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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
kanjin

[...] Au mois d’avril du printemps de ses cinquante-sept ans, dans le temple Yuquan si* dans la province de Jing, il [Zhiyi] enseigna un livre en dix fascicules appelé Maka Shika (Grand arrêt et introspection) à son disciple, le Grand-maître Zhanlan.*
[...] Zhiyi développa quatre critères (quatre clés)* (shiju shaku) : selon les causes et conditions* (innen jaku), selon les enseignements,* (yakkyo shaku) selon l’originel et l’éphémère* (honjaku shaku) et selon la contemplation du cœur (kanjin shaku)*. Ceux qui ignorent qu'il y a quatre critères, n’en voyant qu’un, utilisent uniquement le critère et l’éphémère ou pronent seulement celui de la contemplation du cœur.
[...] Les trois ainsi du début représentent l’Ainsi-Venu de l’Eveil originel (hongaku). En ce qui concerne le Bouddha de l'Eveil parfait et complet, sans supérieur (anokutara sammyaku sambodai), dont émerge l'Eveil hongaku d'Ainsi-Venu, nous sommes le père et la mère de l’Eveil sambodai, et le Bouddha est le fils auquel nous donnons naissance. Dans le premier fascicule du Maka Shikan, il est dit : « L’arrêt, ou concentration (samatha, samadhi*, shi, zhi) est la mère de l’Eveillé, la contemplation/introspection (vipassana, kan, guan) en est le père »
[...] Les Ecoles du Zen vénèrent la contemplation/introspection (kanjin) comme le but ultime de la venue en ce monde. Or, il s’agit là d’un seul des quatre critères. Pour ces Ecoles, seule la contemplation du cœur (kanjin, introspction) ichinen sanzen - isshin sangan*, représente l’essentiel du Sutra du Lotus. Or il n’y a pas de raison de placer tout le Sutra du Lotus au-dessus du daimoku, là où il convient de placer les dix ainsi.
[...] Les sages doivent associer la contemplation du cœur (kanjin, introspction) à la lecture et à la récitation. Les ignorants, même s’ils ne récitent que le daimoku, rencontrent eux aussi l'essence.
[...]  Moi, Nichiren, dis que la formule “qu’on l’accepte ou qu’on le rejette, que l’on s’y conforme ou que l’on s’en détourne” exprime des paroles que l’on doit graver dans son cœur. Le Sutra du Lotus enseigne cela par :  « S'il se trouve des gens pour entendre le Dharma, il n'en est pas un qui ne deviendra Éveillé.» (réf.) Il est question d'entendre le Dharma. Si l’on devenait bouddha uniquement par la contemplation du cœur (kanjin, introspction), il serait dit : « des gens pour contempler le Dharma ».
[...]  Ceux qui pensent devenir bouddha uniquement par la contemplation du cœur (kanjin, introspction) sont des hommes auxquels il manque un élément important. A plus forte raison, ceux qui s’adonnent à la concentration assise* de la transmission particulière en dehors des enseignements.
[...] Les vertus de ce sutra sont semblables au joyau appelé cintamani, évoqué au chapitre Cinq cents disciples reçoivent la prédiction (VIII) et et deviennent naturelles, si on associe la contemplation du cœur (kanjin, introspction) à la lecture du sutra. Même sans contempler sa pensée, lorsqu’on lit, comme je l’ai dit au début : shoi shoho nyoze so nyo (tous les dharmas sont ainsi, l’aspect de la réalité), l'Aisi (nyo), représentant le principe de la vacuité (kutai), notre aspect (so), notre nature (sho), notre entièreté (tai), notre énergie (riki), fruits de notre karma du passé, dotés des quatre vingt huit sbires des égarements de la vue et des quatre vingt un égarements de la pensée, par cette vacuité deviennent le Corps de Dharma de l’Ainsi-Venu.
La doctrine d’Ichinen Sanzen (1258)

Dans le Hokke Mongu*, Zhiyi* donne une explication de tous les mots et phrases du Sutra du Lotus, depuis les premiers mots "Ainsi ai-je entendu", jusqu'aux derniers "...ils s'inclinèrent et partirent." Il les explique du point de vue des quatre catégories, nommément, causes et circonstances, enseignements reliés, enseignements théoriques*, essentiel* et introspection (kanjin).
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265 ? à un samouraï ? )

Deux principes mystiques sont exposés dans le Sutra du Lotus : l'un, dans les premiers quatorze chapitres (enseignement théorique*), et l'autre, dans les quatorze derniers chapitres (enseignement essentiel*). D'un autre point de vue, on y trouve vingt principes mystiques, dix dans l'enseignement théorique* et dix dans l'enseignement essentiel*  ; ou soixante principes mystiques : trente dans l'enseignement théorique* et trente dans l'enseignement essentiel*. Une autre approche encore permet de distinguer quarante principes mystiques dans la première moitié du Sutra du Lotus et quarante autres dans la seconde. En les ajoutant aux quarante principes mystiques de l'Observation de l'esprit (kanjin), on voit que le seul caractère Myo recouvre au total cent vingt principes mystiques (myori).
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Kanjin signifie observer son propre esprit et découvrir en lui les dix mondes-états. Voilà ce que l'on appelle kanjin. Par exemple, bien que les six organes sensoriels soient visibles sur le visage des autres, on ne peut pas les voir sur le sien propre. Ce n'est qu'en se regardant pour la première fois dans un clair miroir qu'une personne se découvre dotée des six organes des sens. De même, bien que divers sutras se réfèrent en maints endroits aux six voies et aux quatre nobles mondes, c'est seulement dans le clair miroir du Sutra du Lotus et dans le Maka Shikan de Zhiyi* que l'on peut découvrir les trois mille conditions dans sa propre vie - les dix mondes-états, leur inclusion mutuelle, les mille modalités.
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Il expliqua que Mahakashyapa et Ananda avaient propagé exclusivement les enseignements du Hinayana  ; Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga et Vasubandhu, les enseignements du Mahayana provisoire*. Mais, pour ce qui est de l'enseignement du Mahayana définitif* du Sutra du Lotus, ils n'avaient fait que l'effleurer rapidement, en dissimulant sa signification profonde, ou en n'en donnant qu'une explication superficielle, sans mentionner les différences entre les enseignements du début, du milieu et de la fin de la vie du Bouddha. Tantôt ils avaient décrit l'enseignement théorique* mais pas l'enseignement essentiel*, tantôt ils avaient bien distingué entre les enseignements théorique* et essentiel*, mais pas défini kanjin.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

 

 

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