DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali


Tendai Hokke Ichijo-Ryu
Dharmananda Mahacarya
patriarche de la THIRB du Brésil,
traduit en français par Dharmaputra*

1. Le Bouddhisme est une voie humaine, conçue par les êtres humains et tournée vers la “pleine réalisation”. Ce n’est pas une religion à “caractère divin”. Elle n’adore ni dieux, ni déesses, elle ne se prononce ni sur leur existance, ni sur leur inexistance. Le bouddhisme ne traitent pas de fait “surnaturels”, de doctrines inobservables, de fantômes, de vie après la mort ou de quelconque fait de ce style. (Culamalunkyovada Sutra - Les courtes instructions pour Malunkya MN 63, Chuangonky 221).

2. Le Bouddhisme ne se prête pas à des fins superstitieuses comme apporter la fortune. Il n’a pas recours à la magie pour changer les destinés humaines ou pour guérir. Le canon bouddhique condamne fermement de telles pratiques, les appelant “tiracchana-vijja” – les arts infrieurs (Brahmajala Sutra, Digha Nikaya 1).

3. Le Bouddha historique, le Bouddha Shakyamuni, n’était ni un être divin, ni un envoyé du ciel, ni un prophète au sens ou nous l’entendons souvent. C’était un homme ordinaire qui au travers d’une profonde maîtrise de la discipline personnelle et de la méditation, a atteint un “niveau de conscience supérieure” qu’il partagea avec ses disciples au travers de ses enseignements. Les Bouddhas non-historiques, également appelés “bouddhas mythiques”, comme Vairochana, Amitabha, Bhaisajya, Ratnasambhava, Amoghasiddhi etc., sont des symboles des “états éveillés de la conscience” (voir Mahavairocana Sutra). Ils ne sont pas des dieux, ni des êtres divins qui devraient être adorés ou qui résideraient dans d’autres dimensions, à entendre les prières des fidèles. Originellement, il n’existe dans le Bouddhisme ni prières, ni oraisons. Les paroles récitées sont des méditations (au sens latin du terme) qui nous renvoient vers les enseignements du Bouddha Shakyamuni. Les mantras sont des sons qui visent à induire un “état limpide de concentration” et facilité la “présence pure”.

4. Le bouddhisme est une Voie intense d’auto-discipline, de relaxation et d’introspection qui vise à conduire les êtres humains à la plénitude de la conscience au travers d’une conduite morale vertueuse et d’un régime vigoureux de contrôle et d’observation du mental.

5. Le bouddhisme proclame que tous les phénomènes sont impermanents (anitya sarvasamskarah), tous les phénomènes sont “sans essence réelle” (anatmanah sarvadharmah), tous les phénomènes lorsqu’ils sont perçus sont caractérisés par la souffrance (dukkha sarvasamskarah). Le Nirvana – Illumination est la tranquillité et la paix née de la cessation de la souffrance (santam nirvanam). Toutes ces constatations sont appelles Dharma-Mudra, ou Sceaux du Dharma.

6. Le Bouddhisme proclame que tous les phénomènes sont soumis la “Loi de la co-production conditionnée”, ou l’origination interdépendante (pratitya-samutpada).

7. L’Ordre Bouddhiste Tendai Hokke Ichijo-Ryu, proclame l’équivalence de toutes les pratiques véritablement bouddhistes, les voyant comme faisant toutes parties du Véhicule Unique (ekayana, ichijo), dont les diverses facettes sont les moyens habiles (upaya, hoben) qui ont pour but de toucher tous les êtres.

8. La Tendai Hokke Ichijo-Ryu pratique autant le bouddhisme éxotrique (kengyo) que le bouddhisme ésotérique (mikkyo), adoptant le système kenmitsu-taisei, les tenant comme équivalents et comme transmettant essentiellement les mêmes enseignements en un tout cohérent.

9. La base doctrinale de l’Ordre Bouddhiste Tendai Hokk Ichijô-Ryu est la tradition Tendai telle qu’elle fut transmise depuis Hui Wen, Hui SSu, Chih-i (appelé Tendai Daishi, véritable fondateur de cette tradition), Kuan-Ting, Chan Jan, Tao Sui, Hsing Man, le moine japonais Saicho (appelé Dengyo-Daishi fondateur de l’école Tendai du Japon, Ennin (appelé Jikaku Daishi) et d’autres patriarches orthodoxes de la tradition Tien-Tai Fa Hua (Tendai Hokkê), ou ceux qui ont transmis les enseignements ésotériques, comme Dharmagupta (Darumakikuta), Subhakarasimha (Zenmui), I Ling, I Hang, Vajrabodhi, Amoghavajra (Fuku), Shun Hsia (Jungyo) et autres patriarches du bouddhisme mikkyo.
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