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Extraits de gosho sur

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Jien

Sur l'ordre de l'Empereur retiré d'Oki, des autels furent élevés et quarante et un moines, versés dans les pratiques occultes, conduisirent pour la première fois quinze sortes de cérémonies ésotériques, afin de vaincre le gouvernement de Kanto par le pouvoir de leurs incantations. Au nombre de ces cérémonies il y eut : La prière du Seul-Caractère-de-la-Roue-d'or [ichiji konrin] (conduite par un Supérieur du Tendai, l'Administrateur des moines Jien, assisté de douze moines, à la demande du Régent impérial Motomichi).
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Lors de l’incident de Jokyu, la Maison impériale convoqua à nouveau les Grands-prêtres, tels que l’administrateur général (sojo) des moines, Jien de l’école Tendai, le Prince Omuro du temple Ninna-ji et le Grand-prêtre d’Onjo-ji, afin qu’ils effectuent un rituel comprenant toutes les sortes de grands dharmas secrets connus au Japon. Tout cela afin d’obliger le bakufu de Kamakura à abdiquer. Le 19e jour du 4e mois, de la 3e année de Jokyn (1221), un rituel fut tenu au Palais Impérial où furent employés 15 autels, et où l’Administrateur général, Jien, mena le rituel du dharma d’ichiji konrin. Le 2e jour du 5e mois, le Grand-prêtre du temple de Ninna-ji présida le rituel du dharma nyoho Aizen (note) dans le Shishinden.
[...] Qui plus est, le 61e Grand-patriarche, Kenshin Gonsojo, non seulement adhéra au Shingon alors qu’il était à la tête du temple Enrakyu-ji, mais abandonna par la suite les deux bouddhismes du Lotus et du Shingon pour devenir un disciple de Honen, principal diffamateur du Véritable Dharma. L'administrateur des moines, Jien, qui pria pour la défaite des Hojo dans les incidents de Jokyu, exerça également les fonctions des 62e, 65e, 69e et 71e Grand-patriarche du temple Enrakyu-jiet fut le maître de l’ex-empereur Go-Toba.
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

Pendant le cinquième, sixième et septième mois de la troisième année de Jokyu (1221), la cour impériale de Kyoto mena la guerre contre le régime de Kamakura. A ce moment-là, les temples Enrakyu-ji, To-ji, Onjo-ji et les sept grands temples de Nara utilisèrent les rites les plus ésotériques du Shingon dans leurs prières aux divinités Tensho Daijin*, Hachiman et Sanno. Quarante et un moines, parmi les plus renommés, y compris l'ancien supérieur Jien de l'école Tendai, les révérends du To-ji et du Ninna-ji, ainsi que Jojuin du temple Onjo-ji, prièrent sans cesse pour la défaite de Hojo Yoshitoki. Le deuxième fils de l'empereur Go-Toba entama aussi des prières dans la salle des cérémonies d'Etat, le huitième jour du sixième mois. La cour impériale annonça qu'elle serait victorieuse avant huit jours. Mais le septième jour et le quatorzième jour du sixième mois, la bataille se solda par une défaite, et le deuxième fils mourut de chagrin parce que son page bien-aimé, Setaka, avait été décapité. Et pourtant, malgré tout cela, personne ne s'est jamais demandé ce qu'il y avait de faux dans les doctrines Shingon. Les deux cérémonies religieuses qui comprenaient tous les rites ésotériques du Shingon - la première conduite par Myoun, la seconde par Jien - entraînèrent la ruine complète de la Cour impériale japonaise. Et voilà que, pour la troisième fois, on prévoit une cérémonie religieuse de ce type pour repousser l'invasion mongole. Le régime actuel subira certainement le même sort, mais vous devez garder ceci strictement pour vous.
Les Huit Vents (Minobu, 1277 à Shijo Kingo)

