DEUX BOUDDHAS ASSIS CÔTE À CÔTE

Donald S. Lopez Jr. et Jacqueline I. Stone ; Princeton University Press

Chapitre vingt-sept - Conduite originelle du roi Ornement-Merveilleux

 

Ici, le Bouddha raconte une autre histoire du passé lointain et d'une terre lointaine, à l'époque d'un bouddha nommé Jaladharagarjitaghosasusvarana ksatrarajasamkusumitabhijna (le plus long des nombreux noms du Sutra qui signifie Complètement-et-Parfaitement-Éveillé Splendide-Sagesse-du-Roi des-Constellations-Tonnerre-des-Nuées). À cette époque, il y avait un roi nommé Shubhavyuha (Ornement Merveilleux) qui était un disciple des brahmanes . Il avait deux fils, Vimalagarbha (Pur-Réceptacle) et Vimalanetra (Pur-Regard), qui souhaitaient le convertir au bouddhisme en lui faisant assister à un sermon  du Bouddha sur le Sutra du Lotus.  Sur les conseils de leur mère, ils accomplirent toutes sortes d'exploits miraculeux pour impressionner leur père, notamment tirer du feu de la partie supérieure de leur corps et de l'eau de la partie inférieure, puis inversement, agrandir leur corps, disparaître et réapparaître, et marcher sur l'eau. Le père a été dûment impressionné et a demandé à rencontrer leur maitre. Après que les garçons eurent reçu la permission de leurs parents de devenir moines, le roi et la reine avec leur immense suite allèrent voir le Bouddha, qui prédit la future bouddhéité du roi. Le roi renonça au trône et devint moine.

La scène revient ensuite au présent et le Bouddha identifie les personnages de l'histoire passée avec les membres de son Assemblée actuelle. Le roi Shubhavyuha est le bodhisattva Padmashri. Ses deux fils sont les bodhisattvas Bhaishajyaraja* et Bhaishajyamudgata. Et la reine consort Vimaladatta est le bodhisattva Vairocanarashmipratimanditadhvajaraja (Roi avec des marques d'ornement par des rayons de lumière).

Dans ses Mots et Phrases du Sutra du Lotus (Fahua wenju), Zhiyi parle de la relation passée de ces quatre personnes : le roi, la reine et leurs deux fils. Dans un passé lointain, quatre moines pratiquaient l'austérité en vue de l'Éveil. Cependant, les efforts pour obtenir une nourriture suffisante et d'autres besoins entravait sérieusement leur pratique. L'un d'entre eux abandonna finalement sa lutte pour soutenir les trois autres. Grâce à son aide, ils ont pu atteindre la Voie, tandis que lui, grâce au mérite acquis en les assistant, est né à plusieurs reprises comme roi dans les royaumes humains ou célestes. Il serait devenu le roi Shubhavyuha. Mais à ce moment-là, il avait épuisé ses mérites. Percevant que sa trajectoire descendante le conduirait bientôt à renaître dans l’enfer, les trois autres qu'il avait assistés résolurent de rembourser leur dette envers lui et choisirent de renaître en tant que son épouse et ses fils afin de le conduire au Dharma. (réf.)

Dans le chapitre du Sutra du Lotus, Shubhavyuha, sous l’emprise d'opinions erronées, est initialement opposé au bouddhisme. À l'instigation de leur mère, ses deux fils démontrent alors les pouvoirs surnaturels qu'ils ont acquis grâce à leur pratique bouddhiste. Convaincu par leur extraordinaire démonstration, le roi va avec eux voir le Bouddha, entend de lui le Sutra du Lotus et reçoit une prédiction de sa future bouddhéité.

Shakyamuni révèle que l'un des princes est maintenant Bhaishajyaraja*.  C’est la quatrième fois que ce bodhisattva apparait dans le Sutra du Lotus. Le Bouddha s'adresse à lui en tant que représentant de l'Assemblée dans le chapitre X Maitre du Dharma ; le chapitre XXIII Conduite originelle du bodhisattva Bhaishajyaraja relate ses actes d'abnégation ascétique ; dans le chapitre XXVI Dharani, il offre une incantation pour la protection des croyants du Lotus ; et ici il est révélé dans le rôle du fils du roi Shubhavyuha.

