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Extraits de gosho sur

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Koguryo

Le prince Shotoku était le fils du trente-deuxième souverain du Japon, l'empereur Yomei. Alors qu'il avait six ans, des hommes assez âgés arrivèrent au Japon, venant du royaume de Paekche et de Koguryo et de Chine. Le jeune prince de six ans s'écria : "Ce sont mes disciples  ! " et de leur côté ces personnages âgés joignirent les mains en signe de respect et répondirent : "Vous êtes notre maître  ! " Ce fut un phénomène bien singulier.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

L'empereur Tang Taizhong fut un roi d'une grande sagesse dont le nom était connu dans le monde entier et dont la vertu dépassait, disait-on, celle des Trois Augustes et Cinq Empereurs de l'antiquité. Il régna non seulement sur toute la Chine, mais étendit son influence sur plus de mille huit cents royaumes étrangers depuis Gaochang [à l'ouest] jusqu'à Koguryo [à l'est]. Il avait la réputation d'avoir maîtrisé les enseignements bouddhiques comme non bouddhiques. Puisque ce moine, Xuanzang, était celui qui avait converti ce roi sage, et parce qu'il bénéficiait plus que quiconque de sa confiance et de ses faveurs, aucun des maîtres de l'Ecole Tian-tai n'aurait osé risquer sa tête en le contredisant. Si bien que les principes véridiques du Sutra du Lotus furent négligés et oubliés dans le pays entier.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

L'empereur Ojin, connu aujourd'hui comme le bodhisattva Hachiman, fut le seizième souverain du Japon. L'empereur Ojin avait deux fils : le prince Nintoku, et le prince Uji. L'empereur choisit pour lui succéder le plus jeune des deux fils, Uji. Après la mort de leur père, Uji voulut laisser le trône à son frère aîné qui le réprimandai, en disant : "Comment peux-tu refuser d'obéir au testament de notre père  ? " Ils discutèrent sans fin, et trois années passèrent sans que ni l'un ni l'autre n'accepte le trône. Leur indécision fut cause, pour le peuple, de souffrances indescriptibles. C'était comme une malédiction sur le pays, et le prince Uji en vint finalement à penser : "Aussi longtemps que je serai en vie, mon frère n'acceptera pas le trone." Alors, il se suicidai. Le prince Nintoku fut dévoré de chagrin et sombra dans le désespoir. Voyant cela, le prince Uji revint à la vie afin d'encourager son frère, puis mourut à nouveau. On rapporte que lorsque Nintoku monta finalement sur le trône, le pays redevint paisible et reçut en tribut, de la part des trois royaumes coréens de Silla, Paekche, et Koguryo, le chargement de quatre-vingt bateaux.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

L'empereur retiré d'Oki [Go-Toba] était le 82e souverain du Japon sous forme humaine. Régnant plus de deux mille ans après l'époque de l'empereur Jimmu, il était la manifestation humaine de la déesse Amaterasu. Qui aurait eu l'audace de s'opposer à un souverain tel que lui  ? En outre, de l'époque de l'empereur Kimmei (509-571) à celle de l'empereur retiré d'Oki, les divers grands principes et enseignements ésotériques du bouddhisme, en provenance de Chine, de Paekche, de Silla et de Koguryo, ont été respectés et pratiqués au Mont Hiei, dans les temples To-ji, Onjo-ji, dans les sept temples majeurs de Nara et partout ailleurs au Japon. Cela dans le but d'assurer la protection du pays et d'assurer la sécurité de son souverain.
Réponse au nyudo Takahashi (Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe)

Est-ce parce que les enseignements de Fayun avaient reçu l'approbation du Bouddha que pluie et fleurs tombèrent du ciel sur lui  ? En tout cas, à cause de ces phénomènes extraordinaires, le peuple de Chine en vint à croire que le Sutra du Lotus était peut-être inférieur aux sutras Kegon* et du Nirvana. Ces commentaires de Fayun finirent par être acceptés dans les royaumes de Silla, Paekche et Koguryo, ainsi qu'au Japon (note), où les gens finissaient en général par adopter les opinions [qui prévalaient en Chine.]
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Parmi tous les bouddhas des dix directions, seul le Bouddha Shakyamuni est doté de ces trois vertus. C'est pourquoi, même si tous les habitants du Japon servaient le Bouddha Shakyamuni avec autant de respect qu'ils en manifestent actuellement à l'égard du bouddha Amida, parce qu'ils le placeraient sur le même plan qu'un autre bouddha et le traiteraient de la même manière, ils commettraient encore une grave erreur. Par exemple, si quelqu'un, alors même que son propre dirigeant est un homme sage, se mettait au service du roi d'un autre pays, et si, bien que vivant au Japon, il rendait hommage au roi de Chine ou de Koguryo en négligeant le souverain du Japon, pourrait-on le considérer comme un bon sujet du grand roi de son pays ?
Réponse à Yasaburo (Minobu, le 4 août 1277 à Saito Yasaburo )

 

 

 

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