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Extraits de gosho sur

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vie antérieure
 

Devadatta était le petit-fils du roi Simhahanu, le fils du roi Dronodana, oncle du Bouddha Shakyamuni, et le frère aîné du vénérable Ananda. Sa mère était une fille du riche Suprabuddha. Il était donc membre de la famille d'un roi faisant-tourner-la-roue et appartenait à la noblesse du continent du sud, le Jambudvipa. Alors qu'il vivait encore dans le monde séculier, il avait voulu épouser Yashodhara, mais elle avait été conquise par le prince Siddhartha qu'il considéra dès lors comme son ennemi juré dans une vie antérieure.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Le Grand-maître* Zhanlan* écrivit dans le septième volume de son commentaire, le Hokke Mongu Ki*  : "A l'époque des Derniers jours du Dharma, si une personne entend l'enseignement bouddhique, même brièvement, et a foi dans le Dharma c'est que cette personne aura, dans une vie antérieure, planté la graine [du Sutra du Lotus]."(réf.) Et il écrit aussi, dans le deuxième volume du Maka Shikan Bugyoden Guketsu  : "Ce n'est pas chose ordinaire que de naître à la fin de l'époque du Dharma formel et de pouvoir lire les paroles du Sutra véridique. C'est bien rare si l'on n'a pas, dans une vie passée, créé un lien avec le Dharma Merveilleux."(réf.)
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (Sado, 1273 à Shijo Kingo)

De plus, le Bouddha, en évoquant des événements du passé, dit dans le chapitre Fukyo* (XX)  : "Autrefois [à la fin de l'époque du Dharma formel du bouddha Ionno] vivait un bodhisattva du nom de Fukyo. Il fut humilié et insulté, battu à coups de canne et de bâton, attaqué à coups de pierres et de tuiles." Ainsi Shakyamuni évoqua-t-il sa propre pratique dans une vie antérieure pour encourager et stimuler [le Pratiquant du Sutra du Lotus] au début de l'époque des Derniers jours du Dharma. [Par le passé], ce bodhisattva Fukyo, pour sa fidélité au Sutra du Lotus, reçut des coups de canne et de bâton et il parvint immédiatement à l'étape suprême de myogaku. De nos jours, moi, Nichiren, pour ma fidélité à ce même Sutra, j'ai été, en cette vie-ci, attaqué à coups de sabre et de bâton et j'ai subi deux fois l'exil en des terres lointaines. Il ne fait aucun doute que, dans l'avenir, je récolterai le fruit merveilleux de la bodhéité.
[...] Pourtant, bien qu'ayant souvent entendu le moine Nichiren enseigner cela, certains abandonnent leur foi, lorsqu'ils me voient comme aujourd'hui confronté à de grandes difficultés. Vous, par contre, ne m'avez entendu qu'une ou deux fois, pendant une heure ou deux, mais j'observe que, sans abandonner, vous restez constant dans votre croyance. Cela ne peut s'expliquer seulement par des causes créées en cette vie-ci. Le Grand-maître* Zhanlan* écrivit  : "Dans l'époque à venir des Derniers jours du Dharma, si une personne entend l'enseignement bouddhique, même brièvement, et a foi dans le Dharma, c'est que cette personne aura, dans une vie antérieure, planté la graine [du Sutra du Lotus]."(réf.) Et aussi  : "Ce n'est pas chose ordinaire que de naître à la fin de l'époque du Dharma formel et de pouvoir lire les paroles du Sutra véridique. C'est bien difficile si l'on n'a pas, dans une vie passée, créé un lien avec le Dharma Merveilleux."(réf.)
Réponse au seigneur Hakiri Saburo (Sado, 3 août 1273 à Hakiri Sanenaga)

Cela devient ainsi évident : les grands bodhisattvas, les êtres célestes et autres, aussi nombreux que les grains de poussière de tous les mondes des dix directions, qui se rassemblèrent, telle une nébuleuse, pour entendre le Bouddha enseigner le Sutra Kegon* sur le lieu où il parvint à l'Eveil ; les divers sages présents lorsqu'il enseigna les sutras Daijuku et Daibon ; les honorés, au nombre de mille deux cents et plus, qui écoutèrent les sutras Vairocana* et Kongocho - tous à un moment donné, dans une vie antérieure, avaient entendu la partie Jigage du Sutra du Lotus. Mais parce que leur foi était faible, une période d'une longueur incalculable - sanzen jintengo* et gohyaku jintengo* - s'écoula sans qu'ils puissent atteindre l'Eveil. Lorsqu'ils rencontrèrent le Bouddha Shakyamuni, toutefois, les bienfaits du Sutra du Lotus qui leur étaient déjà acquis ont commencé à jouer en leur faveur, et ils parvinrent à l'Eveil grâce aux sutras antérieurs au Sutra du Lotus, sans avoir besoin d'attendre l'enseignement donné à l'Assemblée du Pic du Vautour.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

A cette époque-là, s'il se trouve quelqu'un qui, avec la protection du bodhisattva Jogyo, transmet à tous les êtres humains le seul Titre du Sutra du Lotus, les cinq caractères de Namu Myoho Renge Kyo, ces Quatre sortes de croyants ainsi que les moines de haut rang lui manifesteront autant de haine que s'il était l'ennemi de leurs parents ou leur adversaire dans une vie antérieure ; ils éprouveront pour lui la même aversion que pour un ennemi juré de la maison impériale, prêt à tout pour obtenir vengeance.
Réponse au nyudo Takahashi (Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe)