Nichiren considérait le roi Shubhavyuha comme un exemple d'un "homme mauvais" atteignant la bouddhéité grâce au pouvoir du Sutra du Lotus. Il faisait souvent référence à ce chapitre dans ses lettres aux disciples pour souligner l'importance des relations familiales dans la promotion de la foi et pour apaiser les angoisses qu'ils ressentaient parfois à propos du sort postmortem de leurs parents ou enfants décédés. Un exemple en est donné dans une lettre à son disciple Joren-bo, dont le père avait suivi l'enseignement de la Terre Pure de Honen.  Joren-bo était, sans doute, inquiet de la rétribution karmique que son père allait subir dans sa prochaine vie. En effet, dit Nichiren, ceux qui, comme Honen et d'autres enseignants de la Terre Pure, gardent les enseignants qui calomnient le Dharma,  tomberont dans l'enfer Avici. Dans ce cas, cependant, le père sera sûrement sauvé par la dévotion du fils. Il écrit :

« L'esprit du souverain est élargi par son ministre, et la souffrance des parents est atténuée par leurs enfants. Maudgalyayana* a sauvé sa mère des souffrances du monde des esprits affamés, et les fils Vimalagarbha et Vimalanetra ont persuadé leur père de rectifier ses opinions erronées.... Le mérite que vous avez acquis en embrassant le Sutra du Lotus deviendra la force de votre père » (réf.).

Dans un autre cas, Nichiren fait référence aux deux princes du chapitre XXVII, Conduite originelle du roi Ornement-Merveilleux en encourageant un couple (non identifié, peut-être le Seigneur Matsuno de Suruga et sa femme), qui pleuraient leur fils décédé et étaient apparemment devenus plus sérieux dans leur pratique bouddhiste après sa mort. Le disciple de Nichiren, Nichiji, qui était apparenté à Matsuno avait rapporté la situation à Nichiren, précisant que le jeune homme avait été non seulement exceptionnellement beau, mais aussi qu’il avait un cœur honnête et était d'une grande sagesse. Selon Nichiren, Nichiji lui avait dit qu'il avait d'abord été douloureusement choqué qu'un individu aussi remarquable puisse mourir jeune.

« Mais, en y réfléchissant, j'ai compris que c'était grâce à la mort de ce garçon que sa mère s'était mise à rechercher la Voie , et que son père avait commencé à pratiquer, en priant pour son repos dans les vies futures. Quel lien mystérieux ! De plus, s'ils ont eu foi dans le Sutra du Lotus, que tous détestent, c'est sans doute parce que leur fils aîné est venu près d'eux pour les encourager dans cette croyance » ( réf. ).

Nichiren écrit aux parents qu'il était tout à fait d'accord avec la lecture des événements faite par Nichiji, ajoutant :

« Le roi Myoshogon était un mauvais roi. Pourtant, parce que ses deux fils, Jozo et Jogen, le guidèrent sur la Voie , lui et son épouse eurent tous deux foi dans le Sutra du Lotus et devinrent bouddha. Comme il est merveilleux que votre situation ressemble à ce point à la sienne » (réf.).

Des cas de discorde familiale surgissaient inévitablement chez les disciples de Nichiren lorsque leurs proches s’opposaient à son enseignement. Nichiren a souvent cité ce chapitre pour souligner que, face au choix entre suivre les souhaits de ses parents ou être fidèle au Sutra du Lotus, c’est ce dernier qui doit primer. Cette position allait à l'encontre de l’opinion  commune sur la piété filiale, une valeur culturelle importante à l'époque de Nichiren. Un écrit qui lui est attribué, mais peut-être rédigé avec son approbation par un disciple proche, déclare :