L'empereur Antoku, 81e souverain sous forme humaine, ordonna à plusieurs centaines de maîtres du Shingon, parmi lesquels le grand patriarche du Tendai, Myoun, d'offrir des prières pour soumettre Minamoto no Yoritomo. Mais, comme le dit le Sutra, leurs malédictions "se retournèrent contre ceux qui les avaient lancées."(réf.) Myoun fut décapité par Yoshinaka et l'empereur Antoku périt noyé dans la mer de l'Ouest. Les 82e, 83e et 84e souverains sous forme humaine, nommément l'empereur retiré d'Oki [Go-Toba], qui avait pris la tonsure, l'empereur retiré d'Awa [Tsuchimikado] et l'empereur retiré de Sado[Juntoku], ainsi que l'empereur régnant [Chukyo] - demandèrent tous quatre au patriarche et administrateur des moines de l'école Tendai, Jien, ainsi qu'à plus de quarante autres moines éminents, parmi lesquels l'omuro et les moines du Mii-dera, d'offrir des prières pour vaincre Yoshitoki, le "Général Taira". Mais, cette fois encore, le principe de la flèche "se retournant contre celui qui l'a lancée" fut vérifié, et ces quatre souverains furent bannis sur les îles lointaines dont je viens de citer le nom.
La conversion d'un père (Minobu en 1277 à Ikegami Hyoe-no-sakan Munenaga)

Dans l’espoir de prendre une revanche sur le gouvernement shogunal de Kamakura, le camp de la cour impériale s’était concentré sur un rite de prière conduit par Jien, moine supérieur de l’école Tendai, par un moine supérieur de l’école Shingon, par le supérieur du temple Ninna-ji (note) et par le supérieur du temple Onjo-ji, avec une grande assistance de moines de grande vertu venus des 15 grands temples de Nara. Ce rite, basé sur les quinze méthodes ou pratiques ésotériques, instaurées comme la Grande Loi du Shingon par les Grands-maîtres Kukai*, Ennin* et Enchin, fut accompli du 15 mai au 14 juin. En plus de ce rite, une autre session de prières, basée sur la grande prière ésotérique de l’école Shingon, qui n’avait été exécutée qu’en trois occasions au Japon, fut conduite par le prince impérial (dajo) (note), le supérieur du temple Ninna-ji, à partir du 8 juin, dans le Hall des Cérémonies d’Etat (Shishinden). En dépit de la tenue de telles sessions de prières, les forces du bakufu de Kamakura attaquèrent Kyoto le 14 juin et capturèrent les trois ex-empereurs, qui furent exilés dans différentes îles, et décapitèrent les sept subordonnés. Les soldats du bakufu mirent le feu au Palais impérial et le brûlèrent. Ce ne fut pas tout. Ils capturèrent Setaka, le fils bien-aimé du Prince impérial, qui vivait dans le temple Ninna-ji, et le décapitèrent. Ils tuèrent aussi sa mère, avec beaucoup d’autres gens qui croyaient en les enseignements de l’école Shingon (note). [...] Le but de ces prières était de maudire les ennemis de l’Etat et des empereurs  ; de prendre la vie des ennemis et d’envoyer leurs esprits dans la Terre Pure de glorification mystique où réside le Bouddha Mahavairocana. Ceux qui ont accompli ce rite étaient au nombre de 41 moines, parmi lesquels des moines supérieurs, tels l'administrateur général des moines (daisojo) de l’école Tendai, le moine Jien, du Mont Hiei, le supérieur Shingon, le prince impérial (dajo), qui était l'administrateur général du temple Ninna-ji, et le supérieur Ryoson, du temple Jojyuin, sans parler des 300 moines environ qui accompagnaient les moines supérieurs mentionnés ci-dessus.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

Le souverain Takahira* fit appeler Jien*, administrateur des moines et grand patriarche de l'école Tendai, ainsi que d'autres moines éminents des temples To-ji, Omuro [en fait, le temple Ninna-ji] et d'autres - quarante et une personnes au total. Il fit dresser pour eux, à la cour du palais impérial, un grand autel afin qu'ils prient pour la victoire sur Yoshitoki [l'administrateur provisoire du secteur ouest de la capitale]. Mais, au septième jour de leurs prières, qui se trouvait être le 14e jour du 6e mois, la capitale fut envahie par les forces de Yoshitoki, la famille impériale exilée dans la province d'Oki ou sur l'île de Sado, et le grand patriarche et les moines du temple Omuro ainsi que de divers autres temples furent sévèrement punis, certains allant jusqu'à mourir de désespoir.
Lettre à Akimoto (Minobu, le 27 janvier 1280, à Akimo to)

 

 

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