Nipponzan - Ниппонзан

Mahasangha Nipponzan Myoho-ji

Histoire et tradition

 

par Sergey Tryliss, disciple ainé de Terasava Junsei

 

 

De Bouddha à nos jours

 

L'histoire et la tradition des communautés bouddhistes Mahasangha Nipponzan Myoho-ji en Ukraine (que l'on peut traduire par «Grande communauté du Dharma Merveilleux du Mont du Soleil Levant» ou bien par «Ordre des Bodhisattvas du Sutra du Lotus») s'inscrivent dans la continuité des activités du Bouddha historique Shakyamuni qui vécut au VIè siècle avant notre ère en Inde et au Népal et qui, à la fin de sa vie terrestre, a exposé sur le Pic du Vautour  son enseignement suprême et définitif, contenu dans le sutra du Dharma Merveilleux de la Fleur du Lotus. Il convient également de noter que le Bouddha Shakyamuni appartenait au clan des Shakya, Saka ou Saces (note), le clan des Scythes (note). Ce « Sage du clan des Shakya » était ainsi l'héritier de l'ancienne culture spirituelle nomade de l'Eurasie et de la fraternité sako-scythe, dont on a de nombreux témoignages, par exemple, les similitudes dans la forme et l'essence des kourganes (tumulus) et les stupas, ainsi que des principes de la vie du Sangha, la communauté bouddhiste.

 

Cette tradition est devenue la base du Mahayana (Grand Véhicule) avant même la fin du premier millénaire avant notre ère, à l’époque de la dynastie indienne du roi Ashoka, au II-IIIe siècle av. n. è, et plus tard, à l'époque des Grands Kouchans et du roi Kanishka, au II-Ie s.  Elle a commencé à se répandre dans toute l’Asie, et même jusqu’en Europe - en Grèce, à Athènes - mais principalement sur le territoire du Pakistan moderne, de l’Afghanistan et de l’Asie centrale, puis en Chine et, au milieu du premier millénaire, aux pays d'Extrême-Orient, y compris la Corée et le Japon. Au VIe siècle de n. è, en Chine, la tradition du Sutra du Lotus a été systématisée par le grand lettré Zhiyi et devint la base de l'école chinoise Tian-Tai, puis celle de l'école Tendai au Japon. Ce fut l'école bouddhiste principale reconnue par le gouvernement japonais au tournant des premier et deuxième millénaires de n. è. Plus tard, grâce aux activités de Nichiren au Japon au XIIIe siècle, apparut l’école Hokke-shu (école du Sutra du Lotus), actuellement la plus importante dans ce pays parmi les croyants bouddhistes.

 

L'Ordre Nipponzan Myoho-ji est apparu il y a exactement 100 ans, en 1918 à Liaoyang, en Chine, dès les débuts de la pratique et des activités spirituelles de l'honorable Nichidatsu Fujii (ou comme l’appelait Mahatma Gandhi - Fujii Guruji), moine bouddhiste japonais ayant suivi une formation complète à l'école Nichiren, ainsi que dans les principales écoles bouddhistes de son temps, sous la direction des meilleurs maitres bouddhistes du Japon. Les objectifs les plus importants de Fujii Guruji et du Nipponzan Myoho-ji étaient le retour des enseignements du Bouddha dans sa patrie historique, l’Inde, et la diffusion des enseignements du Sutra du Lotus d’est en ouest, selon la prophétie disant que le Soleil est comparé au Dharma du Sutra du Lotus (l'ouest étant considéré par rapport au Japon et la Chine, il s’agit en fait de l'Asie centrale et de l’Europe).

 

Il convient de noter ici qu’il ne s’agit ni d’un travail missionnaire ni de la propagation du bouddhisme. L’Ordre a toujours été engagé dans des activités de maintien de la paix et a adopté une position civique claire sur des questions mondiales essentielles. Dans différents pays, il a érigé des pagodes de la paix - des stupas  (monticules, pagodes) en tant que symboles de l’unité du ciel et de la terre, symboles de l’une ère nouvelle pour l’humanité, sans toutefois chercher à convertir la population locale au bouddhisme. Tous ceux qui cherchent sincèrement à étudier le Dharma et expriment le désir ardent de le mettre en pratique sont les bienvenus et, s'ils le souhaitent, devenir moine / nonne bouddhiste.

