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Extraits de gosho sur

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Faxian
 

J'ai étudié de manière approfondie les sutras Vairocana*, Kongocho, Soshitsuji et autres sur lesquels s'appuie l'école Shingon, mais je n'ai rien trouvé dans ces écrits qui justifie l'affirmation qu'ils sont supérieurs au Sutra du Lotus. Cette affirmation ne fait que reprendre la conception erronée défendue par Shubhakarasimha*, Vajrabodhi*, Amoghavajra*, Kukai*, Ennin*, Enchin et d'autres. Maintenant, plus que jamais, je comprends que la Véritable intention des bouddhas Shakyamuni et Vairocana* était de placer le Sutra du Lotus au-dessus de tous les autres sutras. Quand Kukai*, fondateur de l'école Shingon au Japon, ainsi que Ennin* et Enchin, se rendirent en Chine [sous la dynastie Tang], Huiguo et Faxian leur léguèrent les principes erronés d'abord défendus par Shubhakarasimha*, Vajrabodhi* et Amoghavajra*.
La Guérison des Maladies Karmiques (Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

Si seulement le Grand-maître* Saicho* avait encore été en vie, il aurait certainement réfuté ces erreurs. Mais d'où vient que ses disciples Gishin*, Encho*, Ennin* et Enchin n'aient jamais remis en question la doctrine de Kukai  ? Ce fut là un grand malheur pour le monde   ! Ennin* se rendit en Chine au cours de la cinquième année de l'ère de Jowa (838) et y passa dix ans à étudier la doctrine des écoles Tian-tai et Shingon. Pour ce qui est des mérites relatifs du Sutra du Lotus et du Sutra Vairocana*, Faxian, Yuanzheng et d'autres encore, huit maîtres shingon au total, lui enseignèrent que le Sutra du Lotus et le Sutra Vairocana* étaient équivalents d'un point de vue théorique mais que le second était supérieur du point de vue de la pratique. Il étudia aussi sous la direction de Zhiyuan, Guanxiu et Wei-Juan, de l'Ecole Tian-tai, et de ceux-ci il apprit que le Sutra Vairocana* entrait dans la catégorie des sutras Hodo* (inférieurs au Sutra du Lotus).
[...] Le Grand-maître* Enchin fut, au Japon, [dans sa jeunesse] le disciple du moine Gishin*, d'Encho*, de l'administrateur Kojo* et d'Ennin*. Il étudia ainsi toutes les doctrines, exotériques aussi bien qu'ésotériques, enseignées à son époque au Japon. Toutefois, peut-être parce qu'il avait encore des doutes quant à la supériorité relative des écoles Tendai et Shingon, il se rendit en Chine. Il y arriva dans la deuxième année de l'ère Ninju (852), et y suivit l'enseignement des moines du Shingon Faxian et Yuanzheng. Leurs enseignements s'accordaient dans l'ensemble avec l'opinion d'Ennin*, c'est-à-dire que le Sutra Vairocana* et le Sutra du Lotus sont équivalents en théorie, mais que le second est supérieur du point de vue de la pratique.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Pour ce qui est de Ennin*, Enchin et Annen, les Grands-maîtres Ennin* et Enchin, tant qu'ils étaient encore au Japon, ont d'abord adhéré aux principes du Grand-maître* Saicho*. Mais, après leur voyage en Chine, ils ont adopté l'enseignement de maîtres tels que Yuan-zheng et Faxian, et, dans leur coeur, ils ont abandonné l'enseignement du Grand-maître* Saicho*. Alors même qu'ils vivaient physiquement dans "le temple de la montagne" fondé par Saicho*, ils s'y trouvaient superficiellement, mais, en réalité, ils trahissaient son esprit.
Le principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence (Minobu, en 1280?, à Myoichinyo)

Après lui, il y eut Enchin, connu plus tard sous le nom de Grand-maître* Chisho Daishi. Avant de se rendre en Chine, il avait été disciple de l'éminent moine Gishin*. Au Japon, il avait étudié les enseignements du Tendai et du Shingon sous la direction de Gishin*, Encho*, Ennin* et d'autres. De plus, il partit pour la Chine dans la 3e année de l'ère Ninka [853], et en revint dans la 1ère année de l'ère Jogan [859]. Au cours des sept années qu'il passa en Chine, il fit une étude approfondie des deux enseignements du Tendai et du Shingon sous la direction d'hommes tels que Faxian et Liang-xu.
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)


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