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Extraits de gosho sur

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ouvrir (clore) le proche et révéler le lointain - kaigon-kennon
 

Les sutras antérieurs au Sutra du Lotus ont deux défauts. Premièrement "en enseignant que les dix mondes-états sont séparés les uns des autres, ils ne dépassent pas le stade des enseignements provisoires."(réf.) Autrement dit, ils ne révèlent pas le principe d'ichinen sanzen, ni le principe de "rejeter le provisoire pour révéler le définitif", ni la possibilité, pour les personnes des deux véhicules d'atteindre la bodhéité, principes qui découlent tous de la définition des dix modalités (nyoze) donnée dans le chapitre Hoben* (II) de l'enseignement théorique*. Deuxièmement, "en enseignant que Shakyamuni atteignit la bodhéité pour la première fois en ce monde, ils omettent de révéler son statut de bouddha provisoire."(réf.) Ainsi, ils n'établissent pas le fait, mentionné dans le chapitre Juryo* (XVI), que Shakyamuni atteignit l'Eveil dans un passé illimité. Ces deux grands principes sont la charpente de tous les enseignements exposés par Shakyamuni de son vivant et le coeur même de tous les sutras.
Le coeur du chapitre Juryo (17 avril 1271 ou 1272)

C'est pourquoi, dans le Sutra Muryogi le Bouddha déclara : "Par le passé, je suis resté assis en méditation sous l'arbre bodhi... En plus de quarante ans, je n'ai encore jamais révélé la vérité"
Mais quand il enseigna le Sutra du Lotus, il rejeta les diverses plantes et fleurs qu'étaient les principes du Hinayana et les enseignements provisoires, les moyens opportuns des quatre saveurs et des trois enseignements, et il énonça le principe unique de Myoho Renge. En dépassant les trois images de lotus pour révéler le lotus unique de Myoho Renge, il permit, aux personnes des enseignements provisoires dotés des quatre saveurs et trois enseignements, de parvenir au lotus de la première* des dix étapes de sécurité*. Ce n'est que lorsqu'il exposa le lotus "dépassant le proche pour révéler le lointain" qu'il devint possible à ces personnes de parvenir au lotus le plus élevé, progressant de la deuxième étape de sécurité, jusqu'à la troisième, la dixième, l'étape de l'Eveil presque parfait [togaku], et finalement jusqu'au niveau le plus élevé de tous, celui de l'Eveil parfait [myogaku].

[...] Il est dit dans le Sutra Muryogi : "Ils ne parviendront jamais à l'Eveil insurpassable", ce qui veut dire que le lotus du remplacement des trois véhicules par le Véhicule unique, révélé par le Bouddha dans l'enseignement théorique*), n'avait jamais été exposé avant le Sutra du Lotus. Il révéla donc d'autant moins le lotus de l'essence réelle, les principes de "dépasser le proche pour révéler le lointain", de "la véritable identité [du Bouddha] difficile à concevoir", de l'adéquation de la réalité et de la sagesse" (kyochi myogo) et de "ce qui est inhérent et non créé"
L'ainsité du Dharma Merveilleux (Sado, 1273   ? à Sairen-bo)

Peut-être Ennin* et Enchin* se sont-ils laissé tromper par les commentaires de Shubhakarasimha*, Vajrabodhi* et Amoghavajra*  ? Tous deux semblent avoir été des personnes respectables et sages, mais ils avaient tendance à mépriser le proche pour honorer le lointain. Ils ont été ensorcelés par le fait que trois sutras du Shingon contiennent des mudra et des mantra dharani*, et ont totalement perdu de vue la voie primordiale de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence.
Le principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence (Minobu, en 1280   ? , à Myoichinyo)

Le Vénéré du monde n'a pas dévoilé cette doctrine au moment où il a commencé à exposer son enseignement juste après son Eveil, et même plus tard quand il a exposé les quatre premières saveurs et les trois enseignements, jusqu’au moment où il a explicité la doctrine de kokai-san-ken-ichi (3 véhicules en un). Il l’a gardée secrète jusqu’au moment où il a commencé à enseigner la doctrine du Bouddha Atemporel et à exposer ryaku gon-ken-on (clore le proche et révéler le lointain) contenu dans le chapitre des bodhisattvas Surgis de Terre, puis explicité plus tard dans le chapitre Longévité de la Vie de l'Ainsi-venu. Il y est expliqué que le Bouddha a en réalité atteint la bodhéité depuis l'éternité (gohyaku jintengo*).
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27  ? avril 1281 à Ota Kingo)

voir également : passé sans commencement

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