ACCUEIL
 

LEXIQUE

Extraits de gosho sur

MENU - LEXIQUE
DICTIONNAIRE
 
Rajagriha
 

Pendant quarante et quelques années, en exposant les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus, le Bouddha reconnut que les bodhisattvas pouvaient atteindre la voie qui mène à la bodhéité, tout comme les simples mortels de grandes capacités, les personnes de bien et les hommes. Mais il dénia cette possibilité aux personnes des deux véhicules, aux personnes mauvaises et aux femmes. En certaines occasions, pourtant, il sembla bien en reconnaître la possibilité, mais un doute subsistait en ce domaine. Cependant, au terme de quarante-deux années d'enseignement, au début de cette période de huit ans pendant laquelle il allait enseigner le Sutra du Lotus, sur le Pic du Vautour, à Rajagriha, dans le royaume du Magadha, il enseigna tout d'abord le Sutra Muryogi. Et dans ce sutra, nous lisons  : "Pendant plus de quarante années je n'ai toujours pas révélé la vérité."
L'essentiel du chapitre Yakuo (1265-  ? peut-être à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Le Bouddha Shakyamuni, en présence du bouddha Taho et des autres bouddhas des dix directions, enseigna le Sutra du Lotus pendant huit ans, en un lieu appelé le Pic du Vautour, au nord-est de Rajagriha, la capitale du royaume de Magadha. Le Grand-maître* Zhiyi* était présent et l'entendit prêcher.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

La nonne Utpalavarna fut mise à mort. Maudgalyayana fut tué par les brahmanes de l'école du Bâton de bambou et Kalodayin fut enseveli sous du crottin de cheval, tout cela en raison de l'hostilité envers le Bouddha. Néanmoins, le Bouddha parvint à survivre à toutes ces épreuves et, à l'âge de soixante-douze ans, quarante-deux ans après avoir commencé à enseigner, sur une montagne appelée Gridhrakuta [le Pic du Vautour], au nord-est de la ville de Rajagriha, en Inde centrale, il entreprit d'exposer le Sutra du Lotus. Il le fit pendant huit ans. Puis, en bordure de la rivière Ajitavati, dans la ville de Kushinagara, en Inde de l'Est, au milieu de la nuit, le 15e jour du 2e mois, dans sa quatre-vingtième année, il accéda au nirvana.
[...] Le roi Bimbisara était le plus grand des bienfaiteurs laïques du Bouddha. Chaque jour, il lui faisait parvenir en dons le contenu de cinq cents chariots, fournissant ainsi leur subsistance quotidienne au Bouddha et à ses disciples. Mais Devadatta, mu par sa jalousie intense, tint divers propos au prince Ajatashatru et parvint ainsi au bout d'un certain temps à le persuader de s'attaquer à son père, le roi Bimbisara ; après quoi le fils assassina son père en lui transperçant le corps de sept clous longs d'un shaku. En définitive, devant la porte nord de la capitale Rajagriha, la terre s'ouvrit sous les pieds de Devadatta qui tomba dans la grande citadelle de l'enfer avici. Tous les êtres d'un système majeur de mondes en furent témoins, sans la moindre exception.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Aucun sabre ne peut couper l'air, aucun feu ne peut brûler l'eau. Aucun feu ne peut non plus détruire les saints, les personnes de mérite, ni celles qui sont dotées de bonne fortune ou de sagesse. En Inde, il y eut une cité fortifiée appelée Rajagriha. On disait qu'elle comptait 900.000 habitations et qu'elle avait été sept fois détruite par des incendies. Voyant toute la population prête à quitter la ville, le Grand Roi s'attristait sans savoir que faire. C'est alors qu'un sage le conseilla en disant : "La destruction par le feu, l'un des sept désastres, se produit quand un sage quitte le pays et quand la bonne fortune du roi est épuisée. Pourtant, ces incendies répétés ont détruit les maisons du peuple mais n'ont jamais atteint le palais royal. Cela indique que la faute n'en incombe pas au roi mais au peuple. Par conséquent, si vous appelez les maisons de votre peuple "Palais royal", le dieu du feu répugnera à les incendier." Le roi pensa que c'était un avis raisonnable et donna à sa ville tout entière le nom de Rajagriha [palais royal]. Aucun incendie ne s'y déclara plus par la suite. Ainsi [ce récit nous enseigne que] les incendies ne peuvent pas détruire une personne dotée d'une grande bonne fortune.
Le Palais royal (Minobu, 12 avril 1275 à Shijo Kingo)

Dans le Sutra du Nirvana, on peut lire  : "Le roi Ajatashatru, de Rajagriha, était mauvais de nature. Il tua son père, mais plus tard, pris de remords, il fut saisi d'une forte fièvre et tout son corps se couvrit de pustules. Elles étaient purulentes et puantes, dissuadant quiconque de s'approcher. Sa mère, Vaidehi, s'efforça de l'aider en appliquant divers remèdes, mais la purulence ne fit qu'empirer ; il semblait n'y avoir aucun espoir de guérison.
La Guérison des Maladies Karmiques (Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

Dans le Sutra du Nirvana il est dit : "Les êtres humains souffrent depuis d'innombrables kalpas. [Au cours de ses multiples vies] les os d'une personne, en un seul kalpa, s'accumulent aussi haut que le Mont Vipula, à Rajagriha, et elle tête autant de lait qu'il y a d'eau dans les quatre océans (note)." Le sang qu'une personne verse est plus abondant que toute l'eau des quatre océans ; plus abondantes aussi sont les larmes qu'elle répand à la mort de ses parents, de ses frères et soeurs, de son conjoint, de ses enfants et des autres membres de sa famille.
Les Trois Obstacles et les Quatre Démons (Minobu, le 20 novembre 1277 à Hyoe no Sakan Munenaga)

Il est dit dans le Sutra du Lotus  : "Si l'on emploie les moyens de la médecine, et si l'on essaye d'obtenir par eux la guérison, cela risque de provoquer d'autres maladies ou même la mort... la maladie s'aggravera."(réf.) Il est dit dans le Sutra du Nirvana  : "A ce moment-là, au château de Rajagriha, le corps du roi Ajatashatru se couvrit de pustules... [le roi dit : ] "Cette maladie a son origine dans l'esprit. Elle n'est pas due à un déséquilibre des quatre éléments. Il serait vain de croire qu'un médecin pourrait la guérir, il n'y parviendrait jamais." Zhanlan* a dit  : "Les sages comprennent les présages [et ce qu'ils annoncent] et les serpents connaissent les moeurs des serpents."(réf.)
Les deux sortes de maladies (Minobu, le 26 juin 1278, à Shijo Kingo

 

 

haut de la page
retour