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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Shitenno-ji
 

"Conflit" désigne bien les désordres intérieurs actuels et l'invasion imminente par la mer de l'ouest. A ce moment, les mille mondes jaillis de terre apparaîtront et établiront dans ce pays le Honzon originel dans tout le Jambudvipa avec, comme assistant, le vénéré Shakya de la doctrine originelle. Cet objet de dévotion n'est jamais apparu en Inde ou en Chine. Le temps n'était pas venu, quand le prince Shotoku, au Japon, construisit le temple Shitenno-ji, de sorte qu'il ne put prendre, comme objet de vénération, qu'une statue d'Amida, un bouddha d'un autre monde. Quand l'empereur Shomu construisit le temple Todai-ji, il prit pour objet de vénération une statue du bouddha Vairochana mais ne parvint pas à pénétrer le véritable sens du Sutra du Lotus.
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

ce Gohonzon ne fut jamais mentionné dans les sutras, les préceptes et les traités apportés par les nombreux maîtres bouddhistes qui allèrent d'Inde en Chine, non plus que par les moines qui firent le voyage de Chine en Inde. Tous les objets de vénération sans exception enchâssés dans les temples de toutes les provinces de l'Inde sont mentionnés et décrits dans le Daito Saiiki Ki, le Jion Den et le Dento Roku. Je ne l'ai pas trouvé mentionné non plus dans les écrits des sages venus de Chine au Japon, ni dans ceux des personnes méritoires qui se rendirent du Japon en Chine. Tous les registres des premiers temples construits au Japon, tels que le Gango-ji, le Shitenno-ji et d'autres, aussi bien que de nombreux récits, à commencer par le Nihon Shoki, énumèrent les honzon de chaque temple sans en oublier un seul [et les objets de vénération enchâssés dans ces temples sont donc bien connus], mais dans aucun de ces écrits il n'est fait mention de ce Gohonzon.
Réponse à Nii-ama (Minobu, 16 février 1275 à Nii-ama)

Au cours du cinquième mois de la même année, Mononobe no Moriya et les hommes de son clan se retranchèrent dans sa résidence de Shibukawa et y rassemblèrent des troupes nombreuses. Le prince Shotoku et Soga no Umako marchèrent sur les positions ennemies et les attaquèrent. Quatre batailles eurent lieu, au cours des cinquième, sixième et septième mois. Par trois fois, le camp du prince Shotoku fut vaincu. Avant la quatrième bataille, le prince Shotoku fit le voeu d'élever un stupa pour y conserver les reliques du Bouddha Shakyamuni, et de construire le temple Shitenno-ji. Soga no Umako fit un voeu lui aussi, celui de construire un temple pour y enchâsser la statue du Bouddha Shakyamuni envoyée de Paekche.
[...] Après que Sushun fut devenu le trente-troisième empereur, le prince Shotoku fit construire le temple Shitenno-ji dans lequel il déposa les reliques du Bouddha Shakyamuni. Umako fit construire un temple appelé Gango-ji dans lequel fut vénérée la statue du Bouddha Shakyamuni envoyée de Paekche. Il n'y a pas de plus grande tromperie au monde que la statue du Bouddha Amida enchâssée de nos jours au temple Zenko-ji et que l'on fait passer pour l'objet de vénération primordial. C'est parce qu'ils s'étaient opposés au Bouddha Shakyamuni que les trois empereurs et le clan des Mononobe périrent. Le prince Shotoku fit sculpter et enchâsser une statue du Bouddha Shakyamuni au temple Gango-ji. C'est l'objet de vénération maintenant enchâssé au temple Tachibanadera. Ce fut la première statue du Bouddha Shakyamuni jamais faite au Japon.
Le guide suprême du monde (Minobu, le 25 juin 1277, à Shijo Kingo)

Pourtant, aucun temple n'a pris pour objet de vénération le Shakyamuni qui atteignit la bodhéité dans le passé illimité accompagné des bodhisattvas Surgis de Terre qui sont ses disciples primordiaux. Dans aucun des trois pays il n'en fut question auparavant. Ceux qui ont fait construire par milliers de temples au Japon ne savaient pas qu'ils auraient dû prendre pour objet de vénération le Bouddha de l'enseignement essentiel* accompagné des quatre bodhisattvas. Même le prince Shotoku (note), lorsqu'il fit construire l'ancien temple Shitenno-ji, le premier temple bouddhique au Japon, prit pour objet de culte le bouddha Amida accompagné de bodhisattva comme Kannon, en y ajoutant des images des quatre Rois du Ciel.
Sur l'établissement des Quatre Bodhisattvas (Minobu, 17 mai 1279 à Toki Jonin)

 

 

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