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Extraits de gosho sur

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non-régression - avaivartika


De même que l'eau des rivières peut acquérir la saveur salée lorsqu'elle se déverse dans le grand océan, des personnes de diverses capacités, ayant pratiqué des enseignements provisoires, peuvent trouver le chemin qui mène à la bodhéité lorsqu'elles rencontrent le Sutra du Lotus. L'image de l'océan "régulièrement soumis au flux et au reflux des marées" illustre le fait que ceux qui pratiquent le Dharma Merveilleux parviendront [naturellement] à l'étape de non-régression, même s'ils devaient [accidentellement] perdre la vie. La métaphore du grand océan qui "recèle divers trésors" indique que toutes les pratiques et actions vertueuses de tous les bouddhas et bodhisattva, ainsi que tous les bienfaits obtenus par la pratique des six paramitas sont inclus dans la pratique du Dharma Merveilleux.

La même saveur salée (1261 ? )

Quiconque saisit ce principe devrait savoir qu'il est de la plus haute importance de réfléchir à l'existence à venir. Aux Derniers jours du Dharma du bouddha Kangi, le moine Kakutoku propageait le Dharma correct. D'innombrables moines, coupables d'avoir transgressé les préceptes, éprouvaient un profond ressentiment à l'encontre de ce dévot et l'attaquèrent, mais le roi Utoku, décidé à protéger le Dharma correct, lutta contre ces opposants. Pour finir, il perdit la vie et renaquit sur la terre du bouddha Akshobhya où il devint le principal disciple de ce bouddha. (réf.) De la même manière, le roi Senyo, parce qu'il respectait les enseignements du Mahayana et punit l'offense de cinq cents brahmanes, parvint à l'étape de non-régression. (réf.) Comme il est rassurant de voir que ceux qui respectent les moines dévoués au Dharma correct, et admonestent ceux qui sont dans le mal et dans l'erreur, reçoivent de tels bienfaits !
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265 ? à un samouraï ? )

A d'autres périodes j'ai étudié les sutras du Hinayana et du Mahayana, en commençant comme un pratiquant ordinaire* ou un pratiquant avancé* et en m'élevant graduellement jusqu'au stade de bodhisattva-mahasattva. Pendant un kalpa, deux kalpas, d'innombrables kalpas, je me suis consacré aux pratiques de bodhisattva et suis presque arrivé jusqu'à l'étape de non-régression*. Et pourtant, j'ai été tiré vers le bas par de mauvais facteurs puissammant développés et je ne suis pas devenu bouddha. Je ne sais pas si j'ai appartenu au troisième groupe (note) de ceux qui entendirent l'enseignement des fils du bouddha Daitsu sans pouvoir atteindre la bodhéité même lorsque l'un des fils renaquit sous la forme du Bouddha Shakyamuni, ou si j'ai abandonné l'enseignement entendu longtemps avant le bouddha Daitsu, à l'époque de gohyaku jintengo*, ce qui m'a amené à renaître sous ma forme actuelle.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Il est dit aussi à ce sujet dans un commentaire  : "Auprès d'un bouddha, s'éveille pour la première fois notre désir d'entrer sur la Voie. En suivant de nouveau ce même bouddha, on parviendra à l'étape de non-régression."(réf.) Dans un autre commentaire on lit encore  : "En suivant un bouddha ou un bodhisattva, on crée d'abord un lien avec lui, et c'est avec ce même bouddha ou bodhisattva que l'on parviendra au but ultime."(réf.)
Réponse à Sairen-bo (Sado, le 13 avril 1272, à Sairenbo Nichijo)

 

 

 

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