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Extraits de gosho sur

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moines du Mont-Hiei
 
 

Mais au Japon, à notre époque, des maîtres exhortent à abandonner la pratique du Sutra du Lotus pour se consacrer exclusivement à l'invocation du nom du bouddha Amida. Certains enseignent les préceptes du Hinayana, et parlent avec mépris des grands moines du Mont Hiei tandis que d'autres font état d'une vérité particulière (note) qui leur aurait été transmise en dehors des sutras, dénigrant le Véritable Dharma du Sutra du Lotus. Ce sont là des personnes qui font une grave erreur sur le temps.
L'enseignement, les capacités, le temps et le pays (
Izu, 10 février 1262 (  ? )

Au Japon, Honen adhéra à leur enseignement et non seulement exhorta chacun à croire dans le Nembutsu, mais s'efforça de faire disparaître toutes les autres écoles bouddhiques de l'empire. Parce que les trois mille moines du Mont Hiei, ainsi que ceux des temples Kofuku-ji, Todai-ji et d'autres temples de Nara - en fait, tous ceux des Huit Ecoles bouddhiques - tentèrent de mettre un terme à cela, les empereurs, l'un après l'autre, promulguèrent des édits, et le shogunat décréta des interdictions pour tenter d'arrêter la propagation de cet enseignement, mais en vain. Au contraire, ce mouvement se répandit de plus en plus, au point que l'empereur, l'empereur retiré, et le peuple dans son ensemble finirent par s'y convertir.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Pour cette raison peut-être, après la disparition du Grand-maître Saicho, les moines du To-ji, des sept temples de Nara, du Onjo-ji aussi bien que des autres temples du Japon tout entier proclamèrent l'école Shingon supérieure à l'école Tendai, et tous, des personnes du plus haut rang jusqu'à celles dont la condition était la plus modeste, en furent persuadés.
[...] L'école Nembutsu, pour commencer, a envahi le Japon tout entier et l'invocation du bouddha Amida se retrouve comme une chanson sur les lèvres des quatre congrégations. Deuxièmement, l'école Zen a produit des moines arrogants qui parlent de leur "triple robe et un bol à aumônes", et couvrent la terre, entre les quatre mers, en se prétendant les guides éclairés du monde entier. Troisièmement, l'école Shingon forme une catégorie à part. Elle bénéficie du soutien des temples du Mont Hiei, des sept temples de Nara, du To-ji, du Honjo-ji et de leurs patriarches, y compris le supérieur du Mont Hiei, Omuro, le supérieur du Honjo-ji et les administrateurs des divers temples et sanctuaires. (note)
[...] Il dit que, si les enseignements des écoles Hokke et Shingon sont totalement rejetés au profit de la récitation exclusive du Nembutsu, dix personnes sur dix, cent personnes sur cent pourront renaître dans la Terre pure." Ces déclarations de Honen suscitèrent d'abord des polémiques avec les moines du Mont Hiei, du To-ji, du Onjo-ji et des sept temples principaux de Nara. Mais la préface du Ojo Yosho parut si convaincante que Kenshin, patriarche du temple du Mont Hiei, fut finalement conquis par la doctrine du Nembutsu et devint un disciple de Honen.
[...] Finalement, il semblerait que Honen, par esprit de vengeance pour avoir été condamné à l'exil, se soit changé en un mauvais esprit qui s'empara des gouvernants, posséda les moines du Mont Hiei et du Honjo-ji qui l'avaient auparavant persécuté, lui et ses disciples ; il poussa certains moines à fomenter une rébellion, d'autres à commettre diverses mauvaises actions. Cela eut pour résultat qu'ils furent presque tous éliminés par Minamoto no Yoritomo. Les quelques rares moines du Mont Hiei ou du To-ji qui ont survécu sont considérés avec mépris par les croyants et les croyantes laïques. Ils sont traités comme des singes dont se moque la foule ou comme des barbares du nord prisonniers, devenus, même pour les enfants, objet de risée.
[...] Mais parce qu'Ennin* mit un bâillon sur la bouche des trois mille moines [du Mont Hiei, leur interdisant ainsi de parler], tout se passa comme les maîtres du Shingon le souhaitaient.
[...]
Les trois mille moines du Mont Hiei furent également attaqués par le shogunat de Kamakura et contraints de se soumettre.
[...] Aujourd'hui, le shogunat de Kamakura est au sommet de sa prospérité. Les moines Shingon du To-ji, ceux du Mont Hiei, du Honjo-ji et des sept temples principaux de Nara, ainsi que les moines de l'école Hokke qui ont oublié les principes de leur propre école et s'opposent au Dharma, tous s'en vont vers l'est, dans la région de Kanto (note), où ils inclinent la tête, plient les genoux et s'efforcent de diverses manières de gagner les faveurs des samouraïs.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Mais le Grand-maître Kukai* n'accorde au Sutra du Lotus que la troisième place, tandis que le Grand-maître Ennin* le classe au deuxième rang, et le Grand-maître Enchin* suit sur ce point Ennin*. C'est pourquoi, à présent, quand les moines du Mont Hiei, ceux des temples To-ji et Onjo-ji, ont sous les yeux le Sutra du Lotus, ils lisent bien le passage affirmant qu'il est de tous les sutras le plus élevé, mais, même en lisant cela, ils pensent, en réalité, que le Sutra du Lotus n'occupe que le deuxième ou troisième rang. Les nobles et les samouraïs ne savent pas précisément tout cela. Mais puisque les moines éminents qui les guident dans la foi partagent tous cette opinion, les disciples laïques et leurs maîtres commettent la même erreur.
[...] Maintenant, moi, Nichiren, j'ai révélé que les trois grands maîtres Kukai*, Ennin* et Enchin* affirment effrontément dans leurs écrits que le Sutra du Lotus émane du monde de l'obscurité, qu'il est une doctrine erronée et fallacieuse. Si ce que dit le Sutra du Lotus est véridique, qu'adviendra-t-il alors, à votre avis, de tous les moines du Mont Hiei, de To-ji, de Onjo-ji, des sept temples majeurs de Nara et des autres 11 037 temples à travers tout le Japon  ?

voir également le générique moine et les noms des moines : (moine) Zhiyi, (moine) Saicho, etc.

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