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Extraits de gosho sur

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Hokke Shuku
 

Le Grand-maître* Saicho* fut le fondateur du bouddhisme ésotérique aussi bien que du bouddhisme exotérique au Japon (note). Dans son Hokke Shuku, il écrit : "Les sutras sur lesquels sont basés les autres écoles expriment la qualité maternelle du bouddha. Mais ils ne véhiculent que cette forme d'amour et la rigueur paternelle leur fait défaut. Seule l'école Tendai, basée sur le Sutra du Lotus, allie l'amour et la rigueur. Le Sutra est un père pour tous les hommes vertueux, les sages, ceux qui étudient et ceux qui n'ont plus rien à étudier, ainsi que ceux qui ont éveillé en eux-mêmes l'esprit du bodhisattva."
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Il est dit, dans le Hokke Shuku [de Saicho*]  : "Shakyamuni a enseigné qu'il était facile de croire au superficiel mais difficile de croire en ce qui est profond. Écarter le superficiel pour rechercher ce qui est profond exige du courage. Le Grand-maître* Zhiyi* eut confiance en Shakyamuni, suivit fidèlement son enseignement, défendit les principes de l'école Hokke et les propagea à travers toute la Chine. Nous autres, qui avons hérité de la doctrine de Zhiyi*, représentons l'école Hokke du Mont Hiei et travaillons à répandre ses enseignements partout au Japon."
Le pratiquant du Sutra du Lotus rencontrera des persécutions (Sado, 14 janvier 1274 à Toki Jonin, Shijo Kingo, Kawanobe et Yamato Ajari)

Finalement [on peut dire que], au cours des mille huit cents ans écoulés depuis la disparition du Bouddha, ces deux hommes [Zhiyi* et Saicho*] furent les véritables pratiquants du Sutra du Lotus. Ainsi, on lit dans le Hokke Shuku  : "Il est dit dans le Sutra du Lotus : "prendre le Mont Sumeru et le lancer à travers d'innombrables terres de bouddha n'est pas difficile. Mais, à l'époque mauvaise qui suivra la disparition du Bouddha, savoir enseigner ce Sutra, voilà ce qui est véritablement difficile  ! "(réf.) Saicho* commente ainsi : "Shakyamuni enseigna que "le superficiel est facile à saisir mais le profond, difficile." Abandonner le superficiel pour rechercher ce qui est profond demande du courage, c'est l'esprit de "rechercher le Bouddha" (jobu).
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Le Grand-maître* Saicho* dans son Hokke Shuku écrit : "Ce Sutra est de même nature... il est le plus élevé de tous les sutras. Celui qui parvient à accepter et à observer ce Sutra sera semblable à lui - il sera le premier parmi la multitude des êtres vivants."
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

On lit dans le Hokke Shuku du Grand-maître* Saicho*  : "Sachez que, parmi les sutras sur lesquels s'appuient les autres écoles, aucun ne contient le principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence. Même si certains d'entre eux semblent y faire vaguement allusion, cela ne concerne que des personnes parvenues à la huitième* des dix étapes de développement* ou au-dessus. Ces sutras ne reconnaissent pas la possibilité d'atteindre la bodhéité sous la forme d'un simple mortel*. Seule l'école Tendai-Hokke énonce clairement ce principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence." Dans ce même Hokke Shuku, il est dit encore : "Ni le maître ni les disciples n'ont besoin de pratiquer des austérités pendant d'innombrables kalpas avant d'atteindre la bodhéité. Grâce au pouvoir du Sutra du Lotus, ils peuvent y parvenir sans changer d'apparence."
[...] Le Grand-maître* Saicho* énumère dans le Hokke Shuku les dix points qui ne se trouvent dans aucun autre sutra [que le Sutra du Lotus]. Le huitième point est "la supériorité de permettre l'atteinte de la bodhéité sans changer d' apparence". Plus loin, dans ces mêmes commentaires, on lit : "Il faut bien comprendre que ce passage, en posant la question de savoir s'il existe des personnes parvenues à la bodhéité sans changer d'apparence, démontre le grand pouvoir et l'autorité de ce sutra (...) Et il faut bien comprendre aussi que les sutras sur lesquels s'appuient les autres écoles ne contiennent pas ce principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence."
Le principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence (Minobu, en 1280? , à Myoichinyo)

 

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