ACCUEIL
 

LEXIQUE

Extraits de gosho sur

MENU - LEXIQUE
DICTIONNAIRE
 
 
Bi Gan
 
 

Le roi Shang Zhou fut un mauvais dirigeant et Bi Gan, son loyal ministre. Quand Bi Gan vit que le roi gouvernait le pays de manière contraire à la justice, il l'admonesta vigoureusement. Cela eut pour résultat qu'on lui transperça la poitrine, mais, après sa mort, le roi Shang Zhou fut renversé par le roi Zhou Wu. Et, de nos jours encore, on se souvient de Bi Gan comme d'un ministre intègre, et du roi Shang Zhou comme d'un mauvais roi.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265  ? à un samouraï   ? )

Le haut dignitaire Bi Gan, voyant la dynastie Yin (Shang) en passe de s'effondrer, fit de sévères remontrances au souverain, et fut pour cela décapité. Hong Yen, découvrant que son seigneur, le duc Yi, avait été tué, s'ouvrit le ventre pour y cacher le foie du duc et mourut [l'ayant ainsi protégé du déshonneur]. Ces hommes sont des modèles de loyauté.
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Voilà pourquoi, depuis plus de vingt ans, je ne cesse de proclamer cela et de lutter contre ces conceptions erronées, sans craindre ni le souverain ni les gens du peuple. Mes actions ne sont en rien inférieures à celle des ministres Guan Longfeng et Bi Gan, dans l'Antiquité.
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (
Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Dans les sutras bouddhiques, il est dit : "En négligeant ses obligations pour entrer dans la Voie bouddhique [afin de parvenir à l'Eveil ], on s'acquitte pleinement de ses obligations."(réf.) C'est parce qu'il refusa d'obéir aux ordres de son roi que Bi Gan acquit une réputation de grande vertu. Le prince héritier Siddhartha désobéit à son père, le roi Shuddhodana, et pourtant il devint le meilleur fils, d'une piété filiale sans égale dans tout le monde des trois plans. Ces exemples illustrent bien ce que je veux dire. [...] Au Japon, personne d'autre que moi, Nichiren, n'est conscient de cela. Mais, si je parle ouvertement, je serai traité comme Bi Gan, à qui le roi Shang Zhou de la dynastie Yin (Shang), ouvrit la poitrine ; comme Long-feng, que l'empereur Jie de la dynastie Xia fit décapiter, ou comme Aryasimha, à qui le roi Dammira fit couper la tête.
Traité sur la dette de reconnaissance (
Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Dans la Chine antique, l'empereur Shang Zhou, rendu furieux par les remontrances de Bi Gan, tua ce loyal sujet, et lui fit arracher le coeur. Par la suite, sa dynastie fut renversée par les rois Zhou Wen et Zhou Wu  ; le roi Fucha, de l'Etat de Wu, au lieu de tenir compte des remontrances de son ministre Wu Zixu le contraignit à se suicider. Et plus tard, Fucha fut assassiné par le roi Goujian du royaume de Yue.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Même dans les livres non bouddhiques, nous lisons l'histoire d'un homme nommé Long-peng, qui fut décapité, et du valeureux Bi Gan dont on ouvrit la poitrine. Mais parce que Long peng fit des remontrances à l'empereur Jie de la dynastie Xia, et parce que Bi Gan admonesta le roi Shang Zhou, leur nom est resté dans l'Histoire comme celui de personnes méritoires.
Lettre de pétition de Yorimoto (Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

 

Retour au dictionnaire

haut de la page