 

Maitre Terasava-Sensei dans les pays de l'ex-Union soviétique

 

L'histoire de la communauté bouddhiste de Nipponzan Myoho-ji en Ukraine et de sa pratique spirituelle a commencé avec l'honorable Terasava Junsei (nous l’appelons parfois  Terasava-Sensei ou simplement Sensei), un disciple direct de Nichidatsu Fujii, arrivé en mai 1988 à Moscou, puis plus largement en Union soviétique, dont l’Ukraine faisait alors partie. Se rendant à New York pour la Session extraordinaire des Nations Unies sur le désarmement, il venait avec une mission spéciale de maintien de la paix, emportant avec lui une urne précieuse et sacrée contenant les reliques du Bouddha historique Shakyamuni. Depuis lors et jusqu'en 1992, il a fait plusieurs séjours dans l'ex-Union soviétique à l'invitation de la Direction Centrale Spirituelle des Bouddhistes de l'URSS, puis de la Direction Centrale Spirituelle des Bouddhistes de la Fédération de Russie (note). Au fil du temps, à l'invitation de ses nombreux amis, connaissances et disciples, il a commencé à visiter diverses régions de Russie, d'Asie centrale et d'Ukraine. Il a souvent visité les régions bouddhistes de Kalmykia, de Bouriatie, et a lié des relations amicales avec  le Khambo Lama (note). Au monastère d’Ivolginsky près d'Oulan-Oude, il a assisté aux célébrations lors de la première visite en Union soviétique du Dalaï Lama qu’il connaissait personnellement.

 

Avant de se rendre dans l’ancienne Union soviétique, Terasava avait pratiqué intensément pour le développement d’un mouvement pacifiste dans toute l’Europe. Deux premières pagodes « stupas de la paix » furent érigées, l'une dans la ville anglaise de Milton Keynes et l'autre à Londres. Il participa aux activités liées à la fin de la guerre froide et à la cessation de la course aux armements, à la disparition de la menace d’une guerre nucléaire, à la chute du mur de Berlin et à l'unification de l'Europe.

 

L’honorable Terasava-Sensei est arrivé pour la première fois en Ukraine en août 1991. Avec une délégation il s’est rendu à Tchernobyl. C'est là qu'il a entendu parler du coup d'État à Moscou et des tanks autour de la Maison blanche (note). Il y est immédiatement retourné et fut  l'un des défenseurs de la démocratie sur les barricades moscovites devant la Maison blanche, le seul moine bouddhiste à avoir participé à ces événements. Il a battu son tambour de prières et apporté son témoignage en participant à des milliers de manifestations qui ont conduit à la chute du système totalitaire, au démantèlement de la statue de Dzerjinsky de la Loubianka, à l’émergence d’une société civile de droits et libertés, notamment spirituels et religieux. A cette époque, il résidait presque constamment à Moscou, se rendant souvent en Ukraine et dans les républiques d'Asie centrale.

 

Depuis fin 1991 Terasava-Sensei forme un groupe de disciples, de jeunes gens qui ont sérieusement l'intention d'étudier et de pratiquer l'enseignement du Bouddha. En mai 1992, il devint le Maitre-formateur du Nipponzan Myoho-ji pour plusieurs jeunes disciples originaires de régions russes, ukrainiennes, asiatiques et procéda à leur intention à une cérémonie d'ordination en tant que moines-bodhisattvas (bhiksu-bodhisattva). Ainsi, ce fut le premier sangha de bodhisattvas apparu sur le territoire de l'ancienne Union soviétique. Puis en 1992-1993 il y eut à Moscou, dans un appartement en location, le premier dojo pour la pratique du Sutra du Lotus et pour la résidence d'une petite communauté de disciples. Des lieux similaires apparurent à Kiev, Donetsk, Kharkov et Bichkek.

 

Histoire des Bodhisattvas du Sangha du Sutra du Lotus en Ukraine

 

En Ukraine, la pratique et les traditions du Nipponzan Myoho-ji ont commencé à la fin de 1991 par la visite de Terasava-Sensei à Kharkov, Donetsk et Simferopol, où il a rencontré de nombreuses personnes intéressées par le bouddhisme. À cette époque, des communautés bouddhistes de traditions diverses se formaient déjà en Ukraine, par exemple le sangha de Donetsk dans la tradition de l'ordre coréen Jogye ou l'école du Lotus blanc de Tcherkassy et de Kharkov (c’étaient davantage des écoles d'arts martiaux plutôt que des communautés bouddhistes). En 1993, certains membres du sangha de Donetsk sont devenus des disciples de Sensei et leur communauté fut  ré-enregistrée légalement sous le nom de Mahasangha Nipponzan Myoho-ji. Les communautés de disciples de Sensei apparaissent également à Kiev, Kharkov, Lougansk, Sébastopol, Tcherkassy, ainsi que dans d'autres régions de la Russie et d'Asie centrale. À Kharkov, dans un parc forestier sur l’emplacement de l'ancien camp de pionniers de l'Institut de spécialisation médicale [recteur Alexandre Khvsiuk http://med.edu.ua/], un temple provisoire avait été installé et un petit stupa fut érigé. Ce temple est dezvenu le symbole spirituel d’unité pour de nombreux habitants de Kharkov et de toute l'Ukraine.