J'ai bien reçu le katabira, le sac de sel et les cinq sho d'huile que vous avez envoyés. Les vêtements nous protègent du froid et de la chaleur, cachent notre nudité et nous servent de parure. On lit dans le chapitre Yakuo (XXIII), dans le septième volume du Sutra du Lotus : "Comme une personne nue obtenant un vêtement." Ce passage compare la joie ressentie en recevant le Sutra du Lotus à celle d'une personne sans vêtement à qui l'on donne de quoi se vêtir. [On dit que] parmi les successeurs du Bouddha, il y en eut un, Shanavasa, qui naquit tout habillé, pour avoir dans une vie antérieure fait don d'un vêtement au Dharma bouddhique. Le Sutra du Lotus mentionne également "la robe de douceur et de persévérance." (note) Il n'y a pas de simples cailloux sur le Mont Kunlun, ni de sel sur le Mont Minobu. N'importe quelle pierre ordinaire, là où l'on n'en trouve aucune, a plus de valeur que des joyaux ; et là où il ne s'en trouve pas, le sel est encore plus précieux que le riz.
L'histoire d'Ohashi no Taro (Minobu, le 24e jour du 3e mois intercalaire de 1276 à Nanjo Tokimitsu)

Vous avez concrètement aidé Nichiren à accomplir des actes méritoires. Il est donc presque impossible que des personnes mauvaises vous nuisent. Et si quelque chose de fâcheux vous arrivait, soyez certain que ce serait la rétribution en cette vie-ci de la haine que vous auriez conçue, dans une vie antérieure, à l'égard d'un pratiquant du Sutra du Lotus. Les rétributions de ce genre ne peuvent pas être évitées, aussi loin que l'on aille se cacher, au coeur des montagnes ou par-delà les mers. C'est la raison pour laquelle le bodhisattva Fukyo fut attaqué à coups de sabre et de bâton, et le vénérable Maudgalyayana tué par un groupe de brahmanes de l'école du Bâton de bambou. Par conséquent, à quoi servirait de s'en plaindre ?
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

Sous le règne de l'empereur Yomei, le prince héritier Shotoku commença l'étude du bouddhisme. Il envoya un dignitaire de la cour, Wake no Imoko, en Chine avec pour mission de rapporter l'exemplaire du Sutra du Lotus en un volume qui lui avait appartenu dans une vie antérieure (réf.) et exprima sa détermination d'honorer et de protéger ce Sutra.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Le Bouddha Shakyamuni avait un oncle, le roi Dronodana, et ce roi eut un fils appelé Aniruddha. Ce prince était né avec dans la main un bol empli de riz. À peine ce riz mangé, une nouvelle portion de riz venait remplir le bol, et cela sans interruption, si bien que pas un instant le bol ne restait vide. C'est pourquoi on donna au prince enfant le surnom de Nyoi (A-volonté) et, par la grâce du Sutra du Lotus, il devint un bouddha du nom de Fumyo [Clarté universelle]. Si nous nous interrogeons sur la cause créée par lui dans une vie antérieure, nous voyons qu'en période de famine, il avait offert un plat de millet à un moine pratyekabuddha.
[...] Tout au long des sept règnes des divinités célestes, des cinq règnes des divinités terrestres, et du règne des plus de quatre-vingt-dix souverains humains du Japon, personne n'a jamais été plus haï que moi, Nichiren, par les trois grands ennemis pour sa fidélité au Sutra du Lotus. Notre lien ne peut donc pas être un lien ordinaire qui vous pousse à venir rendre visite à un homme que tous, du plus haut placé au plus bas, détestent à ce point. Peut-être est-ce parce que vous avez été mon père, ma mère ou mon frère dans une vie antérieure que vous avez conçu l'envie de venir me voir. Ou peut-être est-ce parce que, ayant établi des liens profonds avec le Sutra du Lotus par le passé, la graine qui peut conduire à la bodhéité est maintenant parvenue à maturité puisque, occupé comme vous l'êtes par les tâches d'un laïc dans la société, vous avez pu vous soustraire à vos obligations publiques et prendre le temps de penser à moi.
Enseignement correspondant à l'esprit du Bouddha (Minobu, le 2 mai 1279, à Niike Saemon-no-jo)

Elle [la mère de Maudgalyayana] n'avait rien à boire ni à manger. Sa chair ressemblait à celle d'un faisan après qu'il ait été plumé, ses os étaient pareils à des cailloux ronds placés cote à cote. Sa tête, aussi grosse qu'un ballon contrastait avec son cou, fin comme un fil, et son ventre était gonflé comme le grand océan. En ouvrant la bouche et en joignant les mains pour quémander de la nourriture, Shodai-nyo ressemblait à une sangsue affamée ayant perçu l'odeur d'un être humain. Rien ne pourrait décrire sa physionomie, son expression vorace ou ses larmes lorsque son regard se posa sur celui qui avait été son fils dans une vie antérieure. Quelle tristesse dut être alors celle de Maudgalyayana !
Sur les cérémonies d'urabon (Minobu, le 13 juillet 1279  ? (1277 ou 1280)

Il [le Bouddha dans une vie antérieure] pensait à son épouse bien-aimée avec lmaquelle quel il dormait et se réveillait dans le même lit tendu de rideaux de brocart. Ensemble, ils étaient comme deux oiseaux qui ne possédaient qu’une aile pour voler de concert dans les cieux, ou comme deux arbres avec des branches entrelacées sur la terre. Les jours et les mois qu'ils avaient passé ensemble ressemblaient à un bon nombre d’années, mais cependant, ni elle, ni leurs enfants ne pourraient lui rendre visite. En réfléchissant sur ces choses, il ouvrit ses entrepôts et fit don de l'or et de l’argent ainsi que les sept trésors afin de soutenir le Sangha. Il fit don de ses éléphants et de ses chevaux, et même ceux de sa femme et de ses enfants. Ensuite, il souffla dans une conque à la recherche du grand Dharma.
La lettre du Mont Minobu (21aout 1281)

 

 

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