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Extraits de gosho sur

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Jozo et Jogen

Le roi Myoshogon, père de Jozo et de Jogen, était adepte des enseignements brahmaniques, et tournait le dos au Dharma du Bouddha. Ses deux fils héritiers désobéirent aux ordres de leur père, et devinrent les disciples du bouddha Unraionno, mais, en définitive, ils parvinrent à guider leur père de telle manière qu'il devint un bouddha appelé Sharajuo (Roi des arbres shala). Qui pourrait dire, dans ces conditions, qu'ils furent des fils déloyaux ?
Conversation entre un sage et un ignorant 2 (
1265 ? à un samouraï ? )

Ainsi, même des personnes sans lien de parenté furent récompensées pour avoir toutes ensemble accordé à une femme le même respect qu'à leur propre mère. A plus forte raison de véritables frères et sœurs se vouant un amour réciproque et prenant soin de leurs père et mère  ! Comment le Ciel pourrait-il ne pas les approuver  ? Jozo et Jogen guidèrent leur père, dont les croyances étaient erronées, vers le Sutra du Lotus [qui lui permit d'atteindre la bodhéité].
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Les relations entre les fils d'un roi sage ne sont pas toujours aussi harmonieuses. Quels sont les liens qui vous ont permis, à vous, les deux frères, de rester en aussi bons termes  ? Seriez-vous les réincarnations des princes Jozo et Jogen, ou celles des bodhisattvas Yakuo et Yakujo  ? Quand votre père déshérita Munenaka, je m'attendais à ce que Munenaga refuse de prendre parti pour son frère, rendant par conséquent plus difficile encore la réconciliation de votre père avec Munenaka. Pourtant, si j'en crois Tsuruo, vous avez décidé de résoudre ce problème ensemble. Cette surprenante nouvelle me remplit de joie, comme je vous l'ai dit dans ma lettre précédente. Peut-il y avoir histoire plus merveilleuse que la vôtre  ?
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Finalement [je n'ai qu'un seul conseil à vous donner] décidez de vous engager totalement dans la voie du bouddhisme comme le fait votre frère. Votre père est comparable au roi Myoshogon et vous, les frères, êtes comme les princes Jozo et Jogen. L'époque est différente, mais le principe du Sutra du Lotus est immuable.
Les Trois Obstacles et les Quatre Démons (Minobu, le 20 novembre 1277 à Hyoe no Sakan Munenaga)

Puisque Nichiren propage le Sutra du Lotus comme l'envoyé du Bouddha Shakyamuni, alors ses parents doivent également partager ce lien. Ils sont semblables au roi Myoshogon et à la Dame Jotoku qui suivirent leurs fils Jozo et Jogen dans la pratique du bouddhisme. Se pourrait-il que les deux bouddhas Shakyamuni et Taho soient réapparus sous la forme des parents de Nichiren  ? Ou bien alors, ses parents seraient-ils au nombre des huit cent milliards de myriades de bodhisattva ou encore parmi les quatre bodhisattva conduits par Jogyo  ?
Lettre à Jakunichi-bo (Minobu, 16 septembre 1279, à Jakunichi-bo Nikke)

Qui d'autre qu'un fils aurait pu faire pareil voyage pour retrouver son père  ? Le vénérable Maudgalyayana libéra sa mère de l'enfer des esprits faméliques*, et Jozo et Jogen persuadèrent leur père de rejeter ses croyance erronées. Voilà l'exemple de bons enfants, qui furent un trésor pour leurs parents.
Le trésor d'un enfant dévoué à ses parents (Minobu, été 1280 à Sennichi-ama)

Le roi Myoshogon était un mauvais roi. Pourtant, parce que ses deux fils, Jozo et Jogen, le guidèrent sur la Voie, lui et son épouse eurent tous deux foi dans le Sutra du Lotus et devinrent bouddha. Comme il est merveilleux que votre situation ressemble à ce point à la sienne !
Jozo et Jogen (Minobu, 27 septembre 1280 à Matsuno ? )

 

 

 

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