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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
amrita - ambroisie
 

La langue du Bouddha est si fine, si large et si longue qu'elle est capable de lui recouvrir le visage, de recouvrir ses cheveux jusqu'à la nuque, voire de s'élever jusqu'au Séjour de Brahma. Cette langue, d'une couleur rouge cuivrée, porte cinq dessins que l'on pourrait croire gravés. Sous elle se trouvent deux joyaux qui sécrètent la rosée d'ambroisie. Tel est le bienfait acquis par le Bouddha en observant le précepte de ne jamais mentir.
L'essentiel du chapitre Yakuo (
1265-  ? peut-être à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Je ne peux contenir mes larmes quand je pense à la grande persécution à laquelle je suis actuellement confronté, ou quand je me représente la joie d'atteindre la bodhéité à l'avenir. Les oiseaux crient mais ne versent pas de larmes. Moi, Nichiren, je ne me lamente pas, mais mes larmes ne cessent de couler. Ce n'est pas pour les affaires de ce monde que je pleure, mais seulement pour la cause du Sutra du Lotus. Ce sont donc sans doute des larmes d'amrita.
La véritable réalité de la vie (
Sado, mai 1273 à Sairen-bo)

Le Gange est perçu par les esprits faméliques* comme une rivière de flammes, par les êtres humains comme de l'eau, et par les êtres célestes comme de l'amrita. L'eau est la même, mais elle semble différente selon les capacités liées au karma des individus.
Réponse au nyudo Soya (
Minobu, mars 1275, à Soya Kyoshin)

Quand un roi-faisant-tourner-laroue est sur le point d'apparaître, son apparition est précédée d'un présage, l'émergence, au beau milieu de l'océan, d'un arbre énorme, l'udumbara, portant fleurs et fruits. Les montagnes des quatre continents s'aplanissent au niveau des océans ; la terre devient aussi ouatée que du coton ; l'eau des mers devient aussi douce que de l'ambroisie, les montagnes se changent en or, et les plantes et les arbres se transforment en sept sortes de joyaux.
[...] Alors, le caractère Ho apparut dans les Airs et opéra la même métamorphose que le précédent, suivi du caractère Ren, du caractère Ge, et du caractère Kyo. De la même manière, soixante-quatre caractères apparurent en volant et se transformèrent en soixante-quatre bouddha. La présence de ces soixante-quatre bouddha dans l'enfer avici était comparable à l'apparition de soixante-quatre soleils et lunes sous la voûte céleste. Une douce pluie d'ambroisie tomba du ciel pour désaltérer les prisonniers.
[...] C'est comparable à la vision du Gange. Les esprits faméliques* y voient une rivière de flammes  ; les êtres dans le monde-état des Hommes d'humanité y voient de l'eau  ; et les êtres dans le monde-état du Ciel y voient le doux nectar d'ambroisie. L'eau est toujours la même, mais chaque être la voit de façon différente, en fonction de ses propres rétributions karmiques.
Lettre à Horen (
Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Par le passé Huisi, avec sa forme supérieure de sagesse, Zhiyi*, avec sa philosophie clairvoyante, ont reçu et pratiqué le Sutra du Lotus par la pensée, la parole et l'action, et, aujourd'hui, ils sont apparus à nouveau comme deux maîtres honorés. Ils n'ont pas seulement fait couler le doux nectar d'amrita en Chine, ils ont aussi fait résonner le tambour du Dharma jusqu'en Inde.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Fayun, du temple de Guang-zhe-si, était capable de faire tomber la pluie ou de faire éclore les fleurs instantanément. Mais Zhanlan* écrit à son sujet  : "Bien qu'il fut capable de susciter des phénomènes de ce genre, sa compréhension n'est pas en accord avec la vérité du Sutra du Lotus."(réf.) Lorsque le Grand-maître Zhiyi* récita le Sutra du Lotus, une pluie légère se mit [instantanément] à tomber, et le Grand-maître Saicho fit tomber une pluie d'amrita trois jours après [l'avoir enseigné]. Pourtant, ils ne considérèrent pas ces phénomènes comme la preuve que leur compréhension de la vérité coïncidait avec celle du Bouddha.
Traité sur la dette de reconnaissance (
Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

C'est pourquoi le Bouddha déclara  : "Si je m'étais borné à exposer les enseignements provisoires"... je serais tombé dans l'avarice et l'avidité, mais pareille chose serait impossible."(réf.) Pour avoir offert à ses parents un plat d'orge bouilli au lieu du nectar d'amrita, pour leur avoir offert un alcool ordinaire au lieu d'une liqueur raffinée, le Bouddha se serait rendu coupable de la plus grave transgression de la piété filiale.
Fidélité ou manquement au devoir de piété filiale (
Minobu, le 8 mars 1280, à Nanjo Tokimitsu)

Il administra le pays avec rectitude et impartialité, si bien qu'une pluie d'ambroisie tomba du ciel. Le peuple obéit à ses décrets comme les plantes s'inclinent sous un grand vent, et son royaume fut prospère pendant des siècles innombrables.
Réponse à la mère du seigneur d'Ueno (
Minobu, octobre 1280 à la mère de Nanjo Tokimitsu)

A cette époque, le roi Konjiki conçut un grand désir de parvenir à la bodhéité et distribua quantité d'aumônes. Il donna tout ce qu'il put, jusqu'à ce qu'il ne reste plus dans ses réserves que cinq mesures de riz. Lorsque ses ministres l'informèrent qu'il y avait là tout juste de quoi le nourrir pour une seule journée, le grand roi prit ces cinq mesures de riz et, à chacun de ses sujets affamés, les distribua grain par grain, les partageant ainsi entre tous. Puis il s'adressa au Ciel et s'écria qu'il mourrait de faim à la place du peuple, prenant sur lui-même la souffrance d'avoir faim et soif. Le Ciel l'entendit et fit immédiatement tomber la douce pluie d'amrita. Quand cette pluie touchait le corps ou tombait sur le visage des gens, leur faim était immédiatement apaisée, et, instantanément, tous les habitants du pays retrouvèrent leurs forces.
Le riche Sudatta (
Minobu, hiver 1280 à Nanjo Tokimitsu)

 

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