijo Kingo)

Il arrive qu'une eau boueuse s'éclaircisse de nouveau. La lune se cache derrière les nuages, mais, invariablement, elle reparaît. De même, avec le temps, mon innocence apparut clairement et mes prédictions se sont révélées justes. C'est peut-être pourquoi, malgré l'insistance des membres de la famille Hojo et de certains seigneurs s'opposant à mon pardon, sur la seule décision du régent Hojo Tokimune, j'ai été finalement gracié de ma peine d'exil, et je suis revenu à Kamakura.
Lettre au nyudo Nakaoki (Minobu, le 30 novembre 1279 au nyudo Nakaoki et à son épouse)

 

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