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Extraits de gosho sur

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Seicho-ji
 

Moi, Nichiren, j'ai vécu au temple Seicho-ji sur le Mont Kiyosumi, dans le village Tojo de la province d'Awa. Dans mon enfance, j'ai adressé au bodhisattva Kokuzo la prière de devenir la personne la plus sage du Japon. Le bodhisattva Kokuzo s'est changé sous mes yeux en un vénérable moine qui m'a confié un joyau de sagesse aussi étincelant que l'étoile du matin. Sans doute est-ce pourquoi maintenant je comprends, pour l'essentiel, les enseignements des huit écoles ainsi que ceux du Zen et du Nembutsu.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Moines du temple Seicho-ji (Minobu, le 11 janvier 1276 aux moines du temple Seicho-ji)

Commentaire de ce gosho

Le défunt Dozen-bo me traita toujours comme l'un de ses disciples favoris, et je ne peux pas croire qu'il ait nourri la moindre haine à mon égard. Mais c'était un homme timoré, et il était attaché à sa position [de supérieur] au temple Seicho-ji. De plus, il redoutait la réaction de Tojo Kagenobu, l'administrateur de la région [s'il prêtait l'oreille à mes enseignements]. Et, au temple [Seicho-ji], vivaient des moines tels qu'Enchi et Jitsujo, aussi mauvais que Devadatta ou Kokalika, dont il craignait les menaces plus que tout. C'est pourquoi il fit la sourde oreille à l'enseignement de son disciple préféré, un disciple qui l'avait respecté pendant de nombreuses années. On peut se demander ce qu'il adviendra d'un tel homme dans sa prochaine vie.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

A l'exception, peut-être, des habitants de Tojo et de Saijo, dans la province d'Awa, qui croient sans doute ce que je dis puisqu'ils ont pu le vérifier de leurs propres yeux. Endon-bo, du temple Inomori, Saigyo-bo et Dogi-bo du temple Seicho-ji, ainsi que Jitchi-bo de Kataumi étaient tous des moines éminents. Et pourtant, vous devriez vous demander quelle condition de vie exprimait leur visage au moment de la mort. Je n'en dirai rien. Enchi-bo, un autre moine du temple Seicho-ji, passa trois ans dans la grande salle de prière à recopier minutieusement le Sutra du Lotus de sa propre main, en s'inclinant trois fois devant le Sutra du Lotus dès qu'il en avait copié un caractère ; il en avait appris les dix volumes par coeur et, chaque jour et chaque nuit, récita deux fois le sutra en entier pendant cinquante ans. Chacun croyait qu'il ne pouvait manquer de devenir bouddha. Moi seul affirmais qu'Enchi-bo, tout comme Doji-bo, tomberait dans l'enfer avici de manière encore plus certaine que les moines du Nembutsu. Vous devriez demander si la fin de leur vie fut bonne ou si elle prouve la justesse de mes prédictions.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Maintenant, en cette seconde année de Koan (1279), vingt-sept ans ont passé depuis que j'ai pour la première fois révélé cet enseignement au temple Seicho-ji. C'était à midi, le vingt-huitième jour du quatrième mois de la cinquième année de Kencho (1253), du côté sud de la salle Jibutsu-do (note) à l'intérieur du Shobutsu-bo (note) de ce temple situé dans le village de Tojo. Tojo est maintenant un comté, mais c'était alors un village appartenant au comté de Nagasa, dans la province d'Awa. C'est là que se trouve le sanctuaire, autrefois le second, mais de nos jours le plus important, consacré à la déesse du Soleil, construit par le shogun Minamoto no Yoritomo, fondateur du shogunat de Kamakura. Il fallut au Bouddha un peu plus de quarante ans pour réaliser la tâche qu'il avait à accomplir en ce monde ; il fallut à Zhiyi* environ trente ans et à Saicho* quelque vingt ans. J'ai souvent mentionné les indescriptibles persécutions qu'ils subirent pendant ces années. Pour moi, il a fallu vingt-sept ans, et les persécutions dont j'ai été l'objet pendant cette période sont bien connues de vous.
Sur les persécutions subies par le Bouddha (Minobu, le 1 février ou 1er octobre 1279 Shijo Kingo)

 

 

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