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Extraits de gosho sur

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Ainsi venu - Nyorai - Tathagata
 

C'était une phrase qui disait : "L'Ainsi-Venu s'est éveillé à la vérité du nirvana et s'est à jamais libéré des souffrances de la naissance et de la mort. Tous ceux qui l'écoutent avec sincérité obtiendront sans aucun doute un bonheur infini."(réf.)
Lettre à Nichimyo Shonin (
Ichinosawa, Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Zhiyi* définit ainsi l'Ainsi-Venu : "Tatagatha est le titre que l'on donne aux bouddhas des dix directions et des trois phases de la vie, aux deux bouddhas (note), aux trois bouddhas (note) et à tous les bouddhas, fondamental et transitoires."(réf.) Ici, ce que l'on appelle "bouddha fondamental" est un simple mortel tandis que le terme de "bouddha transitoires" s'applique au Bouddha. Il y a pourtant une différence très nette entre un bouddha et un simple mortel car un simple mortel est dans l'illusion alors qu'un bouddha est éveillé. Un simple mortel ne parvient pas à saisir qu'il possède lui-même à la fois l'ainsité et la fonction des trois Corps du Bouddha.
[...] Les deux bouddhas Shakyamuni et Taho ne sont que des fonctions du bouddha fondamental, tandis que Myoho Rengue Kyo est le bouddha fondamental. C'est ce que le sutra appelle "le secret de l'Ainsi-Venu et son mystérieux pouvoir". (réf.) "Le secret" désigne l'ainsité des trois Corps du Bouddha et "son mystérieux pouvoir", leurs fonctions.
Le véritable aspect de la vie (Sado - Ichinosawa, mai 1273 à Sairen-bo)

Le Grand-maître Huisi, dans son Shianrakugyo, écrit  : "On lit dans le sutra Daigo shojin "Les êtres ordinaires et l'Ainsi-venu partagent le Corps unique du Dharma. Pur, merveilleux et sans équivalent, c'est lui que l'on désigne par Miao Fa Lian Hua Jing (Myo Ho Renge Kyo)."
[...] Huisi
écrit aussi : "Dans quel sutra le Bouddha définit-il les yeux et les autres organes des sens par le nom d'Ainsi-venu  ? Réponse. Il est dit dans le sutra Daigo shojin : "Les personnes ordinaires et l'Ainsi-venu ne font qu'un avec le Corps unique du Dharma. Pur, merveilleux, sans pareil, il a pour nom Myoho Renge Kyo."(réf.) Cela vient d'un autre sutra que le Sutra du Lotus, mais puisque le Sutra du Lotus a, par la suite, clarifié ce même point, il est légitime de le citer ici.
En reprenant les mots "ne font qu'un" utilisés dans ce passage, nous pourrions dire que ceux qui croient au Sutra du Lotus, et ne font qu'un avec lui, sont l'essence réelle de ce Sutra merveilleux. Mais ceux qui ne s'identifient pas à lui, comme les croyants du Nembutsu, ne sont pas l'essence réelle du Sutra merveilleux parce que leur état de bouddha inhérent s'écarte de l'Ainsi-venu qui ne fait qu'un avec le Corps du Dharma*

L'ainsité du Dharma merveilleux (Sado, 1273   ? à Sairen-bo)

Le Sutra du nirvana dit : "A ce moment-là, l'Ainsi-Venu prit l'apparence d'une personne au corps souffrant et s'étendit sur le flanc droit comme un homme malade" bien que le Sutra du Lotus dise que "l'Ainsi-Venu ne connaît que peu de maladies et peu de souffrances". (réf.) Le huitième volume du Maka Shikan l'explique ainsi : "A Vaishali, Vimalakirti, alité, exposa ses enseignements... Le l'Ainsi-Venu se servit de sa mort comme d'un moyen pour enseigner l'éternité de la vie, et de la maladie, pour clarifier le pouvoir du bouddhisme."
La Guérison des Maladies Karmiques (Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

En permettant à un autre de subsister, on obtient trois sortes de bienfaits. D'abord, on soutient sa propre vie. Deuxièmement, le visage prend des couleurs. Troisièmement, on gagne en énergie.
"On soutient sa propre vie" signifie naître dans les mondes-états des Hommes ou du Ciel et obtenir la rétribution karmique d'une grande longévité. En atteignant la bodhéité, vous devenez un Ainsi-Venu sous l'aspect du Corps du Dharma*, dont le corps est aussi vaste que l'espace.
Lettre à Myomitsu Shonin (
Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu Shonin)

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