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Extraits de gosho sur

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Tokuichi
 

L'opinion que le Sutra du Lotus fut enseigné pour le bien des personnes des deux véhicules [auditeurs-shravakas et pratyekabuddhas], et non pour les personnes dans l'état de bodhisattva, et que les mots "je n'ai pas encore révélé la vérité"(réf.) ne concernent que ces personnes des deux véhicules, était celle du Grand-maître* Tokuichi, un moine de l'école Hosso. Cette opinion fut réfutée par le Grand-maître* Saicho* qui écrivit  : "De nos jours, un amateur d'aliments de saveur inférieure a composé plusieurs volumes d'écrits falsifiés, offensant le Dharma et calomniant les personnes. Comment pourrait-il ne pas tomber en enfer  ? "(réf.) Ces critiques sévères eurent pour effet que la langue de Tokuichi se fendit en huit morceaux et qu'il mourut.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (Kamakura ? mars 1263 ? à Nichiji ?)

Les maîtres des Trois écoles bouddhiques du Sud et des Sept écoles du Nord, en Chine, de même que les innombrables autres érudits de Chine, considéraient tous Zhiyi* avec ressentiment et animosité. Ainsi, Tokuichi dit : "Eh bien, Zhiyi*, de qui es-tu le disciple ? Avec une langue de moins de trois pouces, tu t'opposes aux enseignements prononcés par la longue et large langue du Bouddha."(réf.)
[...] 2 Ceux qui n'aspirent pas à l'Eveil ne pourront jamais se libérer des souffrances de la naissance et de la mort. Shakyamuni fut insulté par tous les adeptes des enseignements non bouddhiques et traité de grand malfaiteur. Le Grand-maître* Zhiyi* [fut lui aussi attaqué par] les trois écoles du Sud et des sept écoles du Nord ; plus tard au Japon, Tokuichi, moine de l'école Hosso, lui reprocha "d'avoir utilisé sa langue de trois pouces pour détruire le corps de cinq shaku" du Bouddha. (réf.) Le Grand-maître* Saicho* fut dénigré par les moines de Nara qui disaient  : "Ce Saicho* n'a jamais vu la capitale des Tang  ! "(réf.) Mais toutes ces insultes furent suscitées par la fidélité au Sutra du Lotus, et n'ont rien de honteux pour ceux qui les ont subies. Il n'y a pas de plus grande honte que d'être complimenté par des insensés. Maintenant que les autorités m'ont condamné à l'exil, les moines des écoles Tendai et Shingon se réjouissent sans doute. Ce sont des hommes cruels et monstrueux.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

C'est pourquoi le maître officiel chinois Qing-liang affirmait : "La théorie de Zhiyi* est fausse." Le moine Huai-yun déclara : "En rangeant les doctrines hinayana dans les enseignements tripitaka (zogyo) [destinés aux auditeurs et les pratyakabuddha], Zhiyi* a confondu Hinayana et Mahayana." Ryoko (note)) le critiqua en disant : "Zhiyi* est le seul à ne pas avoir compris le véritable sens du Sutra Kegon*." Tokuichi lui fit reproche en disant : "Eh bien, Zhiyi*, de qui êtes-vous le disciple  ? Avec une langue de moins de trois pouces, vous dénigrez les enseignements donnés par l'immense langue du Bouddha  ! "
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Le moine Tokuichi, dont on vantait la grande vertu, s'adressa au Grand-maître* Zhiyi* en ces termes insultants : "Eh bien, Zhiyi*, de qui es-tu donc le disciple  ? Avec une langue de moins de trois pouces, tu dénigres les enseignements prononcés par la longue et large langue du Bouddha  ! " Tokuichi dit encore : « Il [Zhiyi*] doit être assurément un pervers et un fou." Plus de trois cents moines des sept temples principaux de Nara, dont certains hautement respectés, tels le Supérieur des moines Gomyo et le maître des préceptes Keishin, calomnièrent violemment le Grand-maître* Saicho* en disant : "De même qu'il y eut autrefois, à l'ouest, dans le pays de Sia, en Asie Centrale, un mauvais brahmane appelé Kiben dont les propos mensongers abusaient les gens, maintenant, dans ce pays de l'est, le Japon, il y a un crâne tondu qui égrène des paroles habiles. Les démons de ce genre attirent toujours à eux des gens qui leur ressemblent et c'est ainsi qu'ils trompent et égarent le monde."(réf.)
Le pratiquant du Sutra du Lotus rencontrera des persécutions (Sado, 14 janvier 1274 à Toki Jonin, Shijo Kingo, Kawanobe et Yamato Ajari)

Ce fut sous les dynasties de Chen (557 - 589) et Shui (581 - 618) que le Grand-maître* Zhiyi* compara le Sutra du Lotus au ghee. Et deux siècles plus tard, vers le milieu de la dynastie des Tang, le Savant-maître* Prajna traduisit et introduisit le Sutra Rokuharamitsu en Chine. Il aurait fallu que le Sutra Rokuharamitsu qui range l'enseignement des dharani dans la cinquième catégorie, la plus élevée, le comparant au beurre clarifié ait été déjà transmis aux époques de Chen et Shui pour que le Grand-maître* Zhiyi* puisse "voler le beurre clarifié de l'enseignement Shingon". Au Japon, le moine Tokuichi offre un exemple similaire. Il critiqua sévèrement le Grand-maître* Zhiyi* pour avoir rejeté la classification des enseignements en trois périodes énoncée dans le Sutra Jimmitsu*, en disant que Zhiyi* s'était servi d'une langue de trois pouces (sun) pour détruire le corps [du Bouddha] de cinq pieds (shaku). Le Grand-maître* Saicho* [à son tour] rétorqua à Tokuichi que le Sutra Jimmitsu* avait été introduit en Chine par Xuanzang dans les premières décennies de la dynastie Tang. Et que le Sutra Jimmitsu* était donc arrivé en Chine plusieurs années après la mort de Zhiyi* qui vécut sous les dynasties Chen et Shui. Comment aurait-il pu réfuter un sutra qui ne fut introduit en Chine qu'après sa mort  ? Tokuichi fut non seulement réduit au silence mais sa langue se fendit en huit morceaux, et il mourut.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Quelle tristesse de voir confondre le Mahayana et le Hinayana, les enseignements provisoires et l'enseignement définitif (jikkyo), au point même d'en oublier le but de la venue du Bouddha en ce monde  ! Il ne faut surtout pas dire que le Sutra du Lotus est sans utilité pour des personnes capables d'entrer sur la Voie grâce aux sutras antérieurs. Il faut se garder de telles erreurs et les redouter  ! Il y eut, par le passé, un homme appelé le Grand-maître* Tokuichi qui enseigna ce principe aux autres et le crut lui-même totalement, lisant le Sutra du Lotus dans ce même esprit. Mais le Grand-maître* Saicho* le réfuta en disant : " Même en faisant l'éloge du Sutra du Lotus, il en détruit le cœur."(réf.) Après quoi, on dit que lorsqu'il mourut, la langue du Grand-maître* Tokuichi se fendit en huit morceaux.
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (Minobu, mars 1277 ? à Myoho-ama)

 

 

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