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Rien que conscience
 

Dushun, Zhiyan, Fa-zang et Cheng-guan de l'école Kegon, qui tous maîtrisaient les trois parties du Tripitaka, établirent que le Sutra du Lotus aussi bien que le Sutra Kegon* rentrent dans la catégorie des Six actions difficiles. Bien qu'étant deux sutra de noms différents, ils sont identiques dans leurs enseignements et principes. C'est comparable au fait que "bien qu'il y ait quatre approches distinctes de la réalité, la vérité (note) à laquelle on parvient est la même."(réf.) Xuanzang et Ci-en de l'école Hosso ont affirmé que le Sutra Jimmitsu* et le Sutra du Lotus exposent tous deux le principe du "Rien-que-conscience". Ils les ont rangés dans la troisième période des enseignements du Bouddha (note) et dans la catégorie des Six actions difficiles.
[...] Le chemin vers la bodhéité ne peut pas se trouver dans la doctrine du Kegon qui prétend que l'esprit est la seule réalité, dans les huit négations de l'école Sanron, dans le principe du "Rien-que-Conscience" de l'école Hosso, ni dans cette sorte de méditation préconisée par le Shingon sur les cinq éléments universels. Seul le principe du Tendai, ichinen sanzen, est le chemin qui mène à la bodhéité. Et, même ce principe d'ichinen sanzen, ni notre sagesse ni notre intelligence ne nous permettent de le saisir pleinement. Pourtant, parmi tous les sutras enseignés par le Bouddha de son vivant, seul le Sutra du Lotus contient ce joyau, le principe d'ichinen sanzen.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Par exemple, l'école Kegon énonce le principe des six formes et les dix mystères, l'école Sanron, la Voie du milieu des huit négations, l'école Hosso insiste sur la perception que tous les phénomènes ne sont "Rien-que-Conscience", l'école Ritsu préconise les deux cent cinquante préceptes, l'école Jodo, l'invocation du nom du bouddha Amida, l'école Zen, la méditation sur son propre état de bouddha, l'école Shingon, la méditation sur les cinq éléments et l'école Tendai a formulé la théorie d'ichinen sanzen. Mais maintenant, nous sommes entrés dans l'époque des Derniers jours du Dharma et les remèdes proposés par ces écoles ne guérissent plus les maladies des hommes. De plus, tous les Japonais sont devenus des icchantika qui commettent de graves offenses au Dharma.
Le don du mandala du Dharma merveilleux (Sado, 1273 à Sennichi-ama)

Il fut donc établi que parmi les enseignements exposés par le Bouddha de son vivant, le Sutra du Lotus était bien le plus important.Ensuite, au cours des cinq cents dernières années de l'époque du Dharma formel les nouvelles traductions des sutras et des traités apparurent sucessivement. Dans la 3e année de l'ère Chenguan [629] sous le règne de l'empereur Taizong, un moine du nom de Xuanzang se rendit en Inde. Pendant dix-sept ans, il étudia en détail les divers enseignements bouddhiques des cinq régions et revint en Chine dans la 19e année de la même ère [645], introduisant le Sutra Jimmitsu*, le Yuga Ron, le Yuishiki Ron, et d'autres enseignements, tels que le principe du Rien-que-conscience de l'école Hosso. Xuanzang déclara : "Il existe de nombreuses écoles en Inde, mais celle-ci est la plus élevée." L'empereur Tai-zong, l'un des souverains les plus sages que la Chine ait jamais connus, prit alors Xuanzang pour maître.
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

 

 

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