 

Les activités des communautés de Terasava-Sensei et de ses disciples s'étendent à diverses régions de l'ex-Union soviétique et à des pays asiatiques très lointains. De 1990 à 2000, Terasava-Sensei effectue avec ses disciples des pèlerinages annuels dans des pays asiatiques: Inde, Népal, Pakistan, Chine, Tibet, Corée, Vietnam, Japon et se rend également avec des missions de maintien de la  paix dans les régions en conflit du Caucase Nord et du Sud (Tchétchénie, Ingouchie, Kabardino-Balkarie, Ossétie du Nord, Géorgie, Abkhazie, Azerbaïdjan, Arménie, Karabakh), du Moyen-Orient (Irak, Jordanie, Israël, Palestine). Bien que ni Sensei ni ses disciples ne souhaitent faire des adeptes, de nombreux amis, connaissances et sympathisants se joignent à eux dans de nombreuses villes et pays de l’Eurasie, notamment des érudits bouddhologues, orientalistes et religieux, personnalités de l’art et de la culture, intellectuels, mais également des gens ordinaires de différentes sphères de la vie, de différentes nationalités et religions. Ils sont chaleureusement accueillis en tant qu'amis et invités dans de nombreux endroits. Grâce aux efforts de Sensei et au travail acharné du professeur A.N. Ignatovich à la fin des années 90 fut présentée à Moscou la première édition scientifique annotée du triple Sutra du Lotus en russe.

 

Entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, les principales communautés de disciples du Nipponzan Myoho-ji  comptaient entre 15 et 20 moines qui prenaient l’ordniation des mains de Terasawa-Sensei, ce même que comptaient de nombreux upasakas et upasakis (pratiquants laïcs).

 

À ce jour en Ukraine, après les événements de Crimée et le déclenchement de l’agression russe et de la guerre dans l’est de l’Ukraine, les communautés de disciples de Sensei ont dû quitter deux dojos à Donetsk et près de Lougansk, dans le village Pankovka. Furent également brisés les liens avec la communauté de Sébastopol. De plus, il devint urgent de geler le projet de construction d'un grand stupa - le tertre de la paix près de Lougansk entre Pankovka et Stchat, ainsi que celui de la construction d'un temple à Donetsk. A la place, furent créés trois nouveaux dojos plus grands :

 

* sur le Dniepr près de Tcherkassy, dans le village Kedina Gora (la communauté qui a succédé à celle de Lougansk, le dojo – « Bodhіmandala Batko Dnіepr »);

* dans la ville d’Irpin, dans la région de Kiev (la communauté élargie de Kiev, le dojo  « Sukhavati Bodhіmandala») ;

* dans les Carpates, près du village Krivopilsky, entre Vorokhta et Verkhovyna, le dojo «Bodhіmandala Nova Grіdhrakutta»  où la communauté succède à celle de Donetsk.

 

En outre, depuis 2001, dans les montagnes du Tien Shan au Kirghizistan, le dojo Tien Shan  se développe activement, entretenant des liens constants et étroits avec les communautés ukrainiennes, là où Terasava-Sensei fait souvent de longs séjours. Des relations étroites sont également entretenues avec les disciples de Sensei à Moscou et à Gorny Altaï, qui viennent souvent le voir en Ukraine ou au Kirghizistan. Au cours des dernières années, Sensei a également reconstruit son domicile parental à Hakui, dans la préfecture d'Ishikawa, au Japon, et l'a transformé en ashram, c’est le «Dojo Yu An», où ses disciples viennent souvent parfaire leur formation.

 

Transmission directe du Dharma au Mahasangha Nipponzan Myoho-ji

 

Il convient de préciser d'emblée que le Nipponzan Myoho-ji n'est pas une «nouvelle religion», une «secte», un «mouvement religieux» ou une «organisation totalitaire», comme on l'appelle parfois dans les médias de propagande russe. Ce mouvement spirituel est issu de la tradition du bouddhisme Mahayana extrême-oriental et est l'héritier direct des principales écoles bouddhistes de Chine et du Japon, développant en Asie la spiritualité, la culture et la société dans leur ensemble pendant un mille cinq cents ans, lequel existait même dans les régions d'Asie centrale et initialement sur le sous-continent indien, dès les premiers jours du bouddhisme. La pratique spirituelle, le style de vie, les relations entre les peuples, les activités communautaires des disciples de Terasava-Sensei correspondent aux sermons du Bouddha et des bodhisattvas et perpétuent la tradition vivante du transfert de l’essence de l’enseignement du Maître au disciple.