« Le roi Myoshogon, le père de Jozo et Jogen, a adhéré aux enseignements erronés et tourné le dos au Dharma du Bouddha. Les deux princes ont désobéi aux ordres de leur père et sont devenus disciples du bouddha Jaladharagaritaghosasusvaranaksatrarajasamkusumitabhijna, mais finalement ils ont pu guider leur père pour qu'il devienne un bouddha appelé Shalendraraja £ (Roi-des-Arbres Shala). Doit-on les qualifier de mauvais fils ? Un passage du Sutra l'explique : ''Renoncer à ses obligations filiales pour entrer dans le non-conditionné, c'est vraiment rembourser ces obligations filiales''. Ainsi, nous voyons que ceux qui renoncent aux liens d'amour et de dette morale dans cette vie pour entrer  dans la vraie Voie du Dharma bouddhique sont des personnes qui comprennent vraiment leurs obligations » (réf.).

La logique ici est qu’abandonner le Sutra du Lotus pour satisfaire ses parents pourrait séduire à court terme, mais ce faisant, on coupe les parents, ainsi que soi-même, de la seule Voie vers de libération de l'ère  Mappo. Parce qu'un tel acte constitue une "calomnie du Dharma", il ne peut que conduire à la souffrance de tous ceux qui sont concernés dans cette vie et dans les vies futures. En maintenant la foi dans le Sutra du Lotus, cependant, on peut réaliser soi-même la bouddhéité et éventuellement amener ses parents à en faire de même.

Certains disciples de Nichiren se sont d'ailleurs trouvés dans des  situations semblables. Parmi eux se trouvaient deux frères, samouraïs de la famille Ikegami vivant à Kamakura. Ils étaient peut-être des vassaux directs de la famille Hojo qui dirigeait le bakufu, le gouvernement militaire. L'ainé s'appelait Munenaka, et le plus jeune, Munenaga. Leur père, Yasumitsu, était un partisan de l'éminent moine Ryokan-bo Ninsho, largement reconnu comme saint homme pour ses actes de charité publique et son adhésion scrupuleuse aux préceptes. Selon le récit de Nichiren, les machinations de Ninsho avaient entraîné sa deuxième arrestation et son exil sur l'île de Sado. Nichiren et ses disciples avaient appris à considérer Ninsho comme un ennemi. Comme leur père vénérait ce moine, les deux frères, tout comme les deux fils de Shubhavyuha, devaient avoir le sentiment d'être nés dans une "maison des fausses vues ". Yasumitsu exigea que Munenaka, dont la foi était la plus forte, renonce à son engagement dans le Sutra du Lotus et à Nichiren. Devant le refus de Munenaka, son père le renia. C'est alors que le frère cadet commença à hésiter, peut-être influencé par une compréhension plus conventionnelle de l'obéissance due à son père et par l'opportunité inattendue de remplacer Munenaka en tant qu'héritier de son père.

Nichiren l'a réprimandé :

« Si vous obéissez à votre père, qui est un ennemi du Sutra du Lotus, et abandonnez votre frère, qui pratique l'enseignement du Véhicule suprême, peut-on dire que vous manifestez de la piété filiale ? Finalement, vous devriez vous résoudre à poursuivre la Voie du Bouddha comme le fait votre frère. Votre père est comparable au roi Myoshogon et vous, les frères, êtes comme les princes Jozo et Jogen . L'époque est différente, mais le principe du Sutra du Lotus est immuable » ( réf.).

Finalement, peut-être renforcé par l'admonestation de Nichiren, le frère cadet s'est tenu fermement aux côtés de son frère ainé et a refusé d'abandonner sa foi. Les deux frères parvinrent même à convertir leur père, et Nichiren les loua alors comme étant la renaissance de Vimalagarbha et Vimalanetra (voir l'article).

Voyons maintenant deux passages de ce chapitre qui sont fréquemment cités dans les sources bouddhistes japonaises et comment Nichiren les a interprétés. Tout d'abord, en demandant à leurs parents la permission - une exigence de la règle monastique - de renoncer à la vie de famille et de devenir moines bouddhistes, les deux princes déclarent :

« C'est que l'Éveillé est difficile à rencontrer, comme la fleur udumbara ou encore comme une tortue borgne qui rencontrerait un trou dans un bois flottant ».

