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Extraits de gosho sur

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Sanno
 

Ceux qui continuaient à respecter l'école du Mont Hiei furent de plus en plus rares et de moins en moins fervents, et dans tout le pays, les moines éminents de l'école du Sutra du Lotus et les enseignements Shingon furent ignorés et rejetés. Il en résulta que Tensho Daijin*, Hachiman, et les esprits des sept sanctuaires du Sanno, qui gardent et protègent le Mont Hiei, ainsi que les diverses autres divinités bienveillantes qui protègent l'ensemble du pays, ne purent plus goûter la saveur du Dharma. Leur pouvoir et leur éclat pâlirent, et ils abandonnèrent le pays. Ainsi, les esprits maléfiques purent y pénétrer et provoquer désastres et fléaux.
Genèse du Rissho Ankoku Ron (Kamakura, le 5 avril 1268, à Hokan-bo)

Au bout du compte, même les moines considérés comme les maîtres les plus éminents de l'école Tendai s'avouèrent vaincus et prêtèrent leur soutien aux écoles erronées. Non seulement l'école Tendai, mais aussi l'école Shingon et les six écoles de Nara furent contraintes de céder leurs terres et leurs domaines aux nouvelles écoles erronées, et le Dharma correct ne fut plus propagée. Il en résulta que la déesse Tensho Daijin*, le dieu Hachiman, Sanno, divinité protectrice du Mont Hiei, et les autres divinités bienveillantes qui protègent le pays, ne pouvant plus désormais goûter la saveur du Dharma correct, abandonnèrent le pays. Des esprits maléfiques apparurent pour prendre leur place, et il devint évident que le pays était condamné.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

En outre, nous avons divers dieux dans environ 3000 sanctuaires du Japon, à commencer tout d’abord par la déesse Amaterasu (Tensho), le Grand bodhisattva Hachiman en deuxième place et troisièmement Sanno gongen (note) (Okuninushi no Mikato)  ; ils gardent notre pays jour et nuit et surveillent la nation matin et soir. Outre cela, il est dit que l’esprit de la déesse Amaterasu réside dans le miroir encastré (note) dans le sanctuaire Kashiko dokoro au sein du palais impérial, et que le Grand bodhisattva Hachiman renonce à son palais pour rester dans la tête de l’empereur, afin de le protéger sans relâche. A bien considérer la protection accordée par les bouddhas et les divinités, les circonstances devraient être particulièrement favorables dans notre pays. Comment cela se fait-il donc que des souverains japonais tels qu’Antoku, les ex-empereurs Go-Toba, Tsuchimikado et Juntoku, soient attaqués par leurs propres subordonnés sur plusieurs générations, qu’ils soient tués, bannis, devenus démons en exil ou envoyés en enfer  ?
Souverains de notre pays (Minobu, février, 1275)

Ainsi, les doctrines des écoles Shingon, Zen et Nembutsu se propagèrent et prospérèrent au Japon. Pour finir, Takanari, l'empereur retiré d'Oki [Go-Toba] s'efforça de renverser Gon no Tayu. Puisqu'il était le souverain, autorité suprême du pays, on pensait que, même sans aucune aide, cela lui serait aussi facile que pour un lion de dévorer un lapin, ou pour un aigle d'attraper un faisan. De plus, depuis plusieurs années, il avait été demandé aux temples du Mont Hiei, au To-ji, au Onjo-ji et aux Sept principaux temples de Nara, aussi bien qu'aux sanctuaires de Tensho Daijin*, du Grand bodhisattva Hachiman, de Sanno, Kamo et Kasuga d'offrir des prières pour la défaite des ennemis de l'empereur et pour la protection divine. Pourtant [lorsque la guerre éclata], les forces impériales furent incapables de résister plus de deux ou trois jours. Finalement, les trois empereurs retirés furent exilés respectivement sur les îles de Sado [exil de Juntoku] et d'Oki [exil de Go-Toba], et dans la province d'Awa (note) et c'est là qu'ils moururent.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Pendant le cinquième, sixième et septième mois de la troisième année de Jokyu (1221), la Cour impériale de Kyoto mena la guerre contre le régime de Kamakura. A ce moment-là, les temples Enrakyu-ji, To-ji, Onjo-ji et les sept grands temples de Nara utilisèrent les rites les plus ésotériques du Shingon dans leurs prières aux divinités Tensho Daijin*, Hachiman et Sanno. Quarante et un moines, parmi les plus renommés, y compris l'ancien supérieur Jien de l'école Tendai, les révérends du To-ji et du Ninna-ji, ainsi que Jojuin du temple Onjo-ji, prièrent sans cesse pour la défaite de Hojo Yoshitoki.
Les Huit Vents (Minobu, 1277 à Shijo Kingo)

Ces Etres célestes ont fait le vœu de punir sur le champ quiconque est un ennemi du Sutra du Lotus. Pour cette raison, [voici ce qui arriva]. Taira no Kiyomuri, le chef des Heike, eut son petit-fils Antoku comme 81e empereur et, afin de subjuguer Yoritomo, le chef des Minamoto, Kiyomori soutint le temple Enrakyu-ji, sur le Mont Hiei, comme leur temple protecteur, et il soutint aussi le sanctuaire de Sanno dans la ville d’Ohtsu comme leur sanctuaire protecteur (note). Ses efforts, cependant, furent loin d’être récompensés  ; l’empereur Antoku fut noyé dans la mer de Dan-no-ura, le bras de mer situé entre l’île Tsukushi et le Japon central, et Myoun, le moine supérieur du temple Enrakyu-ji, fut tué par Kiso Yoshinaka, du clan Minamoto, commandant en chef d’une force expéditionnaire contre les Heike. Tous les membres du clan Heike furent anéantis d’un seul coup. La chute des Heike et la guerre civile de la période de Jokyu sont la preuve que la croyance en la fausse loi de l’école Shingon a mené [son adepte] à sa perte.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

 

 

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