 

Dans la vie quotidienne, les disciples suivent les idéaux des bodhisattvas, à savoir les principes de respect mutuel profond, d'harmonie, de synergie, de confiance, de gentillesse, d'humilité, de recherche, de réflexion, de sensibilisation, de participation et de compassion. Lorsqu'un disciple commence à perdre ses repères ou à oublier les principes fondamentaux de la Voie, le maitre-formateur ou bien ses frères et sœurs l’instruisent et le dirigent personnellement. En règle générale, après chaque pratique spirituelle, le Maître prononce un sermon sur le Dharma. Tout pratiquant capable de prononcer un sermon similaire est appelé à le faire à la fin de la cérémonie de pratique.

 

L’essence et les principes du Sutra du Lotus, dont les 28 chapitres constituent le cœur de toute vie intérieure et extérieure de ses disciples et des communautés de disciples de Sensei, sont exprimés dans plusieurs parties particulièrement vivantes, parfois directement, parfois sous la forme de paraboles, parfois sous la forme de récits du passé de la vie des bouddhas et des bodhisattvas. Parmi ses principaux enseignements figurent les suivants:

* l’enseignement de la vie atemporelle du Bouddha Shakyamuni et, par conséquent, de ses enfants : tous les êtres vivants (16ème chapitre du Sutra du Lotus);

* l’enseignement du Véhicule Unique, Ekayana, qui unit tous les chemins spirituels, religions, enseignements, doctrines (2ème chapitre du Sutra du Lotus);

* une description des divers actes des bodhisattvas (du 1er chapitre et des autres chapitres du Sutra du Lotus);

* la parabole de la maison en feu et la façon de sauver le monde (3e chapitre du Sutra du Lotus);

* la parabole du fils prodigue et le long chemin d'apprentissage sur la Voie du Bouddha (4e chapitre du Sutra du Lotus);

* la parabole sur les herbes médicinales et du seul nuage pour tous deversant la pluie du Dharma (5e chapitre du Sutra du Lotus);

* la parabole de la ville illusoire et du long voyage difficile vers le trésor, l’atteinte de  l'état de Bouddha (7e chapitre du Sutra du Lotus);

* les instructions pour le Maître du Dharma (10ème chapitre du Sutra du Lotus);

* l’enseignement sur l'apparition de la Tour aux Trésors et la difficulté de garder ce sutra (11e chapitre du sutra du Lotus);

* l’enseignement du service humble et l'atteinte instantanée de l'état de Bouddha (12e chapitre du Sutra du Lotus);

* les instructions sur les obstacles et les difficultés rencontrés dans la pratique de ce sutra (1e chapitre du Sutra du Lotus);

* les instructions sur les quatre étapes de la pratique paisible et de la joie conséquente (14e chapitre du Sutra du Lotus);

* les prédictions sur l'apparition des Bodhisattvas-Surgis-de-Terre, à qui le Bouddha confie ce sutra pour notre siècle (15ème chapitre du Sutra du Lotus);

* description des grandes vertus de la pratique de ce sutra (17e, 18e et 19e chapitres du Sutra du Lotus);

* un exemple de la pratique modeste du Bodhisattva Sans-Mépris Fukyo (20e chapitre du Sutra du Lotus);

* réalisation des forces supranaturelles omniprésentes du Tathagata (21e chapitre du Sutra du Lotus);

* passation pour garder ce Sutra (22e chapitre du Sutra du Lotus);

* un exemple de pratique des vies antérieures du Bodhisattva Roi-des-Remèdes Yakuo (23e chapitre du Sutra du Lotus);

* manifestation des pouvoirs, des formes et des actes des grands bodhisattvas (24e chapitre et en particulier le 25e chapitre du Sutra du Lotus sur le Bodhisattva Avalokiteshvara (Guanyin chinois, Kannon japonais);

* transmission des dharanis pour protéger le pratiquant du Lotus (26e chapitre du Sutra du Lotus),

* un exemple du lien profond avec les parents et les «amis de bien» dans le Dharma, leur respect et l’union avec eux dans la Voie (27ème chapitre du Sutra du Lotus);

* exhortation finale et transfert de la force et de la protection de la sagesse complète du Bodhisattva Samantabhadra;

* compréhension et réalisation des significations innombrables, introduction à la trilogie du Sutra du Lotus (Sutra aux Sens Infinis);

* instructions sur les pratiques intérieures et la pratique intensive de la purification des sens et de son propre karma, qui  terminent le triple Sutra du Lotus (Sutra Fugen).