On dit que l'udumbara fleurit une fois tous les trois mille ans ; il symbolise donc une occasion extrêmement rare. La même analogie se retrouve dans le chapitre II, Moyens habiles" pour illustrer à quel point il est rare d’entendre le Sutra du Lotus.

L'analogie avec la tortue et du morceau de bois flottant apparaît dans un certain nombre de sutras et de commentaires, où elle est utilisée pour illustrer la rareté de naitre en tant qu’humain et de rencontrer l'enseignement du Bouddha. Dans une lettre à une disciple, l'épouse du même Matsuno Rokuro zaemon mentionné ci-dessus, Nichiren développe la comparaison de façon très détaillée et l'applique spécifiquement au Sutra du Lotus. On peut résumer ainsi cette version élargie :

Une grande tortue borgne et dépourvue de membres-nageoires habite le fond de l'océan. Son ventre est brûlant, mais la carapace sur son dos est glacée. Seul bois de santal rouge extrêmement rare a le pouvoir de refroidir le ventre de la tortue. Elle aspire à refroidir son ventre sur un morceau de bois de santal rouge flottant et en même temps à se réchauffer le dos au soleil. Cependant, elle ne peut remonter à la surface de l'océan qu'une fois tous les mille ans, et même dans ce cas, il est rare qu'elle trouve un morceau de bois de santal rouge flottant. Lorsqu’elle le trouve, il se peut qu'il ne contienne pas de creux, ou du moins qu'il n'en ait pas un de la taille appropriée pour contenir la tortue. Même lorsque celle-ci trouve un morceau de bois de santal flottant  avec un creux approprié, sans membres-nageoires elle ne peut pas l'approcher facilement, et n'ayant qu'un œil, elle confond l'est et l'ouest ; elle ne peut donc pas juger avec précision dans quelle direction dérive de le morceau de bois et les vents peuvent la faire dériver dans la mauvaise direction. Nichiren interprète :

« Le grand océan est celui des souffrances de la vie et de la mort, et la tortue nous représente nous, simples mortels. Le fait qu'elle n'ait ni pattes ni nageoires est l'indication que nous n'avons créé la cause d'aucune bonne fortune ; que son ventre soit brûlant évoque les huit enfers brûlants auxquels nous mènent la colère et la rancune ; que son dos soit glacé est un rappel des huit enfers glaciaux dans lesquels nous précipitent l'avidité et la convoitise* ; qu'elle vive pendant mille ans au fond du grand océan illustre la très grande difficulté qu'ont les êtres humains à sortir, une fois qu'ils y sont tombés, des trois voies mauvaises ; qu'elle remonte à la surface de la mer une fois tous les mille ans symbolise la difficulté qu'il y a, ne serait-ce qu'une fois tout au long d'innombrables kalpas, à sortir des trois voies mauvaises et à naître sous forme humaine à la même époque que celle où le Bouddha Shakyamuni apparut en ce monde » ( réf .).

« La tortue confond l'est avec l'ouest, poursuit Nichiren. De même, les simples mortels dans leur ignorance confondent l'inférieur et le supérieur parmi les enseignements du Bouddha, s'accrochant à des Enseignements provisoires qui ont perdu leur efficacité et rejetant le seul enseignement qui peut conduire à l'Éveil. La rareté de la tortue trouvant un morceau de bois de santal flottant avec un creux juste assez grand pour la contenir tenir signifie que "même si l'on rencontre le Sutra du Lotus, il est plus rare et plus difficile encore de rencontrer le daimoku, qui est son cœur, et de psalmodier Namu Myoho-renge-kyo » ( réf. ).

Nichiren soulignait ainsi la chance inconcevable de ses disciples, qui non seulement étaient nés humains et avaient rencontré le Sutra du Lotus, mais qui, bien que vivant à une époque dégénérée dans un pays éloigné du lieu de naissance du Bouddha, étaient capables de réciter le daimoku du Dharma Merveilleux.

