L
ACCUEIL
 

LEXIQUE

Extraits de gosho sur

MENU - LEXIQUE
DICTIONNAIRE
 
six formes
 

J'en viens maintenant au second point important du Sutra du Lotus (note). Le Bouddha Shakyamuni naquit dans le kalpa de continuité* , dans le neuvième kalpa mineur*, à une époque où la durée de la vie humaine, diminuant graduellement, était encore de cent ans. Il était le petit fils du roi Shimhahanu et le fils héritier du roi Shuddhodana. Enfant, on l'appelait Siddhartha, l'Accompli. A l'âge de dix-neuf ans, il quitta sa famille* et à trente ans, il réalisa la bodhéité. Sur le lieu de son Eveil*, il commença par exposer le Sutra Kegon apparaissant comme le bouddha Vairocana* dans son Monde du Trésor du Lotus (note). Il exposa les dix mystères*, les six formes*, et l'interdépendence de tous les phénomènes (note), le Dharma mystique*. A ce moment-là, les bouddhas des dix directions apparurent devant lui, et tous les bodhisattvas se rassemblèrent autour d'eux comme une nuée.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Les médicaments diffèrent selon les maladies. Des médicaments légers suffiront pour guérir des maladies bénignes mais les maladies graves exigent des remèdes forts. Pendant les plus de deux mille deux cents vingt ans écoulés depuis la disparition du Bouddha, les maladies des hommes, c'est-à-dire leurs illusions et leur karma négatif, étaient sans gravité. Et il a donc suffi qu'apparaisse une succession de savants-maîtres* qui, tels des médecins, ont dispensé les remèdes appropriés pour ces maladies. Ces maîtres étaient issus des écoles Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso, Sanron, Shingon, Kegon, Tendai, Jodo et Zen. Chacune de ces écoles prescrit son propre médicament. Par exemple, l'école Kegon énonce le principe des six formes et les dix mystères, l'école Sanron, la Voie du milieu des huit négations, l'école Hosso insiste sur la perception que tous les phénomènes ne sont "Rien-que-Conscience", l'école Ritsu préconise les deux cent cinquante préceptes, l'école Jodo, l'invocation du nom du bouddha Amida, l'école Zen, la méditation sur son propre état de bouddha, l'école Shingon, la méditation sur les cinq éléments et l'école Tendai a formulé la théorie d'ichinen sanzen. Mais maintenant, nous sommes entrés dans l'époque des Derniers jours du Dharma et les remèdes proposés par ces écoles ne guérissent plus les maladies des hommes.
Le don du mandala du Dharma Merveilleux (Sado, 1273 à Sennichi-ama)

Les principes de l'école Kegon tels que les quatre enseignements et les cinq enseignements (note), l'enseignement principal et secondaire (note), les six formes et les dix mystères, tous furent réfutés. Ce fut comme lorsque les poutres et les piliers d'une grande demeure s'effondrent, comme si le drapeau fièrement brandi par cette dizaine de moines éminents traînait maintenant dans la poussière.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

L'école Kegon eut ses débuts dans l'enseignement des différents maîtres de la Chine du Nord et du Sud avant la venue de Zhiyi*. Ces maîtres ont déclaré que le Sutra Kegon* était supérieur au Sutra du Lotus, mais, à l'époque, ils ne se désignaient pas eux-mêmes comme l'école Kegon. Fa-zang et Cheng-guan, qui vécurent à l'époque de l'impératrice Zuo-tian, épouse de l'empereur Gao-zong des Tang, furent les premiers à utiliser le terme d'école Kegon. Cette école, dans ses interprétations doctrinales, établit les cinq enseignements, et, pour sa pratique de la méditation, énonce les principes des dix mystères et des six formes, Tous ces enseignements semblent extrêmement impressionnants, et l'on pourrait penser qu'avec eux Cheng-guan aurait pu réfuter les enseignements de Zhiyi*. Mais, en fait, Cheng-guan se borna à emprunter le principe d'ichinen sanzen énoncé par Zhiyi*, et à le définir comme la véritable intention contenue dans le passage du Sutra Kegon* qui dit : "L'esprit est comparable à un peintre de talent." Par conséquent, nous pourrions dire que l'école Kegon fut en réalité vaincue par Zhiyi*, ou peut-être qu'elle fut coupable de voler le principe d'ichinen sanzen.
Lettre à Shomitsu-bo (Minobu, 1277 à Shomitsu-bo)

 

 

haut de la page
retour