 

En outre, dans la tradition du Sutra du Lotus et en général dans le bouddhisme Mahayana, les sutras suivants sont profondément vénérés, étudiés et pratiqués (ce sont les 9 Dharmas Mahayana):

* Avatamsaka Sutra;

* Mahaparinirvana Sutra;

* Sutra Vimalakiriti;

* Sutra Srimaladevi;

* Sutra du Roi vertueux;

* Sutra Lankavatara;

* Sutra Prajna Paramita;

* Sutra Tathagatagarbha.

 

 ainsi que de célèbres commentaires et traités anciens tels que:

*Mahayana-shraddhotpadashastra (Réveil de la foi dans le Mahayana, attribué à Ashvaghosha)

*Prajnaparamitasutra shastra de Nagarjuna;

*Grand arrêt et examen, Mohe zhiguan de Zhiyi;

* Le Sens caché de la fleur du Dharma (Hokke gengi de Zhiyi).

 

et de Nichiren

* Traité sur l'ouverture des yeux (Kaimoku sho);

* Le véritable objet de vénération pour observer l'esprit  (Kanjin no honzon sho);

* Traité pour la pacification du pays (Rissho Ankoku ron).

 

Activités intérieures et extérieures

 

La pratique spirituelle et physique individuelles et collective comprend:
* les cérémonies du matin et du soir devant l'autel avec prosternation, récitation de Namu Myoho Renge Kyo, lecture du Sutra du Lotus (en ukrainien, russe, anglais, hindi, népalais, chinois et japonais), ainsi que la méditation;

* les pratiques périodiques de purification intensive de 1 à 3 jours avec jeûne;

* le jeûne annuel de 7 jours, du 1er au 7 décembre, consacré à l’anniversaire de l'Eveil du Bouddha;

* la protection de l’urne sacrée avec les cendres du Bouddha et des marches avec elle;

* les marches de la paix et les initiatives de maintien de la paix;

* la participation et l’organisation de conférences, séminaires, tables rondes, réunions interreligieuses;

* publication de livres et articles;

* l’étude individuelle des sutras, des traités, de textes d’information et de recherches scientifiques;

* pèlerinages-dhutta et voyages à des fins de pratique spirituelle, de rencontres publiques, d'organisation d'événements;

* organisation et conduite de pèlerinages dans des lieux saints, spirituels, historiques et significatifs;

* visites aux maitres-instructeurs de divers dojos et autres communautés bouddhistes, celles d'autres religions et des mouvements spirituels, éco-colonies, etc.;

* pratique spirituelle dans la nature, en particulier pendant les levers et couchers de soleil;

* pratiques et prières individuelles et collectives dans les montagnes, dans la nature, loin des populations;

* visites, prières, marches pour la paix, actions pour le maintien de la paix et initiatives humanitaires dans des régions en conflit et en guerre,

* construction de stupa - pagodes / tumulus de la paix, caitya et temples;

* participation et mise en œuvre de projets globaux dans différents domaines, depuis l'environnement jusqu’au  socio-politique;

* protection, soutien et développement des processus démocratiques, réformes, droits de l'homme et libertés;

* création de dojos et de conditions pour le développement spirituel;

* possibilité d’offrir à chacun l'occasion d'étudier sérieusement et de pratiquer profondément les enseignements du Bouddha;

* actualisation de l'enseignement du Bouddha et du Sutra du Lotus dans le monde moderne;

* intégration des innovations et des tendances actuelles de la société moderne;

* participation à des remises en question, des débats, des discussions sur des questions et problèmes concernant des sujets philosophiques, sociaux, politiques et mondiaux.

 

Au sein de la communauté, les disciples suivent les principes d'ouverture, d'hospitalité, de tolérance, de cordialité, de respect particulier pour les aînés, de subordination pendant toute la durée du chemin spirituel, de zèle sur leur propre cheminement, d'intérêt pour le monde qui les entoure.

 

Les adhérents  au Mahasangha Nipponzan Myoho-ji sont ouverts à tout dialogue, suggestion et conseil de la part de toute personne de bonne volonté, ainsi qu'aux contacts avec des représentants gouvernementaux, d'autres confessions et de divers domaines d'activité.

 

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