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Extraits de gosho sur

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Shomu Tenno
 

Et dans notre pays, sous le règne du quarante-cinquième souverain, l'empereur Shomu, le moine chinois Ganjin introduisit au Japon les enseignements de l'école Ritsu en même temps que ceux de l'école Tendai, et il établit au temple Todai-ji une salle pour y conférer les préceptes. Depuis cette époque jusqu'à nos jours, pendant de longues années, les préceptes ont été révérés et ils sont chaque jour un peu plus respectés.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

Sous le règne de l'empereur Kammu, vivait un jeune moine du nom de Saicho*, disciple du moine Gyoho du temple Yamashina. On le connut par la suite sous le nom de Grand-maître* Dengyo. Il étudia en profondeur l'enseignement des six écoles précédemment introduites au Japon ainsi que celui de l'école Zen, mais aucune de ces doctrines ne parut le satisfaire. Quelque quarante ans plus tot, sous le règne de l'empereur Shomu, un moine chinois du nom de Ganjin était venu au Japon, apportant avec lui les commentaires du Grand-maître* Zhiyi*. Quand Saicho* les lut, c'est lui qui le premier parvint à saisir le véritable sens du bouddhisme.
Genèse du Rissho Ankoku Ron (Kamakura, le 5 avril 1268, à Hokan-bo)

Le temps n'était pas venu, quand le prince Shotoku, au Japon, construisit le temple Shitenno-ji, de sorte qu'il ne put prendre, comme objet de vénération, qu'une statue d'Amida, un bouddha d'un autre monde. Quand l'empereur Shomu construisit le temple Todai-ji, il prit pour objet de vénération une statue du bouddha Vairochana mais ne parvint pas à pénétrer le véritable sens du Sutra du Lotus. Le Grand-maître* Saicho* révéla presque la vérité du Sutra, mais parce que l'époque n'était pas encore venue, il érigea une statue du bouddha Yakushi, qui réside dans une région orientale de l'univers, mais il ne représenta pas les Quatre Bodhisattva Surgis de Terre sous quelque forme que ce soit.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Par la suite, l’école Zen fut introduite au Japon, lors du règne de l’impératrice Kogyoku, le 36e souverain ; l’école Hosso fut introduite sous le règne de l’empereur Temmu, le 34e souverain ; le Sutra Vairocana* sous l’empereur Gensho, le 44e souverain, et l’école Kegon, lors du règne du 45e empereur Shomu. Les écoles Ritsu et de Tendai-Hokke ont été introduites au Japon par le Vénérable Jianzhen (Ganjin) sous le 46e empereur Koken. Ganjin ne propagea, en fait, que la doctrine Ritsu, excluant le Tendai-Hokke.
Souverains de notre pays (Minobu, février, 1275)

Sous le règne de l'empereur Shomu, le quarante-cinquième souverain, l'école Kegon fut introduite, en provenance du royaume coréen de Silla par un moine de grande vertu appelé le Précepteur Shinjo. Le supérieur des moines, Ryoben, les transmit à l'empereur Shomu. Il contribua aussi à faire ériger la grande statue de bouddha [Vairocana] du temple Todai-ji.
[...] 2 Examinons le sens de ce passage du Sutra. Les autres sutras ont leurs adeptes. Ainsi, le Sutra Kegon* est révéré par les bodhisattvas Fugen, Gedatsugatsu, Nagarjuna et Ashvaghosha, par le Grand-maître* Fa-zang, le maître Qingliang, l'impératrice Ze-tian (Tse-t'ien), le Précepteur Shinjo, l'administrateur de moines, Ryoben et l'empereur Shomu. Les sutras Jimmitsu* et Hannya* ont pour adeptes le bodhisattva Shogisho, le vénérable Subhuti, le Grand-maître* Jizang, l'éminent lettré Xuanzang, les empereurs Taizong et Gaozong, les moines Kanroku et Dosho et l'empereur Kotoku.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Sous le règne du quarante-quatrième souverain, l'impératrice Gensho, un religieux venu d'Inde [Shubhakarasimha*] introduisit le Sutra Vairocana*  ; et, à l'époque du quarante-cinquième souverain, l'empereur Shomu, le moine Ganjin, venu de Chine, introduisit l'école Ritsu au Japon. Il apportait aussi avec lui des exemplaires du Hokke Gengi, du Hokke Mongu*, du Maka Shikan, du Jomyo Sho, et d'autres ouvrages de l'enseignement de Zhiyi*. Mais il ne propagea pas l'enseignement des écoles Shingon et Hokke.
Lettre à Myomitsu Shonin (Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu)

Il envoya un dignitaire de la cour, Wake no Imoko, en Chine avec pour mission de rapporter l'exemplaire du Sutra du Lotus en un volume qui lui avait appartenu dans une vie antérieure (réf.) et exprima sa détermination d'honorer et de protéger ce Sutra. Par la suite, sous le règne du trente-septième empereur, Kotoku, les écoles Sanron, Kegon, Hosso, Kusha et Jojitsu furent introduites au Japon, et, sous le règne du quarante-cinquième empereur Shomu, ce fut le tour de l'école Ritsu, ce qui porta au total à six le nombre de ces écoles. Mais, depuis le règne de l'empereur Kotoku jusqu'au règne du cinquantième souverain, l'empereur Kammu, soit pendant une période de cent vingt ans au cours de laquelle régnèrent quatorze souverains, les écoles Tendai et Shingon n'étaient pas encore introduites.
[...] Lorsqu'il demanda où les trouver, on lui répondit qu'un moine du nom de Ganjin, du temple Long-xing-si au Yang-Zhou en Chine, avait étudié les enseignements de Zhiyi* et qu'il avait été le disciple du maître des préceptes Daoxian. Il vint au Japon à la fin de l'ère Tempyo-Shoho (753) et s'employa à transmettre les règles de vie monastique du Hinayana. Il avait apporté avec lui divers ouvrages de Zhiyi* mais n'avait pas essayé de les faire connaître. Tout cela [répondit-on à Saicho*, ] s'était produit au cours du règne du quarante-cinquième souverain, l'empereur Shomu.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Pendant la période de l’empereur Tenmu, le moine coréen Chipong (Chiho) introduisit l’école Hosso au Japon. Le moine Shubhakarasimha* introduisit le Sutra Vairocana* sous le règne de l'impératrice Gensho [681<715-723]. Cependant, sa diffusion échoua. Sous le règne de l’empereur Shomu [724-749], le Grand-maître* Simsang (Shinjo) et le moine supérieur Roben introduisirent l’école Kegon. Sous le gouvernement du 46ème empereur, Koken [749-758], le moine Ganjin introduisit l’école Ritsu et le Sutra du Lotus. Cependant, Ganjin fit peu de cas des enseignements du Sutra du Lotus et ne propagea que l’école Ritsu.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

A l'époque du Dharma formel, le bouddhisme fut introduit au Japon, dans la sixième année du règne de l'empereur Kimmei [544]. Pendant plus de deux cents ans, du règne de l'empereur Kimmei au règne de l'empereur Kammu, l'enseignement des six écoles - Sanron, Jojitsu, Hosso, Kusha, Kegon et Ritsu - se répandit. La doctrine du Shingon fut introduite sous le règne du quarante-quatrième souverain, l'impératrice Gensho, et celle de l'école Tendai sous le règne du quarantième-cinquième souverain, l'empereur Shomu. Mais aucun de ces enseignements ne fut propagé à l'époque.
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

 

 

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