Quant au deuxième passage, le Bouddha raconte dans ce chapitre qu'une fois éveillé au Dharma, le roi Shubhavyuha dit que ses deux fils sont ses "bons amis", parce qu'ils lui avaient permis de rencontrer le Bouddha. Le Bouddha souligne ce point, en disant :

« Sache que, grand roi, un ami de bien est une relation majeure [littéralement, "la grande cause et la grande condition"] en ce qu'il convertit, guide, permet de voir un bouddha et de déployer la pensée d'Éveil complet et parfait sans supérieur ».

Ce passage est souvent cité pour souligner l'importance d'un "bon ami" sur la Voie bouddhique. Cette expression (sk. kalyanamitra ; j. zenchishiki), également traduite par "maitre" ou "conseiller spirituel", désigne en gros celui qui aide un autre sur la Voie bouddhique. Zhiyi, par exemple, divise les "bons amis " en trois catégories : les mécènes, les compagnons de pratique et les enseignants (réf.). L'expression a été interprétée de diverses manières. Par exemple, dans le Japon prémoderne, en plus de son sens large de celui qui assiste la pratique d'une autre personne, un zenchishiki désigne l'assistant rituel qui accompagne une personne au moment de sa mort, l'aidant à concentrer ses pensées sur un bouddha - généralement Amitabha - afin de parvenir à la naissance dans sa Terre pure.

Nichiren a beaucoup réfléchi au concept de zenchishiki et l'a interprété à la lumière de sa vision du Dharma final. Dans un premier mais important essai intitulé Sur la protection de la Nation*, il pose la question :

«  En cette époque dégénérée, le Bouddha n’est  plus, et les grands maîtres tels que Nagarjuna ou Zhiyi ne font plus leur apparition. Comment alors échapper à la souffrance du samsara ? Parce qu'il n'y a pas de maîtres humains dignes de ce nom, Nichiren conclut qu'à cette époque, les sutras du Lotus et du Nirvana doivent être considérés comme de "bons amis", en accord avec la déclaration de Zhiyi : '' Parfois en suivant un bon ami, et parfois en suivant les rouleaux de sutra, on entend ... la vérité unique de la sagesse éveillée » (réf.).

L'insistance de Nichiren sur le fait que le Sutra du Lotus est le "bon ami" pour son l'époque  est parfaitement en accord avec son avertissement fréquent, tiré du Sutra du Nirvana, de

«  se fier au Dharma et non à la personne » (réf.).

Ce qu'il faut surtout éviter, affirmait Nichiren, ce sont les "mauvais amis", des maitres comme Kukai, qui prétendait que le Sutra du Lotus était inférieur aux enseignements ésotériques, ou Honen, qui avait insisté pour que le Lotus soit écarté car il était au-delà de la capacité humaine dans les  Derniers jours du Dharma. Lorsque Nichiren parlait de ces gens comme de ''mauvais amis'', il ne voulait pas dire qu'ils étaient moralement corrompus ou non sincères, mais qu'ils promouvaient des Enseignements incomplets qui, selon lui, ne conduisaient plus à la bouddhéité à l'âge du Dharma final. Il citait parfois un passage du Sutra du Nirvana, qui dit que les "mauvais amis" sont plus à craindre que les éléphants fous. Il déclare :

« Même si vous êtes tué par un éléphant fou, vous ne tomberez pas dans les trois mauvaises voies. Mais si vous êtes détruit par un ami maléfique*, vous êtes certain de tomber dans ces trois voies . Un éléphant fou n'est que l’ennemi d’une personne, mais un mauvais ami est un ennemi du Dharma juste. C'est pourquoi, bodhisattvas, vous devez à tout moment fuir vos mauvais amis*  » (réf.).

Pour sa part, Nichiren exprima le fervent espoir que les gens

« ne se trompent pas en faisant confiance à leurs mauvais amis*, n'adoptent pas de faux enseignements et ne passent pas leur vie actuelle en vain » (réf.).

C'est ce qui a motivé son prosélytisme rigoureux. (voir l'article de Stone sur l'exclusivisme de Nichiren).

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