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Extraits de gosho sur

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kirin

Alors un homme réputé pour sa sagesse apparut qui s'adressa à l'ignorant en ces termes : "Vous avez toutes les raisons de vous désoler comme vous le faites. Mais ceux qui comprennent l'impermanence de ce monde et dirigent leur esprit vers la bonté sont encore plus rares que les cornes de kirin, tandis que ceux qui ne parviennent pas à la comprendre, et s'abandonnent au contraire à des pensées mauvaises, sont plus nombreux que les poils d'une vache. Si vous souhaitez éveiller le désir d'atteindre la bodhéité et vous libérer rapidement des souffrances de la naissance et de la mort, je connais la meilleure doctrine pour y parvenir. Si vous le désirez, je vous l'expliquerai, afin que vous puissiez en prendre connaissance."
[...]2 En vérité, les personnes de sagesse et de bonté sont rares, alors que les insensés et les méchants sont nombreux. On considère kirin (licorne) comme le plus beau des animaux, et le phœnix comme le plus magnifique des oiseaux. Ils sont pourtant très rares. Par contre, vaches, moutons, corbeaux et pigeons, créatures parmi les plus basses et les plus ordinaires, sont extrêmement nombreux. Si le grand nombre est toujours plus précieux et le petit nombre méprisable, faut-il donc préférer à la licorne les vaches ou les moutons, et au phoenix les corbeaux et les pigeons ?
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265 ? à un samouraï ? )

Les époques du Dharma correct et du Dharma formel sont déjà passées. Ceux qui observent les préceptes sont donc aussi rares que des tigres sur une place de marché ; les sages sont encore plus difficiles à trouver que la corne d'un kirin. En attendant l'apparition de la lune, on se contente d'une torche ; et quand les joyaux ou les véritables trésors sont inaccessibles, l'or et l'argent sont ce qu'il y a de plus précieux. On peut s'acquitter, auprès de la corneille blanche, de la dette de reconnaissance contractée envers la corneille noire (note)  ; et la dette que nous avons à l'égard d'un moine saint, nous pouvons nous en acquitter auprès d'un moine ordinaire. Par conséquent, si vous priez de tout votre coeur pour recevoir des bienfaits le plus vite possible, comment votre prière pourrait-elle rester sans réponse  ?
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Une tique attachée à la queue d'un kirin peut parcourir mille ri en un seul jour et un homme ordinaire, au service d'un Roi faisant tourner la roue, peut faire en un instant le tour des quatre continents du monde. Qui songerait à en douter ou à le contester  ? Voilà le sens des mots de Saicho* : "Comment cela pourrait-il être un simple éloge de soi-même  ? "
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Il est dit [dans les sutras] que le présage de l'apparition d'un sage sera la guerre la plus grave que le monde ait jamais connue et puisqu'une telle guerre (note) a déjà eu lieu, le sage est sûrement déjà apparu dans le monde. L'apparition d'un animal légendaire appelé kirin fit comprendre à ses contemporains que Confucius était un sage et il ne fait aucun doute qu'un écho résonnant dans le sanctuaire d'un village est l'annonce de la venue d'un sage. Quand le Bouddha apparut en ce monde, la croissance du santal fut le signe, pour les hommes de son temps, qu'il était un sage. Lao Zi fut reconnu comme un sage parce qu'il portait inscrit [à sa naissance] le signe deux sur la paume d'un pied et le signe cinq sur l'autre (réf.).
Plus la source est lointaine, plus le courant est long (Minobu, le 15 septembre 1278, à Shijo Kingo)

 

 

 

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