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Extraits de gosho sur

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kalpa de déclin

gosho : Kalpa de déclin : Le kalpa de déclin (Minobu, peu après 1276, à un membre du clan du défunt nyudo Takahashi Rokuro Hyoe)

Si, toutefois, face aux persécutions du gouvernement, ma détermination venait à faiblir, je ne pourrais pas accomplir ma mission. En ce cas, il vaudrait peut-être mieux renoncer dès le début. J'hésitais ainsi quand je me suis rappelé les enseignements du chapitre Hoto* (XI) sur les six actions difficiles et les neufs actes aisés. Il y est dit qu'il serait relativement facile à des personnes telles que moi, de forces infimes, de soulever le Mont Sumeru et de le lancer à travers l'univers ; à des personnes comme moi dénuées de pouvoirs occultes de traverser les flammes avec sur le dos un fagot d'herbe sèche sans être consumées par le feu qui anéantit tout à la fin d'un kalpa de déclin, et à des personnes comme moi, dépourvues de sagesse, de lire et de mémoriser autant de sutras qu'il y a de grains de sable dans le Gange.

"Durant les Derniers jours du Dharma, après mon parinirvana, les enseignements erronés et les personnes démoniaques ne parviendront pas, malgré leurs efforts, à détruire le pays et le véritable enseignement bouddhique. Même si l’on essaie d’incendier le Mont Sumeru avec de l’herbe et du bois et une immense quantité de combustible, la montagne ne brûlera pas. Néanmoins, quand viendra le feu du kalpa de déclin à la fin de ce monde, un feu aussi petit que celui qui se sera allumé au pied du Mont Sumeru consumera tout jusqu’à la cendre.
Souverains de notre pays (Minobu, février, 1275)

Lorsque l'on entre dans un kalpa de déclin, un vent violent se lève, appelé samghata, capable de déraciner le Mont Sumeru et de le soulever jusqu'au sommet du monde de la forme (note) avant de le réduire en poussière. Mais ce vent n'a même pas le pouvoir de faire bouger un seul poil du corps d'un bouddha.
Lettre au nyudo d'Ichinosawa (
Minobu, le 8 mai 1275, à l'épouse du nyudo d'Ichinosawa)

Mais si vous proférez maintenant ce grand mensonge qu'il existe un sutra supérieur au Sutra du Lotus, j'en suis persuadé, avant même que n'arrive le kalpa de déclin, vous viendrez vous écraser sur la terre. Pire, la terre s'ouvrira et vous tomberez jusqu'au fin fond de la grande citadelle de l'enfer avici entourée de murailles de fer (note)  ! Si vous dites pareils mensonges, rien ne vous autorise à briller un seul instant de plus au ciel, ni à tourner autour de la terre et de ses quatre continents ! "
[...] Ennin* prétendit avoir fait un rêve dans lequel il avait transpercé le soleil d'une flèche. Et Kukai* proféra un mensonge éhonté en prétendant qu'au printemps de la neuvième année de l'ère Konin (818), alors qu'il priait pour que cesse la grande épidémie, le soleil était apparu au milieu de la nuit. Depuis le kalpa de formation [durant lequel la terre prit forme], jusqu'au neuvième kalpa du déclin dans le kalpa de continuité, vingt-neuf kalpa se sont écoulés. Mais, durant toute cette période, on n'a jamais entendu dire que le soleil soit apparu en pleine nuit  ! De même, en ce qui concerne le rêve d'Ennin*  : dans les cinq mille ou sept mille volumes des écrits bouddhiques, aussi bien que dans plus de trois mille volumes de littérature non bouddhique, où est-il écrit que le rêve de transpercer le soleil d'une flèche est un rêve de bon augure  ?
[...] Même si un tel phénomène avait été noté, il serait difficile de croire à sa réalité. Au cours des vingt kalpa écoulés depuis le kalpa de formation, comme au cours des neuf kalpa du kalpa de continuité, au total tout au long de vingt-neuf kalpa, jamais tel prodige ne s'est produit.
[...] Dans les sutras bouddhiques, il est dit que, au cours du kalpa du déclin, deux soleils, trois soleils, ou même sept soleils brilleront ensemble, mais ils doivent apparaître dans la journée [pas dans la nuit]. Et si le soleil apparaissait la nuit dans notre propre région [le continent de Jambudvipa au Sud] que se passerait-il alors dans les trois autres régions de l'Est, de l'Ouest et du Nord ?
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

La situation dans le monde d'aujourd'hui n'est en rien différente. On pourrait comparer la période qui couvre les sept générations des divinités célestes et les cinq générations des divinités terrestres, autrement dit les douze premiers règnes de l'histoire japonaise, à un kalpa de formation. Grâce à l'accumulation de bonne fortune liée à l'observance des préceptes dans des vies antérieures, même si le peuple, à l'époque, ne fit que peu d'efforts en direction de la bonté, le pays fut encore bien gouverné et les gens bénéficièrent d'une grande longévité.
[...] Dans un kalpa de déclin, trois calamités majeures se produisent : les calamités du feu, de l'eau et du vent. Et dans le kalpa de décroissance, trois calamités de moindre importance : la famine, les épidémies et la guerre. La famine est provoquée par l'avidité, les épidémies par l'ignorance, et la guerre par la colère.
Le roi Rinda (Minobu, le 17 août 1279 à Soya Doso, fils de Soya Kyoshin)

 

 

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