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Extraits de gosho sur

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Kasuga

De plus, durant le règne d’Antoku, le Premier Ministre (dajo-daijin), le nyudo Taira Kiyomori et les membres de son clan sollicitèrent le Grand-prêtre Myoun, du temple d’Enrakyu-ji sur le Mont Hiei, afin qu’il tienne le rôle de maître d’Etat et présentèrent au temple l'engagement manuscrit suivant : "De même que le clan Fujiwara fit du temple Kofuku-ji son propre temple clanique et officia au sanctuaire Kasuga en tant que sanctuaire clanique leur venant des temps les plus reculés, nous, le clan Taira, officierons au Enrakyu-ji comme en notre propre temple clanique et sanctuaire de Hie *."
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

Ainsi, les doctrines des écoles Shingon, Zen et Nembutsu se propagèrent et prospérèrent au Japon. Pour finir, Takanari, l'empereur retiré d'Oki [Go-Toba] s'efforça de renverser Gon no Tayu. Puisqu'il était le souverain, autorité suprême du pays, on pensait que, même sans aucune aide, cela lui serait aussi facile que pour un lion de dévorer un lapin, ou pour un aigle d'attraper un faisan. De plus, depuis plusieurs années, il avait été demandé aux temples du Mont Hiei, au To-ji, au Onjo-ji et aux Sept principaux temples de Nara, aussi bien qu'aux sanctuaires de Tensho Daijin*, du Grand bodhisattva Hachiman, de Sanno, Kamo et Kasuga d'offrir des prières pour la défaite des ennemis de l'empereur et pour la protection divine. Pourtant [lorsque la guerre éclata], les forces impériales furent incapables de résister plus de deux ou trois jours. Finalement, les trois empereurs retirés furent exilés respectivement sur les îles de Sado [exil de Juntoku] et d'Oki [exil de Go-Toba], et dans la province d'Awa (note) et c'est là qu'ils moururent.
Traité sur la dette de reconnaissance (
Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Ni les bouddhas, ni les divinités n'accepteraient jamais d'offrandes de ceux qui offensent le Dharma. Comment, alors, de simples êtres humains comme nous pourraient-ils les accepter  ? La déité du sanctuaire Kasuga fit savoir par un oracle qu'elle n'accepterait rien de ceux dont le coeur est impur, même si elle devait manger des flammes de cuivre brulant ; qu'elle refuserait de pénétrer dans leur maison, même si elle devait s'asseoir sur du cuivre chauffé au rouge ; qu'elle préférerait plutôt descendre dans une hutte misérable dont l'entrée est barrée par les mauvaises herbes, ou dans une pauvre cabane au toit de chaume. Elle déclara qu'elle ne rendrait jamais visite aux infidèles, même s'ils décoraient leurs maisons de guirlandes sacrées pendant mille jours pour lui souhaiter la bienvenue, mais qu'elle se rendrait dans toute maison habitée par des gens qui croient sincèrement, sans se préoccuper de ceux que leur malheur a fait fuir. Déplorant que le pays soit dominé par des personnes qui offensent le Dharma, les divinités l'ont abandonné et sont remontées au ciel. "Ceux dont le coeur est impur" sont ceux qui refusent d'adhérer au Sutra du Lotus, ainsi qu'il est dit dans le cinquième volume de ce Sutra. Si les divinités elles-mêmes considèrent les dons de ceux qui offensent le Dharma comme "des flammes de cuivre brulant", comment nous, simples mortels, pourrions-nous nous en satisfaire  ? Si quelqu'un tuait nos parents, et essayait ensuite de nous offrir un quelconque cadeau, comment pourrions-nous l'accepter  ? Même des sages et des saints ne pourront éviter l'enfer avici s'ils acceptent des offrandes de ceux qui offensent le Dharma.
Lettre à Niike (
Minobu, février 1280 à Niike Saemon no jo)

 

 

 

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