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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
inga guji - simultanéité de la cause et de l'effet


Un sutra répond que l'enfer existe sous terre et un autre dit que le Bouddha réside à l'ouest. Cependant, une recherche plus approfondie révèle qu'ils existent tous deux dans notre corps haut de cinq pieds. Si je pense ainsi, c'est que l'enfer est dans le coeur de celui qui, intérieurement méprise son père et néglige sa mère, tout comme la graine de lotus contient simultanément la fleur et le fruit.
Gosho du Nouvel An (
5 janvier xxxx, à la femme du Seigneur Omosu)

Zhiyi écrivit  : "Comprenez bien que les interactions des êtres sensitifs et de leur environnement manifestent toutes la loi de la simultanéité de la cause et de l'effet."(réf.) "Les êtres sensitifs et leur environnement" désignent ici la réalité de la vie et de la mort. La loi de simultanéité de la cause et de l'effet est clairement en jeu dans tout ce qui vit et meurt.
L'héritage du Dharma ultime de la vie (Sado, février 1272, à Sairen-bo Nichiji )

Le Grand-maître Huisi, dans son Shianrakugyo, écrit : "On lit dans le sutra Daigo shojin "Les êtres ordinaires et l'Ainsi-venu partagent le Corps unique du Dharma. Pur, merveilleux et sans équivalent, c'est lui que l'on désigne par Miao Fa Lian Hua Jing (Myo Ho Renge Kyo)." Il dit encore : "Ceux qui pratiquent le Sutra du Lotus cherchent, par cette seule pratique, à acquérir l'esprit qui engendre toutes sortes de résultats bénéfiques. Ces résultats se présentent simultanément et non pas progressivement au cours d'une longue période de temps. C'est comparable à la fleur de lotus qui, quand elle s'ouvre, possède déjà un grand nombre de graines ou de fruits. C'est pourquoi on appelle ces pratiquants 'Personnes du Véhicule unique". Il dit aussi : "Les personnes des deux véhicules, dans les mondes-états d'auditeurs-shomon et de pratyekabuddhas, et les bodhisattvas de moindres capacités choisissent de suivre la voie des moyens provisoires, en pratiquant des méthodes qui assurent un progrès graduel sur une longue période de temps. Mais les bodhisattvas de capacités supérieures rejettent sincèrement les moyens provisoires et n'effectuent pas la pratique du progrès graduel. En accomplissant la méditation fondée sur le Sutra du Lotus, ils obtiennent ainsi toutes sortes de résultats heureux. On appelle les personnes de ce genre `personnes du Véhicule unique".
Les savants de notre époque considèrent que l'expression "pratique du progrès graduel" employée ici par Huisi désigne l'enseignement spécifique (bekkyo). Mais en réalité elle désigne la voie des moyens provisoires, et non celle du Sutra du Lotus qui est la voie de la simultanéité de la cause et de l'effet. Par conséquent l'expression "pratique du progrès graduel" recouvre les enseignements dispensés avant le Sutra du Lotus, les divers sutras du Mahayana exposés avant le Sutra du Lotus, et les sutras du Mahayana et du Hinayana entrant dans la catégorie des enseignements soudain et graduel.
[...] le principe suprême [qu'est le Dharma merveilleux] n'avait pas de nom à l'origine. Quand le sage, observant les principes et assignant un nom à toute chose, s'éveilla à ce Dharma merveilleux unique possédant simultanément la cause et l'effet [renge], il l'appela Myoho Renge. Ce Dharma unique qu'est Myoho Renge régit tous les phénomènes dans les dix mondes-états et les trois mille conditions de vie, sans en omettre aucun. Quiconque pratique ce Dharma crée une cause dont il obtient simultanément l'effet, la bodhéité.
Le sage, en prenant ce Dharma pour maître, est parvenu à l'Éveil. Il a créé la cause fondamentale [honnin myo] et obtenu simultanément l'effet fondamental [honga myo], la bodhéité, en devenant l'Ainsi-venu de l'Eveil parfait, aux vertus pleinement réalisées.
Ainsi, le Grand-maître Saicho écrit : "Un seul esprit, l'essence réelle de Myoho Renge, amène simultanément à maturité à la fois le bourgeon de la cause et la corolle de l'effet. Les trois formes d'enseignement utilisées par le Bouddha contiennent toutes les trois à la fois le lotus-ainsité et le lotus-métaphore. L'ensemble du Sutra du Lotus est à la fois ainsité et métaphore : dans les sept paraboles, les trois non-dualités et les dix points de supériorité de ce Sutra, le lotus qui est désigné est celui de l'essence [du Dharma]. Et on appelle Myoho Renge Kyo [Sutra du Lotus] l'enseignement qui expose pleinement ce principe."
L'essence du Dharma merveilleux (Ichinosawa - Sado, 1273-  ? à Sairen-bo)

Ainsi, il y a toutes sortes de plantes, mais le lotus est la seule qui donne simultanément fleur et fruit. Le bienfait, dans tous les sutras autres que le Sutra du Lotus, n'est pas clairement défini, car ils enseignent qu'il faut d'abord accumuler de bonnes causes et que, seulement ensuite, on peut devenir bouddha. Le Sutra du Lotus est entièrement différent. La main qui le touche devient immédiatement bouddha, et la bouche qui le récite parvient immédiatement à la bodhéité, tout comme la lune, dès qu'elle s'élève au-dessus des montagnes, à l'est, se reflète immédiatement dans l'eau, ou de la même manière qu'un son est aussitôt suivi d'un écho.
Wou-long et Yi-long (Minobu, 15 novembre 1281, à Ueno-ama Gozen, mère de Nanjo Tokimitsu)

 
Voir également cause et effet

 

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